29.11.12

Renvoyer dos à dos saint Pie V et les anarchistes liturgiques ?

Lu sur Pro liturgia :

« Selon Mgr Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, « ceux qui considèrent que Vatican II marque une rupture avec la Tradition de l’Eglise interprètent le Concile de façon hérétique. Cette erreur doctrinale n’est pas uniquement le fait des modernistes partisans d’innovations ; elle est aussi le fait des néo-traditionalistes qui présentent Vatican II comme un événement conduisant à tourner le dos à l’Eglise traditionnelle. »
Que faut-il en conclure quand on voit que dans les églises de France, les fidèles n’ont plus que le choix entre des messes en rupture avec la tradition liturgique et des messes marquant un refus de Vatican II ? »
Que faut-il en conclure quand on voit que dans les églises de France, les fidèles n’ont plus que le choix entre des messes en rupture avec la tradition liturgique et des messes marquant un refus de Vatican II ? »



Les coutumes liturgiques autorisées par le Saint-Siège ne peuvent être abolies. Un rite édité par le Pape est nécessairement exempt d'erreur. Partant, le Pape suivant ne peut l'interdire (il n'a pas de titre théologique à le faire). Il en a d'autant moins que ces coutumes liturgiques font partie de la culture de certaines nations. Elles font donc partie des droits culturels de la nation et des nationaux.

En revanche, ceux qui ne respectent aucun rite édité et autorisé par le Pape violent la liberté religieuse des croyants. Les croyants ont droit naturel, du fait de leur foi fondée sur leur liberté, à une liturgie conforme au droit liturgique.

On ne peut donc renvoyer dos à dos les deux groupes. D'autant moins que le Concile Vatican II n'a édité aucun missel.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Malheur aux falsificateurs du Missel Saint Pie V !

Pie, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, pour Mémoire à la Postérité.

[.......] Par Notre présente constitution, qui est valable à perpétuité, Nous avons décidé et Nous ordonnons, sous peine de Notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté, et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel, que nous venons d’éditer.

[.......] Et même par les dispositions des présentes et au nom de notre autorité apostolique, Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité.

Et, d’une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons que les supérieurs, administrateurs, chapelains et autres prêtres de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la messe autrement que nous l’avons fixée, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide, dans toute sa force, nonobstant les décisions antérieures et les constitutions et ordonnances apostoliques, et les constitutions générales ou spéciales émanant de conciles provinciaux et généraux, pas plus que l’usage des églises précitées confirmé par une prescription très ancienne et immémoriale, mais ne remontant pas à plus de deux cents ans, ni les décisions ou coutumes contraires, quelles qu’elles soient.

[.......] Et pour qu’en tout lieu de la Terre il soit conservé sans corruption et exempt de fautes et d’erreurs, Nous interdisons par Notre autorité apostolique et par le contenu d’instructions semblables à la présente, à tous les imprimeurs domiciliés dans le domaine soumis directement ou indirectement à Notre autorité et à la sainte Église romaine, sous peine de confiscation des livres et d’une amende de deux cents ducats d’or à payer au Trésor Apostolique, et aux autres, domiciliés en quelque lieu du monde, sous peine d’excommunication et d’autres sanctions en Notre pouvoir, de se permettre en aucune manière ou de s’arroger le droit de l’imprimer ou de l’offrir, ou de l’accepter sans Notre permission ou une permission spéciale d’un Commissaire Apostolique qui doit être chargé par Nous de ce soin, et sans que ce Commissaire n’ait comparé avec le Missel imprimé à Rome, suivant la grande impression, un original destiné au même imprimeur pour lui servir de modèle pour ceux que ledit imprimeur doit imprimer, ni sans qu’on n’ait préalablement bien établi qu’il concorde avec ledit Missel et ne présente absolument aucune divergence par rapport à celui-ci.

[.......] Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de ses dispositions.

Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, l’an mil cinq cent soixante dix de l’Incarnation du Seigneur, la veille des Ides de Juillet, en la cinquième année de Notre Pontificat.

Pape Saint Pie V - Bulle Quo Primum tempore - Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 14 juillet 1570

Denis Merlin a dit…

Merci de ce texte.

En effet, le missel de saint Pie V ne peut être interdit, c'est à la fois dû à la foi (inerrance du missel) et au droit naturel fondamental à la liberté religieuse.

Anonyme a dit…

Bonjour
Vous l'aurez compris par [.......] ce texte à été réduit (nombre de caractères) pour être accepté par le blog. Mais le plus important est que : Le missel romain (missale romanum) est le livre liturgique qui rassemble les textes pour l'Église Catholique Romaine(ordinaire de la messe, chants, lectures ...)

St.Pie V :« Par Notre présente constitution, qui est valable à PERPÉTUITÉ,»

Il n'est pas seulement interdit de l'interdire mais surtout: « que jamais RIEN ne soit AJOUTÉ, RETRANCHÉ ou MODIFIÉ à Notre missel, que nous venons d’éditer ».

Comment considérer qu'un "nouveau" missel" donc une "nouvelle liturgie" donc une "nouvelle messe" ne soient pas par définition la mise en oeuvre de toutes ces tares réunies.

Une Église Catholique = Un Missel


Merci

Denis Merlin a dit…

Certes, mais personne n'a d'autorité théologique pour imposer son opinion, sauf le Pape (et les évêques sous certaines conditions).

En revanche, en matière de droits universels et notamment en matière de droits à la culture, chacun peut s'exprimer au nom de la raison universelle de l'homme et défendre ses propres droits, même en face du Pape, avec toutes la modération possible eu égard à l'extraordinaire dignité dont est revêtu le Pape.