17.7.14

La religion de monsieur Reynouard en question

Mon dernier post sur monsieur Reynouard affirmait que monsieur Reynouard était finalement "catholique main stream".

Or aujourd'hui, je lis sur son site youtube ce commentaire de Vincent Reynouard en réponse à un commentateur qui signe "catholique romain" et qui semble être l'auteur de la vidéo j'ai référencée sur mon blog.

À propos de cette vidéo monsieur Reynouard répond:

Vincent Reynouard « Je répondrai à ta vidéo en précisant bien que je ne peux plus me dire catholique (au mieux protestant). »

Il semble (mais est-ce sûr ?) qu'il renonce depuis aujourd'hui à se dire catholique. Le suspens devient insoutenable...

Au fait, à propos des appartenance de monsieur Reynouard: Peut-on savoir s'il est franc-maçon ?

À ma question lui demandant de préciser s'il était franc-maçon (par un commentaire sur youtube) monsieur Reynouard n'a répondu, ni oui, ni non. Ce qui, pour moi, est une sorte d'aveu, surtout joint à d'autres indices dont notamment son silence sur la doctrine catholique (façon qui rappellent celle des rose-croix).

Il m'a en revanche pris à partie avec virulence lorsque j'affirmais qu'il était marqué par son milieu protestant (sa mère est protestante et la caque sent toujours le hareng) en... protestant qu'il n'était pas protestant. J'ai cru qu'il avait le sentiment que je l'avais insulté selon les habitudes de mon milieu de catholiques fanatiques obtus... Ce fut mon sentiment à la lecture de sa réponse. J'avais ressenti alors sa réponse comme une agression verbale à mon égard.

Mise à jour au 18 juillet vers 10 heures: je lui ai posé la question de savoir s'il avait la foi catholique (sur youtube dans les commentaires,sur le fil initié par "Catholique Romain" le 17 juillet après midi), monsieur Reynouard ne répond rien. Normalement un fidèle catholique interrogé sur sa foi, doit répondre: « je suis catholique par la grâce de Dieu ». C'est obligatoire selon ce que je crois.

16.7.14

Les carmes du prophète Élie à nos jours

Aujourd'hui 16 juillet Notre-Dame du Mont Carmel

Lu sur le blog de monsieur Daoudal:

« Les carmes ont tenté de faire remonter leur ordre au prophète Elie, sur le mont Carmel. La légende du bréviaire est émouvante, en ce qu’elle tentait encore, avant la réforme de 1963, de faire remonter l’ordre du carmel aux premiers chrétiens. En fait, on sait que l’origine lointaine de l’ordre est un prêtre de Calabre qui s’était installé sur le mont Carmel au XIe siècle, y trouvant d’anciennes ruines, et qui fit de nombreux disciples, lesquels durent s’exiler à Chypre, puis en Europe, après les croisades. (…) »

Les pauvres carmes qui on "tenté" comme des faussaires passionnés de se trouver des ancêtres auxquels ils n'avaient pas droit ! Si monsieur Daoudal lui-même se met à contester les traditions sous prétexte que l'écrivain auquel il se réfère n'a pas trouvé de preuve historique de l'authenticité de cette tradition... où trouver des défenseurs des traditions ?

L'écrivain qui déduit péremptoirement d'une absence de preuve (plus exactement qu'aucune preuve n'est parvenue à sa connaissance) à l'inauthenticité de la tradition est dans l'erreur.

Je continue à croire que les carmes sont dans la tradition ininterrompue du prophète Élie.

Au demeurant, c'est ce que semblait croire sainte Thérèse de Lisieux :

« Mon union avec Jésus se fit, non pas au milieu des foudres et des éclairs, c'est-à-dire des grâces extraordinaires, mais au sein d'un léger zéphyr, semblable à celui qu'entendit sur la montagne notre père Saint Elie... »

15.7.14

Vincent Reynouard et la foi catholique (vidéo)



(Via Contre-info.com)

Vidéo relativement intéressante sous les cinq réserves suivantes:

1) D'abord il serait bon de préciser que contrairement à ce que semble croire Reynouard, nous n'avons pas directement foi dans la Bible, mais nous avons foi dans l'Église qui nous renvoie à la Bible. Nous croyons donc à ce que l'Église nous dit de la Bible et c'est comme cela que nous lisons les Évangiles et les Écritures. C'est, je crois, en ce sens que Benoît XVI enseignait que nous n'avons pas une religion du livre.

2) Seul le Pape ou son évêque peuvent décider que quelqu'un n'est pas catholique alors qu'il s'affirme tel. Nul laïc ne peut donc décider que Reynouard n'est pas chrétien. Puisque Reynouard se dit catholique, il l'est. Ne piétinons pas la mèche qui fume encore.

Toutefois maintenant V. Reynouard se dit catholique mais catholique main stream et non plus sédévacantiste comme il le fut. Ce dont on peut prendre acte. (Nota: wikipedia s'obstine à présenter Reynouard comme sédévacantiste, alors qu'il se défend de l'être encore. Cette affirmation de wikipedia devient mensongère).

3) Vincent Reynouard a une appréhension simpliste de l'adage "Hors de l'Église, point de salut." Cet adage, vrai, doit se concilier avec l'interdiction que nous fait le Seigneur de juger les âmes (Mt 7,1).

4) La liberté religieuse telle que l'entend Dignitatis humanæ est une donnée de la raison ; d'ailleurs, selon moi, confirmée par Jésus (Jn 6,68). Cette vérité est du domaine juridique et moral, mais pas spirituel.

5) Jésus n'a rien écrit ? Pas vraiment. Il a écrit avec son doigt sur la terre des paroles mystérieuses qui ne nous sont pas parvenues (Jn 8,6). Il n'est pas le seul à n'avoir rien écrit pour le public. Socrate, par exemple, n'a rien écrit non plus.

Intérêt de la vidéo:

La vidéo est intéressante en ce qu'elle montre l'incohérence de Reynouard.

Les saints des premiers temps de l'Église n'étaient ni des escrocs ni des faussaires. Reynouard est obligé d'imaginer qu'ils l'étaient pour justifier ses théories pour cela contraires à la raison... tout en affirmant avoir la foi dans les évangiles.


Un progrès en attendant mieux

Monsieur Reynouard condamne les droits de l'homme parce qu'il y voit un « piège » destiné à faire confesser l'arbitraire obligatoire, le relativisme obligatoire au moyen de la séduction d'un catalogue des "droits de l'homme". Il déduit un relativisme absolu des articles 29.3 et l'article 21.3 de la Déclaration de 1948. En conséquence pour lui le catalogue des droits n'est que la suite logique du relativisme. Ce catalogue ne serait pas celui de droits universels car il réserverait en réalité les droits à ceux qui confessent le relativisme incarné dans la pure loi du nombre.

On peut certes voir les choses comme cela, mais resterait la difficulté de l'affirmation de droits UNIVERSELS réservés à ceux qui ont une certaine opinion et qui serait par ailleurs déclarés indépendants des opinions politiques des bénéficiaires (article 2.1 de la même Déclaration).

Les papes, eux, ont choisi de ne pas relever l'incohérence pour ne relever que ce qu'il y a de vrai et d'immuable dans la même Déclaration: un catalogue de droits fondamentaux fondés sur la dignité de l'être humain. (« Dignité » signifie que l'être humain a une destinée transcendante qui n'est pas de ce monde). Ils ferment les yeux sur les affirmations rousseauistes des articles 29.3 et 21.3, sans fermer la porte à une réforme (voir Pacem in terris).

Car contrairement à ce que prétend monsieur Reynouard, la Déclaration dans sa partie fondement et dans sa partie catalogue et dans l'article 30 énonce un ORDRE immuable et universel qui ne peut être qualifié de "nouveau" qu'en ce qu'il n'a jamais été avant elle énoncé tel quel (bien qu'implicitement contenu dans la culture judéo-chrétienne depuis des millénaires). C'est pourquoi, loin d'y voir un piège voulant réserver les droits à ceux qui confessent le relativisme, on peut voir dans cette déclaration un progrès dans l'expression de cet ordre.

14.7.14

Bien commun et utilité commune

Monsieur Reynouard parle du bien commun comme d'une sorte de Léviathan qui dévore les individus. Un bien commun qui n'est pas commun, mais qui est le bien de la communauté considérée comme un être si indépendant de ceux qui la composent qu'il peut se retourner contre le bien de ceux qui la composent.

Il est possible que cette conception du "bien commun" qui ne serait plus commun vienne de l'idée que le bien est l'utile et que le seul bien est l'utile. Or, le bien commun peut parfois ne pas être utile à un individu ou groupe d'individus sans pour autant cesser d'être commun à tous.

En effet, la vérité partagée, la justice rendue à tous sont des biens communs qui peuvent ne pas être utiles à certains.

Si on respecte la vie d'un embryon à Tegucigalpa (capitale du Honduras), cela m'est-il utile, à moi qui vit en France ? Directement, certes non. Il n'empêche que cette injustice affreuse affecte le bien de l'humanité entière, donc affecte le bien que j'ai en commun avec toute l'humanité et qui est mon aussi mon bien personnel.

Pour bien comprendre la notion de bien commun, il me semble nécessaire de bien la distinguer préalablement de l'utilité commune. Un bien peut être commun sans être utile à tous. Le bien n'est pas toujours utile.

13.7.14

Loi Gayssot et droits de l'homme et ordre nouveau fondement d'une liberté véritable




Cette vidéo n'est plus visionnable en France... Ordre des autorités... en délicatesse avec les droits de l'homme.

On peut se dispenser de visionner, du moins selon moi, cette vidéo de Vincent Reynouard. Elle ne devient intéressante qu'à 41' 20". Vicent Reynouard, dans la première partie, ne fait que répéter sous une autre forme ses idées sur le "bien commun" etc.

Cependant, je crois utile de lui répondre sur deux points et de l'approuver sur un point. Premièrement sur les liens de la démocratie avec les droits de l'homme ; deuxièmement en lui démontrant que la "loi" Gayssot contredit les droits de l'homme tant fondamentalement que dans son expression par le droit positif français. Enfin en l'approuvant dans sa critique de l'article 29 de la Déclaration de 1948.

L'affirmation de V. Reynouard (au début de la vidéo) selon laquelle la philosophie des droits de l'homme nie la nature humaine et l'ordre naturel est fausse. Au contraire, la philosophie des droits de l'homme présuppose une nature humaine et un ordre naturel s'imposant à tous. C'est l'évidence même. C'est d'ailleurs ce que lui reprochent les marxistes conséquents.

Il prétend que la nécessité de la démocratie est une conséquence des droits de l'homme. Or ce n'est pas vrai. Les droits de l'homme sont une nécessité logique et métaphysique antérieure et indépendante de la démocratie. Les droits de l'homme n'entraînent nullement la démocratie nécessaire. On peut imaginer une monarchie, une aristocratie, une dictature qui respecte les droits de l'homme.

C'est pourquoi Jean XXIII dans Pacem in terris enseigne clairement:

« 144 - Nous n'ignorons pas que certains points de cette Déclaration ont soulevé des objections et fait l'objet de réserves justifiées. Cependant, Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l'établissement d'une organisation juridico-politique de la communauté mondiale. Cette Déclaration reconnaît solennellement à tous les hommes, sans exception, leur dignité de personne ; elle affirme pour chaque individu ses droits de rechercher librement la vérité, de suivre les normes de la moralité, de pratiquer les devoirs de justice, d'exiger des conditions de vie conformes à la dignité humaine, ainsi que d'autres droits liés à ceux-ci. »



Ces points de la Déclaration de 1948 qui ont fait l'objet de "réserves justifiées", c'est probablement, entre autres du moins, cette affirmation que la tenue d'élections périodiques était entraînée par l'affirmation de droits fondamentaux universels et égaux et que toute autorité émanait du peuple (article 21.3 de la Déclaration). Comme Jean XXIII ne le précise pas, je ne peux l'affirmer absolument, mais cela me semble vraisemblable, car dans Diuturnum illud Léon XIII enseignait que toute autorité vient de Dieu et pas du peuple. Ce qui est d'ailleurs une affirmation véritablement et profondément égalitaire (car sinon nous sommes gouvernés par l'arithmétique, donc inégalitairement). Dieu seul peut nous obliger, jamais un homme. Un être humain ne peut trouver en lui-même un titre à obliger un autre être humain. Un homme mais pas plus une multitude d'hommes ne peut lier UN SEUL être humain. En définitive nous n'obéissons jamais qu'à Dieu. C'est ce qu'avait compris Franz Jäggerstätter. C'est pourquoi les nationaux-socialistes le décapitèrent.

Certes, dans certaines circonstances, Dieu peut nous signifier sa volonté par un consensus, mais c'est une autre question qui doit être soigneusement distinguée du fondement de l'autorité qui est et reste toujours en Dieu seul.

II

Sur la loi Gayssot (les mots en litige sont en italique) :

« Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. »

Admettons que les juges de Caen se soient s'appuyés sur le positivisme juridique. Ils ont donc lu que la « loi » énonce un fait historique. Ils l'ont appliquée. Point. Du seul fait de cette énonciation "légale" ils ne se reconnaissaient pas le droit d'en discuter la vérité. C'est le positivisme juridique.

On peut aussi considérer, toujours dans une perspective positiviste, que la loi "Gayssot" a conféré aux jugements et décisions de "justice" qu'elle vise (par conséquent surtout le jugement de Nürnberg) une autorité absolue et légale, irréformable et irréfragable.

Bien sûr, même pour un positiviste, il pouvait y avoir une autre lecture de cette loi. C'est celle de l'avocat de Reynouard qui disait, si j'ai bien compris la vidéo: il reste à démontrer que les crimes ont été commis. Car si le législateur a pris soin de préciser "qui ont été commis", c'est qu'il laissait la possibilité d'examiner la réalité de la commission. En raison de l'application restrictive obligatoire de la loi pénale, c'est celle-là qui aurait dû être retenue par des juges dignes de ce nom. "Le magistrat, s'il n'est pas un héros, n'est même pas un homme de bien." (d'Aguesseau).

Cette "loi" contredit également la définition métaphysique de la loi (la loi a pour but le bien COMMUN à tous).

Cette même loi contredit également la Déclaration  des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789:

Article 6 phrase 2 « [La loi] doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. » 

La loi ne peut donc viser une catégorie historique car, de ce fait, elle fragmente l'humanité. Elle ne respecte pas l'universalité des droits.

Ainsi que l'article 8 (caractère restrictif obligatoire des législations pénales) et article 16 (séparation des pouvoirs. Or la "loi" Gayssot empiète sur le domaine du judiciaire).

La "loi" Gayssot, loin d'être en accord avec les droits de l'homme, les bafoue.

III

Enfin, la Déclaration de 1948 bafoue elle aussi les droits de l'homme:

La critique de l'article 29 de la Déclaration de 1948 par Vincent Reynouard est pertinente en ce que cet article interdit la libre expression de la foi catholique et aussi de la raison (tout autorité vient de Dieu), mais aussi de l'anarchisme (qui, selon moi, est une erreur contenant quelques vérités).

Voici, en effet, ce qu'enseigne Léon XIII:

« Et, en effet, la doctrine et la morale de Jésus-Christ ont trouvé un écho fidèle dans la prédication des Apôtres. On connaît l'enseignement sublime et décisif que saint Paul donnait aux Romains, bien qu'ils fussent soumis à des empereurs païens. " Il n'y a de pouvoir que celui qui vient de Dieu (5)." D'où l'Apôtre déduit, comme une conséquence, que " le souverain est le ministre de Dieu (6)." »

On lit en note :

« (5) Tract. CXVI in Joan., n.5
(6) Ad. Rom., XIII, 1, 4 »

La Déclaration est donc incohérente, mais reste valable sur la plupart des points où elle affirme les droits fondamentaux et universels de l'homme et en dresse un certain catalogue valable.

Elle doit cependant être réformée ainsi que le demande Jean XXIII. Elle ne peut être considérée que comme un point de départ d'un ordre juridique mondial. La vraie liberté est encore à conquérir.

Vivement un ordre nouveau fondé sur les véritables droits de l'homme !

12.7.14

La persécution en gants blancs

Le pape François aurait dit (lu sur le Forum catholique):

« Aujourd'hui, c’est encore le temps des martyrs: les chrétiens sont persécutés au Moyen-Orient où ils sont tués ou obligés de fuir, même si c’est «de manière élégante, avec des gants blancs». Le jour où l’Eglise fait mémoire des martyrs des premiers siècles, le Pape François a invité à prier «pour nos frères qui vivent aujourd’hui dans la persécution». »

Si l'on exclut que la persécution des chrétiens de Moyen-Orient utilise des « gants blancs », on peut penser que l'expression « gants blancs » désigne les pays d'Occident. En effet, ici en toges ou en uniformes la persécution est effectuée de manière feutrée en utilisant l'apparence de la légalité et de la moralité.

11.7.14

La liberté est-elle le droit de dire et faire n'importe quoi qui ne nuise pas à autrui ?

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 aoput 1789 dispose que:

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

Or Pie XII enseigne qu'il existe un droit de faire le mal. Par exemple, il existe un droit à avoir des relations sexuelles hors mariage. Il y a un droit à mentir (sous certaines réserves), il y a un droit à manger excessivement. Il existe donc un droit de nuire à autrui (sous certaines conditions). Car les relations sexuelles hors mariage ont le plus souvent des conséquences psychologiques mauvaises. Mentir pour plaisanter cause un dommage à celui que l'on trompe. Manger excessivement nuit à la santé personnelle, mais encore nuit à ceux qui n'ont pas à manger. La répression de ces actions est réservée à Dieu. Il existe aussi un droit de la femme à ne pas obéir à son mari (voir mon post). La société ne peut les réprimer ni même simplement les interdire.

En outre, la définition de la liberté de 1789 ne distingue pas les domaines dans lesquels la liberté peut s'exercer. Car par exemple y a la liberté psychologique. Il y a la liberté juridique. Dans la liberté juridique, il y a par exemple la liberté limitée par les lois civiles, la liberté limitée par les lois répressives.

Car la liberté du point de vue métaphysique est constituée de trois éléments: 1) la possibilité de choix (élément positif) 2) L'absence de coercition (élément exclusif) 3) les moyens d'exercer la liberté (condition sans laquelle l'élément 1 reste virtuel anéantissant en pratique la liberté). (Voir mon post sur ce sujet inspiré par le cardinal Bertone)

Les rédacteurs de la Déclaration sentirent probablement que leur définition purement négative de la liberté excluait une norme sociale valable. C'est pourquoi il ajoutèrent que la loi seule pouvait déterminer des bornes à la liberté. En conséquence on peut dire que la première partie de l'article est une règle objective rationnelle pour la rédaction des lois, mettant des bornes finalement arbitraires à l'intervention du droit dans le domaine de la liberté humaine.

Car l'absence d'élément positif dans la définition de la liberté conduit à faire de l'arbitraire l'élément fondamental de la liberté, arbitraire limité uniquement par l'existence des autres. Alors que l'existence des autres est un appel à la fraternité et non une barrière à notre liberté. Alors que la liberté de l'homme est avant tout la liberté d'un être raisonnable fait pour la vérité. La vérité de l'homme est qu'il est  pour la vérité et pour les autres.

D'ailleurs cette définition de la liberté par la Déclaration de 1789 n'est pas cohérente avec le dernier terme de la devise républicaine: fraternité. Car nous ne devons non seulement pas nuire au prochain (élément que le droit ne peut appréhender que partiellement), mais encore "agir dans un esprit de fraternité" (Déclaration universelle de 1948 article 1er). Car non seulement nous ne devons pas nuire (mais juridiquement dans une certaine limite seulement, car il existe juridiquement un droit, limité mais réel, de nuire), mais encore positivement nous devons agir dans un esprit de fraternité, ce que la loi, bien qu'il s'agisse ici de foi judéo-chrétienne et non de raison,  peut appréhender sous certaines conditions et dans une certaine mesure. Donc la liberté est encore moins la liberté de faire n'importe quoi car spirituellement, moralement et, dans une certaine mesure, juridiquement nous devons agir fraternellement et gratuitement pour les autres.

Halte au feu !



La vidéo donne une idée de ce que produit une bombe lorsqu'elle détruit un immeuble. Cela me rappelle le témoignage que j'avais recueilli sur les bombardements de Marseille. (Marseille fut bombardée d'abord par les Allemands et les Italiens en 1940, puis par les Américains en 1944)

Si Dieu a formé le peuple juif dont est sorti Jésus-Christ, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, ce n'est pas pour qu'il domine le monde à son avantage, mais pour le bien de l'humanité.

C'est pourquoi rien ne justifie les bombardements de la bande de Gaza.

Ces bombardements sont à rapprocher de ceux subis par Paris en 1918, l'Espagne pendant la guerre civile, l'Europe et le Japon pendant la seconde guerre mondiale, par le Viet-Nam du nord, par la Libye en 1986, par l'Irak, par la Serbie etc.

Le cauchemar mondial se poursuit depuis .

Les auteurs (exécutants et donneurs d'ordres) de bombardements de populations civiles devraient être poursuivis et châtiés. Rien ne peut justifier ces crimes.

10.7.14

La liberté de se marier n'est pas la liberté de baptiser "mariage" n'importe quoi

Lu sur le blog de monsieur Daoudal:

« Mais le Conseil d’Etat considère que le refus de visa est « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de se marier ».

Le Conseil d'État ne fait qu'appliquer la "loi" sur le "mariage" homosexuel et prétendument le droit universel de se marier. Mais le "Conseil d'État" ne remarque pas que la loi n'est pas n'importe quel texte revêtu des formes de la loi et que la "loi" ne peut violer les droits à la vérité du mariage. Il suit l'opinion de Louis XV, mais cette opinion est mauvaise, scandaleuse.

Donc, il viole l'article 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui dispose que personne ne peut utiliser cette Déclaration du 10 décembre 1948 pour violer cette déclaration (comme l'article 17 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales).

Or l'affirmation des droits universels et opposable de l'homme présuppose nécessairement un droit à la vérité du langage (car sinon, il n'y a pas de droits universels de l'homme, mais le chaos). Quand on dit "mariage" on désigne l'union stable et publique de deux personnes humaines de sexes différents.

Il ne peut donc y avoir qu'un droit opposable au mariage et pas de "droit au « mariage » homosexuel. C'est une vérité métaphysique et par conséquent juridique. Ceux qui font semblant d'ignorer cette vérité universelle sont des criminels.

Aucun juge ne peut s'excuser de ce crime en prétendant: "ce sont les ordres." ou "C'est écrit dans la loi."

Luttons pour l'établissement d'un ordre nouveau fondé sur les authentiques droits universels de l'homme à la vérité et à la justice. J'ai démontré sur ce blog que le prétendu "mariage homosexuel" est une atroce injustice, y compris financière.