Affichage des articles triés par pertinence pour la requête microcosme. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête microcosme. Trier par date Afficher tous les articles
7.3.12
Le directeur de recherche de la fondation Jérôme Lejeune nous parle
Sous ce lien une vidéo (prise sur contre-info) de monsieur le directeur de recherche de la Fondation Jérôme Lejeune.
Cette interview passionnante de trois minutes, nous fait comprendre que la vie est quelque chose de mystérieux dont l'aspect le plus frappant pour moi est dégagement d'énergie. Dès le début, l'embryon semble nous dire : il n'y a pas une minute à perdre, la Vie nous appelle à vivre, exploitons l'énergie qui est en nous.
Dernière remarque : le docteur Bléhaut semble dire que les jumeaux ont le même code génétique, ce qui est un exception dans l'espèce humaine. Moi qui ai des jumeaux, leurs différences importantes montrent que le code génétique n'est pas tout, qu'il existe une âme absolument différente car spirituelle et libre.
L'homme est le résumé, chaque homme est le résumé de l'ensemble de la Création. Il est minéral, il est végétal, il est animal donc il est sexué, donc social, il est spirituel, spirituel et social, donc culturel. C'est un microcosme. Mais ce qui transcende les trois ordres inférieurs, c'est l'élément spirituel, l'âme spirituelle. Les jumeaux qui ont le même code génétique témoignent de cette vérité par leurs différences d'âmes et sans doute sont-ils créés pour nous l'enseigner (pas uniquement pour cela, évidemment, leurs existences transcendent cette vérité. Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant).
Du fait que l'homme (tout homme) est un microcosme individué récapitulant en lui toute la création (minéral, végétal, animal et spirituel), tout en lui est indissociable. Si l'on distingue intellectuellement, dans la réalité tout est uni. Chacun des éléments agit l'un sur l'autre. On ne peut rien extraire de l'homme que tous les autres éléments ne viennent dans la réalité, avec l'élément extrait intellectuellement. Comme le dit le docteur, nous distinguons intellectuellement des éléments ce qui ne font qu'un dans la réalité. "Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que dans toute la philosophie." (Hamlet) Autrement dit notre discours n'exprime toujours qu'une très infime partie de la réalité.
15.3.09
Affectivité et intellect
Les êtres humains sont un microcosme selon le P. Cantalamessa. Il réunissent en eux la vie végétative, la vie animale et la vie intellectuelle.
Entre la vie animale et la vie intellectuelle se trouve la vie affective. Au plan psychologique, ce sont les "passions" de notre âme, au sens scolastique, un changement que l'âme subit et non le fruit de son action, au sens plus restreint de la psychologie moderne ce que l'amour cause en notre sensibilité (la haine n'étant qu'un amour désespéré) et au sens commun : l'amour sensible pour un autre être humain.
Les relations entre l'affectivité et l'intellect sont étroites. Notre esprit, notre intellect ne "voit" que ce que notre affectivité lui permet de voir.
Comment ai-je pu soutenir d'évidentes erreurs ? L'ignorance, oui, certainement, mais l'ignorance peut être aussi le fruit de l'affection : si je n'aime pas, je ne cherche pas à connaître.
En tentant de réfléchir à mon expérience : mon affectivité, mon amour, mes craintes, mes angoisses, causaient mon ignorance et s'alliaient pour étoufer mon intelligence.
Et pourtant, il faut aimer et conduire notre affection, la développer, c'est l'intelligence qui nous le dit.
Entre la vie animale et la vie intellectuelle se trouve la vie affective. Au plan psychologique, ce sont les "passions" de notre âme, au sens scolastique, un changement que l'âme subit et non le fruit de son action, au sens plus restreint de la psychologie moderne ce que l'amour cause en notre sensibilité (la haine n'étant qu'un amour désespéré) et au sens commun : l'amour sensible pour un autre être humain.
Les relations entre l'affectivité et l'intellect sont étroites. Notre esprit, notre intellect ne "voit" que ce que notre affectivité lui permet de voir.
Comment ai-je pu soutenir d'évidentes erreurs ? L'ignorance, oui, certainement, mais l'ignorance peut être aussi le fruit de l'affection : si je n'aime pas, je ne cherche pas à connaître.
En tentant de réfléchir à mon expérience : mon affectivité, mon amour, mes craintes, mes angoisses, causaient mon ignorance et s'alliaient pour étoufer mon intelligence.
Et pourtant, il faut aimer et conduire notre affection, la développer, c'est l'intelligence qui nous le dit.
14.2.10
Les liens qui libèrent ou le piège des mots
Dans l’encyclique Libertas Léon XIII dit que l’homme n’est libre que s’il se soumet à sa nature.
Dans son article sur le bien commun Charles De Koninck dit équivalemment que « La dignité de la personne créée n’est pas sans liens, et notre liberté a pour fin, non pas de rompre ces liens, mais de nous libérer en les raffermissant. »
Benoît XVI dit que l’homme est un « être avec » ou un « être pour ». Il en conclut que la mère qui avorte n’est pas libre, même si elle agit sans contrainte extérieure. (Vérité et liberté in Revue Communio XXIV, 2 mars-avril 1999)
Etre libre en se soumettant, être libre en respectant les liens, mieux devenir libre par des liens voilà des paradoxes qu’il est difficile d’admettre.
Comme nous sommes un microcosme fusionnant en lui l’animal et le spirituel, nous ne pouvons pas penser sans images. C’est la raison de ce paradoxe. Nous devons pour saisir cette pensée commune aux trois auteurs cités ci-dessus, nous devons nous élever au-dessus des images sans cela nous continuerons de penser que c’est folie de dire que nous sommes libérés par nos liens.
La résolution de la question est dans ce que dit saint Thomas cité par Léon XIII dans « Libertas ». La liberté morale consiste à agir selon sa nature, car si l’on n’agit pas selon sa nature, on est esclave d’autre chose que soi-même. Ainsi concevoir la liberté comme la faculté de se retourner contre nous-mêmes, c’est la concevoir comme la faculté de choisir l’esclavage de l’erreur et de la corruption, ce qui est une maladie de la liberté, selon l’image de Léon XIII.
Et comme l’homme est social par nature, il est un « être avec », un « être pour » (expression du cardinal Ratzinger) et n’est vraiment libre que celui qui respecte les liens qu’il a avec les autres.
Ainsi une femme qui est enceinte n’est vraiment libre que si elle « se soumet » aux liens qui l’unissent à l’être humain qui vit en elle. Et l’image contenue par les termes « liens » et « se soumettre » ne pourront pas changer la réalité qui est que celle qui tue l’enfant se soumet à la folie et brise les liens qui l’unissaient à sa nature d’être social et raisonnable et libre. Un mari n’est vraiment libre que s’il respecte sa compagne et l’aide dans le moment difficile de la grossesse.
De même Oates (voir le post d’hier) est souverainement libre lors de son sacrifice, il se « soumet » alors pleinement à sa vocation d’être social et raisonnable, d’être fait pour l’amour fraternel. Il communie avec les autres membres de l’équipe dans la rationalité collective et unique, dans la solidarité qui est son plus grand bien, un bien plus précieux (mais également personnel) que son bien singulier et non participé.
Sia lodato Gèsu-cristo !
Dans son article sur le bien commun Charles De Koninck dit équivalemment que « La dignité de la personne créée n’est pas sans liens, et notre liberté a pour fin, non pas de rompre ces liens, mais de nous libérer en les raffermissant. »
Benoît XVI dit que l’homme est un « être avec » ou un « être pour ». Il en conclut que la mère qui avorte n’est pas libre, même si elle agit sans contrainte extérieure. (Vérité et liberté in Revue Communio XXIV, 2 mars-avril 1999)
Etre libre en se soumettant, être libre en respectant les liens, mieux devenir libre par des liens voilà des paradoxes qu’il est difficile d’admettre.
Comme nous sommes un microcosme fusionnant en lui l’animal et le spirituel, nous ne pouvons pas penser sans images. C’est la raison de ce paradoxe. Nous devons pour saisir cette pensée commune aux trois auteurs cités ci-dessus, nous devons nous élever au-dessus des images sans cela nous continuerons de penser que c’est folie de dire que nous sommes libérés par nos liens.
La résolution de la question est dans ce que dit saint Thomas cité par Léon XIII dans « Libertas ». La liberté morale consiste à agir selon sa nature, car si l’on n’agit pas selon sa nature, on est esclave d’autre chose que soi-même. Ainsi concevoir la liberté comme la faculté de se retourner contre nous-mêmes, c’est la concevoir comme la faculté de choisir l’esclavage de l’erreur et de la corruption, ce qui est une maladie de la liberté, selon l’image de Léon XIII.
Et comme l’homme est social par nature, il est un « être avec », un « être pour » (expression du cardinal Ratzinger) et n’est vraiment libre que celui qui respecte les liens qu’il a avec les autres.
Ainsi une femme qui est enceinte n’est vraiment libre que si elle « se soumet » aux liens qui l’unissent à l’être humain qui vit en elle. Et l’image contenue par les termes « liens » et « se soumettre » ne pourront pas changer la réalité qui est que celle qui tue l’enfant se soumet à la folie et brise les liens qui l’unissaient à sa nature d’être social et raisonnable et libre. Un mari n’est vraiment libre que s’il respecte sa compagne et l’aide dans le moment difficile de la grossesse.
De même Oates (voir le post d’hier) est souverainement libre lors de son sacrifice, il se « soumet » alors pleinement à sa vocation d’être social et raisonnable, d’être fait pour l’amour fraternel. Il communie avec les autres membres de l’équipe dans la rationalité collective et unique, dans la solidarité qui est son plus grand bien, un bien plus précieux (mais également personnel) que son bien singulier et non participé.
Sia lodato Gèsu-cristo !
24.2.16
Commentaire de "Ennemond" et réponse à Dufit Thierry
Il m'arrive assez souvent de poster des commentaires sur le site Riposte catholique. Ce site dépend de Guillaume de Thieuloy, ancien assistant parlementaire de Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille. De Thieuloy est aussi un ami de Daoudal et de Bernard Antony, fondateur de société secrète financé par feu Pierre Fabre, franc-maçon et producteur de poison pour les femmes. Autrement dit, je ne suis pas vraiment apprécié parmi ces maçons et politicards véreux. Mais comme les sujets qu'ils traitent m'intéressent, je ne peux pas me retenir d'écrire...
Un anonyme qui se fait appeler "Ennemond" a écrit sur le Forum catholique. Il se murmure que cet anonyme est le représentant des lefebvristes de Suresnes.
Voici ce que cet individu écrit (extrait) à propos des sacres de Mgr Williamson:
Voici mon commentaire:
"Ennemond" est prisonnier de ses catégories. Les « brillants » (sic) et les pas brillants. Cela l’empêche de réfléchir librement à la situation. Il aliène son esprit aux esprits « brillants ». C'est au final de raisonnement auto-référentiel: ils sont brillants parce que je pense comme eux.
En réalité, quelle différence entre Mgr Williamson et Mgr Fellay ? Du point de vue canonique aucune. La seule différence c’est que l’un discute avec le pape et l’autre non, mais ce n’est pas une différence canonique.
La discussion avec le pape a, certes, incité ce dernier à donner juridiction provisoire aux prêtres de la FSSPX. Ce n'est pas une situation canonique substantiellement différente aux williamsonniens de celle des lefebvristes auto-proclamés authentiques.
Au lieu de tirer à boulets rouges sur Mgr Williamson, il y aurait intérêt à réfléchir au pourquoi du sédévacantisme.
Pourquoi le sédévacantisme ? D’abord la négation de la liberté religieuse dans l’Église par le pape Paul VI et ses successeurs. La haine et le mépris que le haut clergé affichait pour « les intégristes » dans les années 60 et 70 (schismatiques, hérétiques, hypocrites, vous allez en enfer) d’abord est une cause de la situation actuelle.
Le haut clergé est et reste indifférent aux droits culturels du peuple (voir Gaudium et spes). La tyrannie cléricale déchaînée détruisait la culture religieuse avec une bonne conscience sans faille: « Je suis avec le pape, moi, monsieur ! Je fais partie des meilleurs, sale pharisien que vous êtes ! » Moyennant quoi on interdisait sous peine de péché les rituels traditionnels que l’on reconnaît comme parfaitement valables et licites aujourd’hui (voir le motu proprio du 7/7/7 qui tente d’interdire – et non autorise – l’usage du missel de saint Pie V). Le problème reste pratiquement entier, même si les insultes et les menaces ont été « laissées au vestiaire » (selon le mot du général de Gaulle) en entrant dans la salle de négociation.
Du côté lefebvriste, je vois des prises de position absurdes (par exemple contre la liberté religieuse), des admirations sans borne pour des textes sans intérêt, une culture défaillante, des critiques des textes de Vatican II à l’inverse de la vérité et des droits des… lefebvristes !
Finalement la prose de ce commentateur c’est l’hôpital qui se moque de la Charité. C’est un professeur de morale qui critique âprement la position qu’il occupe. C’est finalement dans la même veine que faire usage de sa liberté religieuse pour critiquer cette donnée de la raison universelle de l’homme.
Je les aime bien les sédévacantistes, même si leur position intellectuelle est intenable (car l’Église n’est pas un dû, mais une miséricorde divine). Qu’au lieu de les critiquer, de les insulter de les menacer de l’enfer, on commence par leur reconnaître la liberté religieuse. Au lieu de taper sur leurs plaies, et de se réjouir de leur détresse, qu’on essaie de comprendre ce qu’ils disent et qu’on reconnaisse et respecte leurs droits, y compris dans l’Église !
Le nommé Dufit Thierry me critique:
(Je viens de retrouver la prose provocatrice de "Dufit Thierry" sur le site du diocèse de Gap et Embrun).
J'avais préparé une longue réponse. Elle fut "mangée" par le serveur de Riposte catholique. Ce n'est probablement qu'un incident technique.
Évidemment, lorsque je parle des "textes sans intérêt", je ne vise pas les textes des encycliques. Je vise par exemple le texte du Père de Sainte Marie et autres critiqueur de Dignitatis humanæ.
Si, si les lefebvristes existent. Ils ont une doctrine particulière qui leur permet de mépriser l'autorité du pape et de se s'ériger en juges de ceux qui... font comme eux. De même qu'ils font usage de la liberté religieuse pour... condamner la liberté religieuse...
Un anonyme qui se fait appeler "Ennemond" a écrit sur le Forum catholique. Il se murmure que cet anonyme est le représentant des lefebvristes de Suresnes.
Voici ce que cet individu écrit (extrait) à propos des sacres de Mgr Williamson:
« Ce qui est certain, c’est que Mgr Lefebvre en son temps ne se serait jamais permis de procéder aux sacres si à travers le monde il existait des évêques de la trempe de NN.SS. Fellay, de Galarreta, Tissier de Mallerais et même de Mgr Schneider. Ces hommes défendent la messe traditionnelle, prêchent la foi dans son intégralité et son intégrité, soulignent les méfaits des dérives de l’aggiornamento. Seule une idéologie aveuglée permet de les faire passer pour des modernistes et d’invoquer une nécessité. D’ailleurs le recours à la comparaison du « ver de terre », comme le fait Mgr Williamson à l’égard d’un de ses anciens confrères, afin d’asseoir quelque argument, ne fera probablement pas entrer son texte dans l’histoire… Sans doute l’évêque britannique, décrié par quelques-uns de ses amis « résistants », s'offre-t-il la possibilité de retrouver une nouvelle virginité au sein d’une nébuleuse animée par une spirale révolutionnaire : sans véritable chef et vouée à la vindicte de quelques censeurs qui prêchent toujours davantage de « pureté » dont ils sont les propres garants, ils récusent toute idée de nuance ou de discernement. Mgr Williamson, pourtant plus brillant que ceux qui l'entourent, devient prisonnier de ce microcosme où il finit par trouver des candidats à l'épiscopat. Il n'est pas certain que cet univers partiellement vagus lui soit éternellement fidèle. Néanmoins, le diable porte pierre et l’aspect bénéfique de ce drame est que ce mouvement résistant s’enfonce à marche forcée vers la caricature. Une telle dérive ne peut que vacciner les esprits hésistants. Ce fut en leur temps les principaux enseignements des déroutes de Mgr Thuc ou de Palmar de Troya. »
Voici mon commentaire:
"Ennemond" est prisonnier de ses catégories. Les « brillants » (sic) et les pas brillants. Cela l’empêche de réfléchir librement à la situation. Il aliène son esprit aux esprits « brillants ». C'est au final de raisonnement auto-référentiel: ils sont brillants parce que je pense comme eux.
En réalité, quelle différence entre Mgr Williamson et Mgr Fellay ? Du point de vue canonique aucune. La seule différence c’est que l’un discute avec le pape et l’autre non, mais ce n’est pas une différence canonique.
La discussion avec le pape a, certes, incité ce dernier à donner juridiction provisoire aux prêtres de la FSSPX. Ce n'est pas une situation canonique substantiellement différente aux williamsonniens de celle des lefebvristes auto-proclamés authentiques.
Au lieu de tirer à boulets rouges sur Mgr Williamson, il y aurait intérêt à réfléchir au pourquoi du sédévacantisme.
Pourquoi le sédévacantisme ? D’abord la négation de la liberté religieuse dans l’Église par le pape Paul VI et ses successeurs. La haine et le mépris que le haut clergé affichait pour « les intégristes » dans les années 60 et 70 (schismatiques, hérétiques, hypocrites, vous allez en enfer) d’abord est une cause de la situation actuelle.
Le haut clergé est et reste indifférent aux droits culturels du peuple (voir Gaudium et spes). La tyrannie cléricale déchaînée détruisait la culture religieuse avec une bonne conscience sans faille: « Je suis avec le pape, moi, monsieur ! Je fais partie des meilleurs, sale pharisien que vous êtes ! » Moyennant quoi on interdisait sous peine de péché les rituels traditionnels que l’on reconnaît comme parfaitement valables et licites aujourd’hui (voir le motu proprio du 7/7/7 qui tente d’interdire – et non autorise – l’usage du missel de saint Pie V). Le problème reste pratiquement entier, même si les insultes et les menaces ont été « laissées au vestiaire » (selon le mot du général de Gaulle) en entrant dans la salle de négociation.
Du côté lefebvriste, je vois des prises de position absurdes (par exemple contre la liberté religieuse), des admirations sans borne pour des textes sans intérêt, une culture défaillante, des critiques des textes de Vatican II à l’inverse de la vérité et des droits des… lefebvristes !
Finalement la prose de ce commentateur c’est l’hôpital qui se moque de la Charité. C’est un professeur de morale qui critique âprement la position qu’il occupe. C’est finalement dans la même veine que faire usage de sa liberté religieuse pour critiquer cette donnée de la raison universelle de l’homme.
Je les aime bien les sédévacantistes, même si leur position intellectuelle est intenable (car l’Église n’est pas un dû, mais une miséricorde divine). Qu’au lieu de les critiquer, de les insulter de les menacer de l’enfer, on commence par leur reconnaître la liberté religieuse. Au lieu de taper sur leurs plaies, et de se réjouir de leur détresse, qu’on essaie de comprendre ce qu’ils disent et qu’on reconnaisse et respecte leurs droits, y compris dans l’Église !
Le nommé Dufit Thierry me critique:
DUFIT THIERRY22 février 2016 à 8 h 55 min - RépondreMonsieur Merlin on voit que vous en connaissez pas la doctrine de l’Eglise. Relisez les encycliques des papes jusqu’à Pie XII inclus. Vous verrez bien que ces textes condamnent tous la liberté religieuse, le libéralisme, le modernisme, l’œcuménisme. Mais pour vous ce sont des textes « sans intérêt » !!! Quel mépris pour le Magistère de l’Eglise.Les « lefebvristes » n’existent pas. Les fidèles de la Fraternité St Pie X (je suppose que ce sont eux que vous appelez « lefebvristes ») sont catholiques, Point.Enfin ne comparez pas les actions délirantes de Mgr Williamson avec la Fraternité St Pie X. Mgr Williamson prend ses initiatives seul et n’a plus rien à voir avec la Fraternité St Pie X.
(Je viens de retrouver la prose provocatrice de "Dufit Thierry" sur le site du diocèse de Gap et Embrun).
J'avais préparé une longue réponse. Elle fut "mangée" par le serveur de Riposte catholique. Ce n'est probablement qu'un incident technique.
Évidemment, lorsque je parle des "textes sans intérêt", je ne vise pas les textes des encycliques. Je vise par exemple le texte du Père de Sainte Marie et autres critiqueur de Dignitatis humanæ.
Si, si les lefebvristes existent. Ils ont une doctrine particulière qui leur permet de mépriser l'autorité du pape et de se s'ériger en juges de ceux qui... font comme eux. De même qu'ils font usage de la liberté religieuse pour... condamner la liberté religieuse...
28.9.12
Un certain épiscopat laïciste favorable au PACS et au mariage civil
Il semblerait que le porte parole de l'épiscopat (dont j'ai parlé dans un précédent post) a présenté un dossier (dit "note de travail") de plus de dix pages sur la dénaturation du mariage. Comme on pouvait s'y attendre, ce dossier dénote un esprit laïciste.
Pour lutter contre la dénaturation du mariage on en vient à faire comme si le mariage civil et le PACS étaient acceptables…
Toutefois, une formule percutante vaut la peine d'être transcrite :
On n'a pas osé dire que pour un mariage valide il faut, en plus des dispositions morales et spirituelles, la possibilité d'un phallus et d'un vagin capable de le recevoir.
Ne vous récriez pas, chers lecteurs, je ne suis pas cru pour me faire remarquer (mais - Mathieu 19,2 -, rapportant les paroles du Seigneur n'est-il pas assez cru ? Lui aussi : « ils seront deux dans une seule chair »).
L'homme est un microcosme (ensemble de mes posts sur la question) récapitulant en lui-même le minéral, le végétal, l'animal et le spirituel (voir mon précédent post sur la question). Le mariage, qui est l'institution centrale de l'humanité et sans laquelle elle n'existerait pas, récapitule encore l'intégralité de la nature visible et invisible, y compris le masculin et le féminin, ce qui ne peut être le cas d'un individu.
Pour lutter contre la dénaturation du mariage on en vient à faire comme si le mariage civil et le PACS étaient acceptables…
Toutefois, une formule percutante vaut la peine d'être transcrite :
« • les deux sexes sont égaux et l’un comme l’autre indispensables à la vie »
On n'a pas osé dire que pour un mariage valide il faut, en plus des dispositions morales et spirituelles, la possibilité d'un phallus et d'un vagin capable de le recevoir.
Ne vous récriez pas, chers lecteurs, je ne suis pas cru pour me faire remarquer (mais - Mathieu 19,2 -, rapportant les paroles du Seigneur n'est-il pas assez cru ? Lui aussi : « ils seront deux dans une seule chair »).
L'homme est un microcosme (ensemble de mes posts sur la question) récapitulant en lui-même le minéral, le végétal, l'animal et le spirituel (voir mon précédent post sur la question). Le mariage, qui est l'institution centrale de l'humanité et sans laquelle elle n'existerait pas, récapitule encore l'intégralité de la nature visible et invisible, y compris le masculin et le féminin, ce qui ne peut être le cas d'un individu.
28.5.09
Les icônes signe de l'unité du cosmos
"Dans ses trois livres Antirretikoi (Réfutations), Théodore établit une comparaison entre les relations éternelles intratrinitaires, où l'existence de chaque Personne divine ne détruit pas l'unité, et les relations entre les deux natures en Christ, qui ne compromettent pas, en lui, l'unique Personne du Logos. Et il argumente : abolir la vénération de l'icône du Christ signifierait effacer son œuvre rédemptrice elle-même, du moment que, assumant la nature humaine, l'invisible Parole éternelle est apparue dans la chair visible humaine et de cette manière a sanctifié tout le cosmos visible."
Il résulte de cela que l'incarnation a sanctifié tout le monde visible. Donc non seulement le monde animal et le monde végétal, mais encore le monde minéral. Et l'homme est un "microcosme", un résumé de tout le monde, il est à la fois spirituel, animal, végétal et minéral. De ces quatre mondes seul le monde spirituel est invisible.
Mais l'existence du Christ dans cinq mondes : le monde divin inconnaissable, régi par la loi éternelle et présent au monde, le monde spirituel, le monde animal, le monde végétal et le monde minéral, nous permet de vénérer à bon droit des images qui ne sont que du monde minéral, mais qui, par le travail et l'esprit de leurs auteurs et leurs messages relient le monde spirituel au monde minéral. Les images unissent les deux extrémités de la hiérarchie du cosmos et sont le signe visible de l'unité de sanctification des quatre ordres du monde.
On peut d'ailleurs retrouver la même idée dans le fait que saint Joseph était artisan, et que saint Paul à l'exemple des rabbins se livrait à des travaux manuels (saint Paul travaillait de ses mains) et que Notre-Seigneur, lui-même était un charpentier.
10.6.15
La liberté religieuse nous autorise à vénérer de la matière
http://www.fdesouche.com/616709-leglise-de-chelles-77-vandalisee-un-acte-isole-commis-par-un-desequilibre
L'attaque d'une église donne l'occasion au curé de Chelles de préciser des raisons de notre droit à vénérer des objets matériels:
À « travers le culte des images, c’est la reconnaissance de l’Incarnation du Fils unique de Dieu qui est affirmée ».
Contrairement à ce qui se passait dans l'Antiquité, aujourd'hui le risque de prendre de la matière pour Dieu, voire pour un dieu, est inexistant. Aucun peuple, aucun groupe aucun individu ne pratique l'idolâtrie. C'est le progrès de l'esprit humains. Ceux qui accusent les catholiques d'idolâtrie sont obligés de déformer leur doctrine pour les accuser d'idolâtrie.
En revanche nous vénérons des statues et des images. Ici l'abbé de Kergolay m'apprend quelque chose.
L'homme est un microcosme, le résumé de la création : à la fois minéral, végétal, animal et spirituel. Or Dieu s'est incarné en Jésus-Christ. Donc Dieu s'est fait matière... C'est ce qui nous autorise à vénérer des objets matériels qui évoquent des réalités spirituelles.
C’est notre liberté de le croire et personne au monde ne peut nous empêcher de le croire. La liberté religieuse, c’est notre droit.
L'attaque d'une église donne l'occasion au curé de Chelles de préciser des raisons de notre droit à vénérer des objets matériels:
À « travers le culte des images, c’est la reconnaissance de l’Incarnation du Fils unique de Dieu qui est affirmée ».
Contrairement à ce qui se passait dans l'Antiquité, aujourd'hui le risque de prendre de la matière pour Dieu, voire pour un dieu, est inexistant. Aucun peuple, aucun groupe aucun individu ne pratique l'idolâtrie. C'est le progrès de l'esprit humains. Ceux qui accusent les catholiques d'idolâtrie sont obligés de déformer leur doctrine pour les accuser d'idolâtrie.
| Déposition de croix, détail, œuvre de Fra Angelico actuellement visible au museo diocesano de Torino (Piémont, Italie) |
En revanche nous vénérons des statues et des images. Ici l'abbé de Kergolay m'apprend quelque chose.
L'homme est un microcosme, le résumé de la création : à la fois minéral, végétal, animal et spirituel. Or Dieu s'est incarné en Jésus-Christ. Donc Dieu s'est fait matière... C'est ce qui nous autorise à vénérer des objets matériels qui évoquent des réalités spirituelles.
C’est notre liberté de le croire et personne au monde ne peut nous empêcher de le croire. La liberté religieuse, c’est notre droit.
6.6.09
Il ne peut y avoir de mariage qu'entre personnes de sexes différents
On parle d’instituer le « mariage » homosexuel. Or l’homme n’est pas qu’esprit, il est aussi matière.
La différence des sexes est matérielle, les hommes ont un pénis, les femmes ont un vagin, c'est la différence essentielle. Les différences ne s’arrêtent pas là, les différences matérielles entre les deux sexes sont bien plus étendues, elles sont ineffables.
En outre, l’union matérielle des deux sexes peut donner lieu à la survenance d’un nouvel être, instituant l’homme père, la femme mère et l’enfant, enfant. C’est un des fondements du mariage qui procure la perpétuation de l’espèce, issue d’accords de volontés.
L’homme est un tout, un microcosme fait d’esprit, d’animalité, de végétal et de minéralité. Le discours ne peut sans mensonge nier cette union mystérieuse et incompréhensible qui se réalise en l'homme, il ne peut donc sans mensonge parler de "mariage" homosexuel.
La différence des sexes est matérielle, les hommes ont un pénis, les femmes ont un vagin, c'est la différence essentielle. Les différences ne s’arrêtent pas là, les différences matérielles entre les deux sexes sont bien plus étendues, elles sont ineffables.
En outre, l’union matérielle des deux sexes peut donner lieu à la survenance d’un nouvel être, instituant l’homme père, la femme mère et l’enfant, enfant. C’est un des fondements du mariage qui procure la perpétuation de l’espèce, issue d’accords de volontés.
L’homme est un tout, un microcosme fait d’esprit, d’animalité, de végétal et de minéralité. Le discours ne peut sans mensonge nier cette union mystérieuse et incompréhensible qui se réalise en l'homme, il ne peut donc sans mensonge parler de "mariage" homosexuel.
4.6.10
L'homme comme rupture et lien
Afin de donner une suite à mon post sur le discours du cardinal Caffara, je traduis un extrait de ce discours :
http://www.bologna.chiesacattolica.it/arcivescovi/caffarra/2010/2010_05_22.php
"La partecipazione alla celebrazione liturgica fa vivere quindi alla persona l’esperienza di un rapporto col Mistero, che la rende consapevole di essere “superiore” a tutta la creazione materiale ed animale. La rende consapevole infatti che (a) il suo orientamento fondamentale è la partecipazione alla vita eterna trinitaria; (b) e quindi di non essere semplicemente una parte dell’universo chiuso in se stesso; (c) che è collocata sul confine fra il finito e l’infinito e che nel suo agire liturgico anche la creazione materiale viene come elevata al di sopra di sé. La liturgia genera in questo modo la più luminosa coscienza anche della dignità del lavoro."
"La participation à la célébration liturgique fait donc vivre à la personne l'expérience d'un rapport avec le mystère, qui la rend consciente d'être "supérieure" à toute la création matérielle et animale. En fait la rend consciente que son orientation fondamentale est la participation à la vie éternelle trinitaire ; donc de n'être pas simplement une partie de l'univers clos sur lui-même ; qu'elle est située sur les limites entre le fini et l'infini et que dans son action liturgique aussi la création matérielle est comme élevée au-dessus d'elle-même. De cette façon la liturgie génère encore la conscience la plus lumineuse de la dignité du travail."
Cette idée est à rapprocher de celle de l'homme envisagé comme microcosme, résumé de la création entière. Il est le seul être à la fois minéral, végétal, animal et spirituel.
Dans ce sens l'homme est à la fois rupture avec tout ce qui l'entoure (Genèse 2,20) ce qui le constitue seul dans l'univers visible, et capable d'effectuer l'assomption de toute la création et donc lien de toute la création visible avec le monde spirituel et invisible. C'est pourquoi le travail manuel a une dignité toute particulière puisqu'il est application des facultés spirituelles aux réalités matérielles qu'il transfigure.
De même la liturgie, surtout la messe qui est transubstantiation, souligne analogiquement la rupture avec le monde sans transcendance et opère un lien de ces deux mondes puisque le pain, matière minérale, devient le corps de Dieu, né de la Vierge Marie. Elle est libération d'un monde clos.
21.2.16
Ennemond contre Mgr Williamson
Ennemond (pseudonyme) commente le sacre d'un nouvel évêque par Mgr Williamson.
Pour "Ennemond" comparaison est raison...
Sur Riposte catholique j'ai commenté comme si Mgr Williamson était sédévacantiste. Je le regrette car, au final, je ne sais plus s'il est sédévacantiste. Je sais qu'il condamne le Saint-Siège et ne tient aucun compte du pape, ni des évêques. Pour le sédévacantisme j'en suis moins sûr. En tous cas, il est proche des sédévacantistes.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas tant Mgr Williamson que "Ennemond" qui m'intéresse. Ennemond est, dit-on, le porte-parole de "Suresnes", le centre fellayso-lefebvriste français.
La principale des catégories de "Ennemond", c'est les « brillants » et les pas brillants. Cette catégorisation lui fait alièner son esprit aux esprits « brillants ».
Soyons-donc plus sérieux que Ennemond et réfléchissons en réaliste et en juriste !
Quelle différence entre Mgr Williamson et Mgr Fellay ? Du point de vue canonique aucune. La seule différence c’est que l’un discute avec le pape et l’autre non, mais ce n’est pas une différence canonique. C'est une différence de fait.
La discussion avec le pape a, certes, incité ce dernier à donner juridiction provisoire aux prêtres de la FSSPX. Mais cela ne confère finalement pas une situation canonique substantiellement différente aux williamsonniens de celle des lefebvristes auto-proclamés authentiques quant à leurs différents statuts.
Au lieu de tirer à boulets rouges sur Mgr Williamson, il y aurait intérêt à réfléchir au pourquoi du sédévacantisme.
Pourquoi le sédévacantisme ? D’abord la négation de la liberté religieuse dans l’Église par le pape Paul VI et ses successeurs. La haine et le mépris que le haut clergé affichait pour « les intégristes » dans les années 60 et 70 (schismatiques, hérétiques, hypocrites, vous allez en enfer) d’abord est une cause de la situation actuelle. Le haut clergé est et reste indifférent aux droits culturels du peuple (voir Gaudium et spes). La tyrannie cléricale déchaînée détruisait la culture religieuse avec une bonne conscience sans faille: « Je suis avec le pape, moi, monsieur ! Je fais partie des meilleurs, sales Pharisiens que vous êtes ! » Moyennant quoi on interdisait sous peine de péché les rituels traditionnels que l’on reconnaît comme parfaitement valables et licites aujourd’hui (voir le motu proprio du 7/7/7 qui tente toutefois d’interdire – et non autorise – l’usage du missel de saint Pie V). Même si les insultes et les menaces ont été « laissées au vestiaire » (selon le mot du général de Gaulle) en entrant dans la salle de négociation la condamnation arbitraire de l'Église par l'Église et la désobéissance lefebvristes continuent.
Du côté lefebvriste, je vois des prises de position absurdes (par exemple contre la liberté religieuse), des admirations sans borne pour des textes sans intérêt, une culture défaillante, des critiques des textes de Vatican II à l’inverse de la vérité et des droits des… lefebvristes !
Finalement la prose de ce commentateur c’est un professeur de morale qui critique âprement la position qu’il occupe. C’est finalement dans la même veine que faire usage de sa liberté religieuse pour critiquer cette donnée de la raison universelle de l’homme.
Je les aime bien les sédévacantistes, même si leur position intellectuelle est intenable (car l’Église n’est pas un dû, mais une miséricorde divine). Qu’au lieu de les critiquer, de les insulter de les menacer de l’enfer, on commence par leur reconnaître la liberté religieuse. Au lieu de taper sur leurs plaies, et de se réjouir de leur détresse, qu’on essaie de comprendre ce qu’ils disent et qu’on reconnaisse et respecte leurs droits, y compris dans l’Église !
« Ce qui est certain [il fait parler les morts, notre ami Ennemond], c’est que Mgr Lefebvre en son temps ne se serait jamais permis de procéder aux sacres si à travers le monde il existait des évêques de la trempe de NN.SS. Fellay, de Galarreta, Tissier de Mallerais et même de Mgr Schneider. Ces hommes défendent la messe traditionnelle, prêchent la foi dans son intégralité et son intégrité, soulignent les méfaits des dérives de l’aggiornamento. (…) Sans doute l’évêque britannique, décrié par quelques-uns de ses amis « résistants », s'offre-t-il la possibilité de retrouver une nouvelle virginité au sein d’une nébuleuse animée par une spirale révolutionnaire : sans véritable chef et vouée à la vindicte de quelques censeurs qui prêchent toujours davantage de « pureté » dont ils sont les propres garants, ils récusent toute idée de nuance ou de discernement. Mgr Williamson, pourtant plus brillant que ceux qui l'entourent, devient prisonnier de ce microcosme où il finit par trouver des candidats à l'épiscopat. Il n'est pas certain que cet univers partiellement vagus lui soit éternellement fidèle. Néanmoins, le diable porte pierre et l’aspect bénéfique de ce drame est que ce mouvement résistant s’enfonce à marche forcée vers la caricature. Une telle dérive ne peut que vacciner les esprits hésistants. Ce fut en leur temps les principaux enseignements des déroutes de Mgr Thuc ou de Palmar de Troya. »
Pour "Ennemond" comparaison est raison...
Sur Riposte catholique j'ai commenté comme si Mgr Williamson était sédévacantiste. Je le regrette car, au final, je ne sais plus s'il est sédévacantiste. Je sais qu'il condamne le Saint-Siège et ne tient aucun compte du pape, ni des évêques. Pour le sédévacantisme j'en suis moins sûr. En tous cas, il est proche des sédévacantistes.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas tant Mgr Williamson que "Ennemond" qui m'intéresse. Ennemond est, dit-on, le porte-parole de "Suresnes", le centre fellayso-lefebvriste français.
La principale des catégories de "Ennemond", c'est les « brillants » et les pas brillants. Cette catégorisation lui fait alièner son esprit aux esprits « brillants ».
Soyons-donc plus sérieux que Ennemond et réfléchissons en réaliste et en juriste !
Quelle différence entre Mgr Williamson et Mgr Fellay ? Du point de vue canonique aucune. La seule différence c’est que l’un discute avec le pape et l’autre non, mais ce n’est pas une différence canonique. C'est une différence de fait.
La discussion avec le pape a, certes, incité ce dernier à donner juridiction provisoire aux prêtres de la FSSPX. Mais cela ne confère finalement pas une situation canonique substantiellement différente aux williamsonniens de celle des lefebvristes auto-proclamés authentiques quant à leurs différents statuts.
Au lieu de tirer à boulets rouges sur Mgr Williamson, il y aurait intérêt à réfléchir au pourquoi du sédévacantisme.
Pourquoi le sédévacantisme ? D’abord la négation de la liberté religieuse dans l’Église par le pape Paul VI et ses successeurs. La haine et le mépris que le haut clergé affichait pour « les intégristes » dans les années 60 et 70 (schismatiques, hérétiques, hypocrites, vous allez en enfer) d’abord est une cause de la situation actuelle. Le haut clergé est et reste indifférent aux droits culturels du peuple (voir Gaudium et spes). La tyrannie cléricale déchaînée détruisait la culture religieuse avec une bonne conscience sans faille: « Je suis avec le pape, moi, monsieur ! Je fais partie des meilleurs, sales Pharisiens que vous êtes ! » Moyennant quoi on interdisait sous peine de péché les rituels traditionnels que l’on reconnaît comme parfaitement valables et licites aujourd’hui (voir le motu proprio du 7/7/7 qui tente toutefois d’interdire – et non autorise – l’usage du missel de saint Pie V). Même si les insultes et les menaces ont été « laissées au vestiaire » (selon le mot du général de Gaulle) en entrant dans la salle de négociation la condamnation arbitraire de l'Église par l'Église et la désobéissance lefebvristes continuent.
Du côté lefebvriste, je vois des prises de position absurdes (par exemple contre la liberté religieuse), des admirations sans borne pour des textes sans intérêt, une culture défaillante, des critiques des textes de Vatican II à l’inverse de la vérité et des droits des… lefebvristes !
Finalement la prose de ce commentateur c’est un professeur de morale qui critique âprement la position qu’il occupe. C’est finalement dans la même veine que faire usage de sa liberté religieuse pour critiquer cette donnée de la raison universelle de l’homme.
Je les aime bien les sédévacantistes, même si leur position intellectuelle est intenable (car l’Église n’est pas un dû, mais une miséricorde divine). Qu’au lieu de les critiquer, de les insulter de les menacer de l’enfer, on commence par leur reconnaître la liberté religieuse. Au lieu de taper sur leurs plaies, et de se réjouir de leur détresse, qu’on essaie de comprendre ce qu’ils disent et qu’on reconnaisse et respecte leurs droits, y compris dans l’Église !
22.7.11
Bernard Debré contre le genre
Via le Salon beige un texte de Bernard Debré, professeur de médecine, sur la "théorie du genre" et ses dégâts dans l'enseignement :
"Faut-il faire de la génétique simple ? Il semble, après avoir lu certains livres de classe que cela soit nécessaire, voici donc un petit cours connu de tous (?). Revenons donc aux B-A BA. L’homme dispose d'un chromosome Y et d'un chromosome X. De son côté, la femme a deux chromosomes X. Chromosomes X, chromosomes Y, c’est le génotype. Quant au phénotype (la traduction anatomique de la génétique) point n’est besoin de détailler les différences morphologiques de l’une et de l’autre, l’homme est anatomiquement différent de la femme, faut-il « faire un dessin ? Ajoutons que derrière le phénotype il y a le rôle hormonal qui est primordial, oestrogènes pour la femme, testostérone pour l’homme, chacun ses hormones ou sa proportion d'hormones, hormones qui ont une influence importante sur le développement de certains organes, de certaines attitudes psychologiques. Je pourrais ainsi décrire d’autres différences entre « elle » et « lui », consécutives au rôle des hormones. Voici pour la science exacte, la géntique."
"(...) Vouloir aller contre le fait génétique et le fait phénotypique est extrêmement dangereux ! Être femme totalement, être homme totalement, c’est ainsi que s’est construit le monde, c’est comme cela qu’il perdurera ! On envisage maintenant de modifier les programmes scolaires pour apprendre ces théories ubuesques aux nos « charmantes têtes blondes » ! Ce ne sont pas des philosophes en mal de reconnaissance qui changeront le monde. L’éducation ne doit pas commencer par des mensonges. Va-t-on créer une génération de jeunes à qui l’on apprendra à nier la différence entre femme et homme ? Va-t-on obliger les petites filles à se sentir homme ou le contraire ? Ces philosophes sont « débiles », pourquoi écoute-t-on de telles inepties ? Ce qui me révolte c’est qu’on ait pu faire passer le message idiot et ravageur dans nos livres de classe. Je demande solennellement qu’ils soient modifiés, que la vérité soit affirmée, que l’égalité résultant de cette vérité soit proclamée ! Ne rendons pas psychopathe une génération parce que des philosophes stupides ou des idéologues dérangés veulent faire parler d’eux."
Les vérités modernes sont des vérités découplées de l'ineffable réalité (tout discours est nécessairement un "discours à trous" par rapport à la réalité). Ainsi est-il vrai qu'une partie de la différence entre les sexes est une construction culturelle. Cela ne veut pas dire que la construction culturelle soit mauvaise ou puisse être niée arbitrairement. Ainsi également les droits fondamentaux sont les mêmes dans les deux sexes ; cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de différence entre les sexes et que juridiquement les différences entre les sexes doivent superstitieusement être niées par le droit (les droits contingents sont différents entre les sexes).
"1. C’est le propre de la personne humaine de n’accéder vraiment et pleinement à l’humanité que par la culture, c’est-à-dire en cultivant les biens et les valeurs de la nature. Toutes les fois qu’il est question de vie humaine, nature et culture sont aussi étroitement liées que possible."
Gaudium et spes 53,1
Du fait que l'homme est un microcosme récapitulant lui toute la création (minéral, végétal, animal et spirituel), tout en lui est indissociable. Si l'on distingue intellectuellement, dans la réalité tout est uni et chacun des éléments agit l'un sur l'autre, on ne peut rien extraire de l'homme que tous les autres éléments ne viennent avec l'élément extrait.
Le généticien, le médecin voient l'être humain sous un certain angle, les sociologues, les psychologues le voient sous un autre. Il serait bon que chacun tienne compte des limites nécessaires de sa science. Il semble que monsieur Debré se permet, paraît-il, de ne voir dans l'embryon qu'un amas de cellules, ce qui est une erreur, mais uniquement si l'on entend par là nier sa réalité d'être humain. Les gens sont dans l'erreur parce qu'ils ont raison dit à peu près Gilson.
22.5.11
L'aspect culturel des affaires Strauss-Kahn/Diallo et Schwarzenegger vs divers
La Conférence des évêques de France publie un communiqué sur la lamentable affaire Strauss-Kahn vs Diallo. Je trouve ce passage particulièrement révélateur de la dérive culturelle ayant abouti à cette catastrophe :
Nous sommes amers. Posons-nous cette question : la vie humaine ne forme-t-elle pas un tout ? Pourquoi la modernité doit-elle générer en nous de tels clivages ? Il n’est pas tenable d’affirmer qu’une dimension de l’existence est sans impact sur les autres. Comme si des digues psychiques faisaient frontière à l’intérieur de nous-mêmes. Aucun homme n’a la parfaite maîtrise de lui, mais est appelé à y tendre.
En effet, ce n'est pas tant le complotisme qui est la clé de cette affaire que l'idéologie dont est victime monsieur Strauss-Kahn. L'acte sexuel, que dis-je le n'importe quoi de la sexualité est banalisée, comme on a commencé à banaliser l'avortement, comme la contraception. Après tout, pour un matérialiste conscient et conséquent, il ne s'agit que de contact physique sans même parfois violence grave. Une des dernières barrières qui n'a pas sauté est la violence physique grave mais on tend à banaliser la violence morale. C'est le sens des déclarations de Jack Lang : "Il n'y a pas mort d'homme."
Or la nature de l'homme qui est un animal raisonnable, fait que la sexualité doit être soumise à la raison. La raison nous dit que la sexualité est ordonnée à la perpétuation de l'espèce et à l'amour entre les conjoints. Donc les dernières conclusions de la raison, c'est que la sexualité n'est valable, voire vertueuse, que selon les voies naturelles, que dans le mariage monogame et normalement indissoluble. L'homme est un tout indissoluble, il n'est pas matière, végétal, animal et spirituel, il est tout cela à la fois et d'une façon hiérarchisée et il doit tendre à rehiérarchiser ce qui est en désordre chez lui. Il faut, selon le mot de Maritain, distinguer pour unir et non séparer pour connaître, selon la méthode idéaliste cartésienne.
Non, la sexualité n'est pas une banalité ludique, mais engage tout l'être et sa dimension affective, morale, intellectuelle et spirituelle. L’homme est un microcosme, résumé de toute la création.
30.1.07
L'Histoire de l'Humanité vue comme poème.
Cet extrait s'insère au début de ce résumé, Bonaventure vient d'examiner la largeur de l'Ecriture. Il va ensuite en examiner la longueur.
Breviloquium Résumé de la Foi Catholique par St Bonaventure traduction de Arnaud Dumouch 2004, téléchargeable ici
http://docteurangelique.free.fr/
Ce texte c'est que l'on pourrait appeler le résumé de la théologie de l'Histoire.
Je pense qu'il doit y avoir une erreur de traduction, lorsque Monsieur Dumouch parle de "sénilité", il doit vouloir signifier "sénescence".
Cet âge est donc marqué par l'affaiblissement des forces et de la beauté, mais acquiert, par compensation, la sagesse.
En effet la sénilité est une maladie, la sénescence est le cours normal de la vieillesse. La vieillesse est parfois l'occasion d'une grande sagesse, d'une grande sérénité et donc d'une grande sagesse.
Vous noterez, chers amis, le lien étroit de l'humanité avec le peuple juif, dans ce texte du Moyen-age, le professeur de St Thomas calque l'histoire du peuple juif sur celle de l'humanité depuis Abraham jusqu'à Jésus-Christ.
Vous y trouvez aussi la notion de progrès, il est bien évident que lorsqu'on atteint le grand âge, si vous me permettez de filer la métaphore, soit on gâtise, on radote de vieilles histoires du temps de la jeunesse, soit on devient très sage, très philosophe.
Dans tout cela, ne perdons pas de vue le but que se propose l'Ecriture :
ibidem
Le premier âge tombe dans l'oubli, comme le premier âge de l'humanité qui est aussi enveloppé de mystères. Comme notre âge à nous êtres humains individuel, nous ne nous souvenons pas de nos premières années...
| Citation: |
| 2. La Longueur de l'Ecriture Sainte 1. La sainte Ecriture Sainte possède aussi une Longueur consistant dans la description des temps et des âges, depuis l’origine du monde jusqu’au jour du jugement. Elle décrit en effet le cours du monde en trois temps : Celui de la loi de nature, celui de la loi écrite et celui de la loi de grâce dans ces trois temps, l'Ecriture Sainte distingue sept âges. Le premier va d’Adam à Noé, le deuxième de Noé à Abraham, le troisième d’Abraham à David, le quatrième de David jusqu’à l’exil de Babylone, le cinquième de l’exil au Christ, le sixième du Christ à la fin du monde, le septième court en même temps que le sixième et va du repos du Christ dans le sépulcre à la résurrection universelle. Alors commencera le huitième âge, celui de la résurrection. Ainsi, l’Ecriture Sainte est d’une grande longueur, car son exposé commence à l’origine du monde et du temps, au début de la Genèse, et se termine à la fin du monde et du temps, à la fin de l’Apocalypse. A juste titre, le temps universel qui s’écoule sous les trois lois, la loi donnée intérieurement, la loi donnée extérieurement et la loi inspirée d’en-haut parcourt les sept âges et se consomme à la fin du sixième, pour qu’ainsi le déroulement du monde corresponde à son origine, que le déroulement du macrocosme corresponde au déroulement de la vie du microcosme, c’est-à-dire de l’homme pour lequel il a été créé. Le premier âge du monde durant lequel eut lieu sa formation, la chute des démons et la confirmation des anges correspond, en effet, au premier jour où fut créée la lumière et où la lumière fut séparée des ténèbres Le deuxième âge durant lequel, par l’eau et le déluge, les bons furent sauvés et les méchants anéantis, correspond au deuxième jour où, par le firmament, les eaux furent séparées d’avec les eaux. Le troisième âge, durant lequel Abraham fut appelé et la synagogue commença, qui devait porter du fruit en engendrant une progéniture pour le culte de Dieu, correspond au troisième jour où apparut la terre et où elle produisit la verdure. Le quatrième âge durant lequel fleurit la royauté et le sacerdoce, car le roi David rehaussa le culte divin, correspond au quatrième jour où furent créés les luminaires et les étoiles. Le cinquième âge durant lequel les exilés furent ballottés et tourmentés au milieu de nombreux peuples correspond au cinquième jour où les eaux grouillèrent de poissons. Le sixième âge durant lequel le Christ est né sous les traits de l’homme, lui qui est vrai ment l’image de Dieu, correspond au sixième jour où fut créé le premier homme. Le septième âge qui est le repos sans fin des âmes correspond au septième jour où Dieu se reposa après tout l’ouvrage qu’il avait fait. Ces sept âges se distinguent ainsi par les choses remarquables qui y furent faites en leur début, en raison desquelles ils correspondent aux jours de la création du monde. Le premier âge est appelé petite enfance car, comme toute l’enfance sombre dans l’oubli, ainsi ce premier âge a été enseveli par le déluge. Le deuxième, c’est l’enfance car, comme dans la jeunesse, nous commençons à parler, ainsi, dans ce second âge, eut lieu la distinction des langues. Le troisième âge, c’est l’adolescence car, de même qu’alors la force génératrice commence à agir, ainsi Abraham fut appelé et la circoncision lui fut proposée et la promesse d’une postérité lui fut donnée. Le quatrième âge, c’est la jeunesse car, comme dans la jeunesse s’épanouit l’homme, ainsi au quatrième âge la synagogue fleurit sous les rois. Le cinquième âge, c’est la vieillesse car, comme dans la maturité les forces diminuent et la beauté se dégrade, ainsi en fut-il du sacerdoce des juifs durant l’exil. Le sixième âge, c’est la sénilité, car de même que la sénilité est liée à la mort et possède cependant une grande lumière de sagesse, ainsi le sixième âge du monde se termine avec le jour du jugement et dans son déroulement fleurit la sagesse par la doctrine dû Christ. Ainsi donc, tout ce monde est décrit par l’Ecriture Sainte dans un déroulement ordonné s’écoulant depuis le début jusqu’à la fin, à la manière d’un magnifique poème bien réglé où l’on peut contempler dans le déroulement du temps la variété, la multiplicité et l’équité, l’ordre, la rectitude et la beauté des nombreux jugements divins procédant de la sagesse de Dieu qui gouverne le monde Comme personne ne peut voir la beauté d’un poème que si son regard se porte sur l’ensemble, ainsi personne ne voit la beauté de l’ordre et du gouvernement de l’univers s’il ne le contemple dans sa totalité. Or, personne ne vit assez longtemps pour que ses yeux de chair en perçoivent le cours total et personne ne peut par soi-même prévoir l’avenir. L’Esprit Saint y pourvoit en nous donnant le livre de l'Ecriture Sainte dont la longueur se mesure au déroulement du gouvernement de l’univers. |
Breviloquium Résumé de la Foi Catholique par St Bonaventure traduction de Arnaud Dumouch 2004, téléchargeable ici
http://docteurangelique.free.fr/
Ce texte c'est que l'on pourrait appeler le résumé de la théologie de l'Histoire.
Je pense qu'il doit y avoir une erreur de traduction, lorsque Monsieur Dumouch parle de "sénilité", il doit vouloir signifier "sénescence".
Cet âge est donc marqué par l'affaiblissement des forces et de la beauté, mais acquiert, par compensation, la sagesse.
En effet la sénilité est une maladie, la sénescence est le cours normal de la vieillesse. La vieillesse est parfois l'occasion d'une grande sagesse, d'une grande sérénité et donc d'une grande sagesse.
Vous noterez, chers amis, le lien étroit de l'humanité avec le peuple juif, dans ce texte du Moyen-age, le professeur de St Thomas calque l'histoire du peuple juif sur celle de l'humanité depuis Abraham jusqu'à Jésus-Christ.
Vous y trouvez aussi la notion de progrès, il est bien évident que lorsqu'on atteint le grand âge, si vous me permettez de filer la métaphore, soit on gâtise, on radote de vieilles histoires du temps de la jeunesse, soit on devient très sage, très philosophe.
Dans tout cela, ne perdons pas de vue le but que se propose l'Ecriture :
| Citation: |
| 1. Dans une telle multiplicité de sagesse qui est contenue dans la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur de l'Ecriture Sainte, il n’est qu’un seul mode de procéder, à savoir un mode authentique dans lequel sont contenus la narration, le précepte, la défense, l’exhortation, la prédication, la menace, la promesse, la prière et la louange. Tous ces modes reposent, à juste titre, sur un seul mode authentique. Car le but de cette doctrine est de nous rendre bons et de nous sauver. |
ibidem
Le premier âge tombe dans l'oubli, comme le premier âge de l'humanité qui est aussi enveloppé de mystères. Comme notre âge à nous êtres humains individuel, nous ne nous souvenons pas de nos premières années...
4.5.12
Dialogue interrompu au sujet de la lutte contre l'islam
Chrétienté-Solidarité de MM Antony, Douadal et Haddad publie des communiqués mettant en cause l'islam. Ce communiqué est intitulé "L'islam enfin au cœur du débat. Je ne pense pas que ce soit la vraie question.
C'est pourquoi, j'ai posté des commentaires sur le Salon beige. Un certain Exupéry, manifestement inspiré par le pessimisme donc le relativisme (si notre esprit ne peut atteindre la vérité, rien de vaut plus rien à part l'orgueil), probablement janséniste et franc-maçon me critique avec virulence. Voici donc le dialogue interrompu avec "Exupéry" :
Denis Merlin :
La rhétorique marxiste de madame Le Pen [madame Le Pen dit que le halal est dû à la recherche du profit], pas plus que l'islamophobie rabique ne peuvent mener à autre chose qu'un dialogue de sourds.Il nous faut réfléchir à la justice, aux droits universels de l'homme, à la liberté et les proposer à tous. Comme l'a dit PK reprenant le Bx de Foucauld, on ne règlera le problème que par la raison universelle de l'homme. C'est la foi qui nous le dit, c'est le Saint Père qui nous le répète.
Rédigé par : Denis Merlin | 3 mai 2012 14:13:03
Exupéry :
Cher Denis MerlinJe trouve votre "Juridisme désincarné", qui frise le rationalisme, complètement hors du Principe de réalité et totalement impuissant pour régler la paix entre les hommes.Penser-vous que la "Raison universelle" puisse quelque chose au Nigeria, au Soudan, en Iran? Combien d'hommes sont capables de contrôler leurs passions au nom d'une dite "raison" qui la plupart du temps ne sert qu'à les légitimer?Nombres de philosophes durent constater l'asservissement général de la raison à l'affectivité, pour le pire comme pour le meilleur.Cela va de Bradley définissant la philosophie comme : "l’art de trouver une mauvaise raison à ce que l’on croit d’instinct." au neurologue philosophe D. Laplane : "Nous ne philosophons que sur nos préjugés", en passant par Bergson: "Les opinions auxquelles nous tenons le plus sont celles dont nous pourrions le plus malaisément rendre compte, et les raisons mêmes par lesquelles nous les justifions sont rarement celles qui nous ont déterminés à les adopter".Ces dires révèlent bien la prééminence de l'affectivité, même chez les intellectuels.Certes la raison est un précieux outil, il faut la cultiver autant que possible, d'autant quelle peut collaborer avec la foi, mais il faut rester conscient de son extrême fragilité chez la grande majorité des humains, ce n'est pas une idole... tout comme l'intelligence dont einstein disait : "Ne faites pas de l’intelligence une idole ; elle a d’excellents muscles mais pas de visage".Rédigé par : Exupéry | 3 mai 2012 18:48:29
Ce qui attire ma réponse :
Cher monsieur Exupéry,
Chaque homme a le droit naturel gravé en lui. Les passions peuvent certes, amoindrir la perception de cette loi. Mais ce n'est pas une raison pour accepter n'importe quel discours. Nos esprits peuvent atteindre la réalité et la vérité, c'est de foi catholique. C'est aussi d'expérience d'ailleurs.
Votre discours relativiste et pessimiste n'est pas conforme à la réalité, ni à la foi. Je pense d'ailleurs que les textes des papes préparent une explosion de bonheur dans l'avenir quand ils passeront dans la pratique. Tant de peine de restera pas vaine.
Avec toutes mes amitiés.
Rédigé par : Denis Merlin | 3 mai 2012 19:30:27
Réponse de Exupéry :
Cher Denis Merlin1° Le relativisme c'est de contester l'unicité de la vérité, non la difficulté à y accéder.2° Considérer objectivement l'aventure historique humaine ne conduit à aucun optimisme, les menées de Satan se portent bien, ce qui n'a rien à voir avec une ferme Espérance dans la Foi.3° Pour que les textes des Papes passent dans la pratique (et d'abord l’Évangile!) Il faudrait une christianisation du monde, qui ne dépend aucunement de la raison, mais d'une Conversion du cœur.4) Si vous attendez une "explosion de bonheur", vous risquez d'être déçu, le Royaume n'est pas "de ce monde".Pour ne pas encombrer notre cher Salon Beige, j'en resterai là.
Mon interlocuteur ne désirant aucune réponse, je vais répondre pour les lecteurs de mon blog :
1° Il peut y avoir plusieurs relativismes. En pratique ce monsieur dit bien que les Africains et les musulmans ne peuvent accéder à la vérité et qu'il est inutile de leur en parler ainsi qu'à la plupart des humains.
2° Le progrès de l'esprit humain sous l'impulsion en particulier, mais pas exclusivement, du christianisme est une évidence historique.
3° Le cœur et la raison ne sont pas à considérer comme deux réalités opposées s'ignorant l'une l'autre. Elle coexistent chez l'homme, car l'homme est un microcosme résumant toute la création.
4° Autant que le bonheur est possible sur cette terre, l'écoute des doctrines de papes est tout à fait susceptible de causer une "explosion de bonheur".
Ce monsieur "Exupéry" est véritablement d'extrême-droite. Cette pensée méchante m'indigne profondément.
Inscription à :
Articles (Atom)