19.12.06

Une alternative à l'IMG : les soins palliatifs pour bébés

http://spama.asso.fr/index.htm

Une association qui se consacre aux soins palliatifs pour les bébés.

Lorsque l’on m’a parlé de soins palliatifs, je pensais aux adultes en fin de vie. Mais les soins palliatifs pour bébés, je ne voyais pas…

Les soins palliatifs pour bébés sont ceux qui sont donnés aux bébés nés victimes d’une affection létale (mortelle)

Depuis longtemps la réponse à l’affection létale détectée in utero est l’avortement « médical ».

Cette associations se consacre à faire savoir aux mères qu’elles peuvent garder leurs bébés et l’accompagner jusqu’à sa mort naturelle avant ou après la naissance.

Cette association est aconfessionnelle. Elle tâche d’attirer l’attention sur cette solution infiniment moins traumatisante pour la maman.

Du point de vue légal, le site donne aussi des précisions fort intéressantes :

On distingue ainsi l’enfant né viable, l’enfant sans vie et l’enfant non-viable. Suivant les cas l’enfant peut avoir une sépulture et donner à ses parents des droits en diverses matières (allocations, fiscal etc.) Il peut être suivant les cas aussi dressé ou non un acte de naissance et de décès.

Noter aussi que parfois, la médecine n’étant pas une science exacte, l’affection détectée par l’echographie peut ne pas se révéler véritable. De même que des anomalies ne sont pas détectées, des anomalies sont détectées sans affecter vraiment l’enfant.

Sur le site vous trouverez aussi des témoignages bouleversants tant de maman qui a avorté et regrette de n’avoir pas connu la solution du soin palliatif. Que de mamans qui ont accompagné leur enfant jusqu’à sa mort naturelle. Ces témoignages semblent émaner de femmes incroyantes.

Voici le récit par sa maman des derniers instants et de l’enterrement d’Adèle, née avec une malformation cardiaque :

« J’ai fini par trouver les gestes qui la rassuraient, il lui fallait une infinie douceur et des repères qu’elle connaissait : effleurer son front du bout des doigts, la bercer très lentement la main sur son ventre, lui faire entendre la petite berceuse de son lapin en peluche.
Je crois qu’ainsi elle se sentait en sécurité, comme dans mon ventre finalement, et elle s’apaisait. Moi aussi. »

« Au matin de son 10ème jour, le 7 septembre, elle a fait un arrêt cardiaque. Elle s’est éteinte dans bras en quelques instants. »

« Nous sommes restés encore de longues heures avec elle, moments d’une infinie tendresse. Je l’ai lavée une dernière fois, je l’ai habillée avec son petit pyjama rose, nous l’avons longuement embrassée. Et nous sommes rentrés chez nous, sans elle, le cœur lourd mais en paix. »

»Elle est restée 3 jours au funérarium où je suis allée la voir tous les jours. J’ai continué à l’embrasser et à la prendre dans mes bras, j’étais tellement heureuse de pouvoir encore la voir. »

»Le jour de l’enterrement, j’ai tenu à la prendre dans mes bras pour un dernier câlin avant de la déposer moi-même dans son cercueil, avec les 2 doudous que je lui avais offerts, un petite rose que j’avais cueillie le matin dans notre jardin, une photo de nous quatre. Mes sœurs avaient brodé pour elle un ruban. »

2 commentaires:

Marie a dit…

C'est quand même une histoire très triste.....

Denis Merlin a dit…

Juste avant Noël, je ne l'ai pas fait exprès.

Le petit Jésus est venu pour tous, même, et surtout, pour ceux qui sont dans l'affliction.

Il est venu pour que toute souffrance humaine ne soit pas sans explication et pour nous permettre de "compléter ce qui manque" aux siennes. La mort d'un tout petit, c'est ce que ni Lui, ni sa Mère n'ont souffert. Ni tant d'autres choses qui font souffrir l'humanité.

Comme les souffrances de ceux qui ne peuvent fêter Noël.

C'est pourquoi, je ne suis pas mécontent que la Providence ait fait, sans que je m'en aperçoive, que ce post soit arrivé avant Noël.