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1.10.11

Hommage à Jesus Colina, le directeur de zenit remercié

L'agence zenit accomplit un travail remarquable de véritable journalisme. Elle informe, et fournit parfois des articles d'anthologie, et gratuitement en plus. (Par exemple j'avais noté un article sur le "saint Nom de Marie" de Anita Bourdin.)

Elle est financée par les "Légionnaires du Christ" dont le fondateur était le terrible Martial Maciel (religieux vivant en concubinage hétérosexuel et pratiquant l'homosexualité, voire la pédophilie, tout en organisant le voyage de Jean-Paul II en Amérique latine et jouissant d'une réputation de "saint").

Jeus Colina fondateur et directeur de l'agence zenit, propriété des "Légionnaires du Christ" (fondateur : l'effrayant Martial Maciel). Il semble que ce licenciement-démission est la suite d'un désaccord sur la façon d'aborder ou de ne pas aborder la question de cet homme qui fut le protégé de Jean-Paul II.

Voici ce qu'en dit "Le portail de réinformation, Riposte catholique" par son blog "Osservatore vaticano" en citant monsieur Jesus Colina Ce:

« Cela est particulièrement grave, car une chose est d’éviter le scandale en n’informant pas sur les crimes ou sur la double vie (mais il faudrait dire triple ou quadruple) du père Maciel, autre chose est de continuer à afficher ce mythe de sainteté dont la congrégation avait fait la promotion durant sa vie. »

Ce désaccord sur un sujet très important du point de vue de l'entreprise, ne pouvait que conduire à la perte de confiance mutuelle, donc à la séparation. Toutefois, je ne suis pas certain d'être d'accord avec l’affirmation que pour "éviter le scandale", il faille risquer le scandale abominable des enfants réduits à l'état d'objets sexuels. Dénoncer est parfois nécessaire pour protéger les droits de l'homme en général et les droits des enfants en particulier.

J'espère que les talents de monsieur Colina trouveront rapidement à s'employer, car sinon, ils nous manqueront.

18.1.08

17 janvier fête du saint protecteur des animaux : saint Antoine

Le Grand saint Antoine est fêté le 17 janvier.

Il était Égyptien.

Il est considéré comme le protecteur des animaux domestiques, c'est pourquoi à Rome sa fête est aussi la fête des animaux (chevaux, vaches, chats, chiens, oiseaux) et de leurs éleveurs.

On le représente souvent avec un cochon qui serait une truie dont il avait guéri le pourceau atteint de cécité, selon ce que j'ai lu je ne sais plus où.

Le pape et les éleveurs ont fêté le saint selon zenit :

«En Italie, saint Antoine abbé est invoqué comme saint protecteur des troupeaux et des animaux domestiques. (...)

(...)D'autres pensent qu'il est devenu le protecteur des animaux parce que, proche du Créateur, il avait le respect de toutes créatures, et qu'il soignait les animaux blessés." (...)

"A Rome, la paroisse Sant'Eusebio à l'Esquilin, se transforme en paisible arche de Noé citadine, lors de la messe de 11 h le 17 janvier et le dimanche suivant : on accueille chiens, chats, lapins, oiseaux, tous les animaux domestiques. La liturgie est soignée, la chorale joyeuse, l'homélie riche. (...)"



Extraits de l'article de Madame Anita S. Bourdin.

http://www.zenit.org/article-17056?l=french

Antoine 251 - 356 est mort à l'âge de 105 ans, sans avoir perdu une seule dent, tant son régime alimentaire devait être bon !

12.1.11

Nomination de Monsieur Massimo Introvigne comme délégué de l'OSCE à la lutte contre les discriminations


C'est avec une profonde joie que je viens d'apprendre la nomination de monsieur Massimo Introvigne sociologue et juriste à la qualité de représentant de l'"Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe" (OSCE). Ses fonctions de représentant particulièrement délégué à la lutte contre "Le racisme, la xénophobie et la discrimination", spécialement "contre les chrétiens et les membres des autres religions" (poste créé). Cette nomination est une victoire pour la diplomatie vaticane qui ajoute succès internationaux à succès internationaux.

L'OSCE est l'organisation internationale considérée comme la plus importante organisation de lutte pour les droits de l'homme après l'ONU.

Je suis très fier d'être l'ami de monsieur le professeur Introvigne. Monsieur Introvigne (sociologue et juriste) déploie une activité prodigieuse et très féconde. Il n'arrête pas de publier articles et livres, de donner des conférences, d'organiser et tenir des réunions (notamment comme Délégué général de "Alleanza cattolica"), des plateaux de télévision (il est invité au 20 heures en direct en Italie) et maintenant l'OSCE lui a confié un poste officiel de très haut niveau. Dernièrement, il a publié un rapport (en anglais) sur "L'intolérance et les discriminations envers les chrétiens" remis à l'OSCE, rapport qui a précédé de peu sa nomination. La qualité intellectuelle de ses travaux n'est plus à démontrer. Il est d'autre le président et fondateur du "Centre d'étude sur les nouvelles religions" (CESNUR), un centre d'étude sociologique sur les sectes.

http://fr.osce.org/index.php?option=com_content&task=view&id=42&Itemid=70

Comme on ne perd jamais sont temps en lisant les textes de monsieur Introvigne voici un extrait (mais tout est à lire) de son interview. Cet extrait est particulièrement important pour les "traditionalistes" mais aussi pour les "progressistes" français, bien qu'ils ne soient nommés ni les uns, ni les autres :

"Le pape a indiqué cinq risques pour la liberté religieuse. Le premier concerne une équivoque possible sur ce qu'est exactement la liberté religieuse. Rappelant son Message pour la Journée mondiale de la Paix 2011, le pape fait allusion aux discussions qui existent aussi à l'intérieur de l'Eglise catholique sur l'interprétation correcte de la déclaration sur la liberté religieuse "Dignitatis Humanae" du concile Vatican II, également citée à plusieurs reprises dans le discours du 10 janvier. On en a un exemple dans les réactions à l'annonce d'une nouvelle rencontre à Assise. La liberté religieuse a souvent été confondue avec le relativisme, c'est-à-dire avec la thèse selon laquelle il n'existerait pas de vérité religieuse, et le choix d'une religion ou d'une autre religion serait plus ou moin indifférent. Au contraire, comme Benoît XVI le rappelle dans son encyclique "Caritas in veritate" au paragraphe 55, "la liberté religieuse ne veut pas dire indifférence religieuse et n'implique pas que toutes les religions soient équivalentes. (Traduction de Anita S. Bourdin pour l'agence Zenit).


J'adresse à monsieur Introvigne, dont je sais qu'il lit mon blog à l'occasion, mes plus vives félicitations. En avant pour les droits de l'homme !

9.5.11

Droit souverain de l'État en matière religieuse et liberté religieuse

Dans un discours à l'Académie pontificale des sciences sociales Benoît XVI fait la distinction entre droit fondamental et universel à la liberté religieuse et liberté "souveraine" de l'État en matière de religion.

http://www.zenit.org/article-27806?l=french

Voici comment la journaliste madame Anita Bourdin relate ce discours :

Pour Benoît XVI, « les racines de la culture chrétienne demeurent profondes en Occident », et si « chaque État a le droit souverain de proclamer sa législation et d'exprimer, sur le plan législatif, des attitudes différentes à l'égard de la religion », il ne doit pas moins respecter « ce droit fondamental qu'est la liberté religieuse » et la liberté de culte.
Le droit souverain de l’État en matière de religion, c’est un droit que personne ne juge. « Souverain », c’est-à-dire au-dessus de toute autorité. Cela signifie que l’État bénéficie en ce domaine d’une liberté qui n’est restreinte que par le droit naturel (les dix commandements, la Déclaration universelle des droits de l’homme). Ainsi l’État pourra avoir une religion d’État, il pourra avoir un régime d’accord avec certaines religions et dans ces cadres organiser ses relations avec les religions comme bon lui semblera.

Il ne pourra cependant pas exclure en raison de la liberté religieuse, que l’État lui-même change de religion ou les modalités de ses relations avec les religions.

Car en aucun cas l’État ne peut violer la liberté religieuse, y compris la sienne. La liberté religieuse droit universel de l’homme doit être respectée dans ses corollaires (droit de changer de religion, non intervention dans les affaires de conscience, abstention en matière théologique, non financement des cultes par le Trésor public, non organisation des cultes par l’État, respect de la laïcité et de la « cléricité »).

Je propose le néologisme de « cléricité » qui serait le symétrique de la « laïcité », de même que les laïcs ont le droit de s’organiser comme ils l’entendent sous l’égide de la raison universelle par conséquent dans le respect des buts des sociétés enviségée, les clercs ont le droit de diriger religieusement les fidèles que se confient en eux. Il les dirigent dans l’indépendance de l’État, dans la mesure de la raison universelle de l'homme. Car ils sont, dans leur domaine aussi, sous l’égide de la raison universelle de l’homme.

13.9.11

12 septembre : Saint Nom de Marie

Aujourd'hui, c'est la fête du Saint Nome  de Marie. Cette fête avait été supprimée par les laïcistes sévissant au Vatican à cette époque (1970), elle a été rétablie par le bienheureux Jean-Paul II. Cela illustre que les "traditionalistes" qui avaient gardé, cette fête n'étaient les horribles que le clergé décrivait alors. Les "traditionalistes" défendaient leur liberté religieuse.

C''est en effet le 12 septembre 1683 que Vienne en Autriche, assiégé par les Ottomans islamistes fut délivrée par la Vierge des vierges. Pour la célébrer nous avons un remarquable article d'Anita Bourdin de Zenit :

http://www.zenit.org/article-28902?l=french


Voici un extrait de l'article :



"De nombreux saints ont honoré le Nom de Marie. Le grand saint Ambroise de Milan (+397) écrivait : « Votre nom, ô Marie, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce! »
Saint Bernard de Clairvaux (+1153 ) y voit un refuge dans le combat spirituel: « Le seul nom de Marie met en fuite tous les démons ».

Saint Bonaventure (+1274) prie ainsi la Vierge Marie : « Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu ! Qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! »

Et le bienheureux Henri Suzo (+1365) s’exclame : « O nom plein de suavité ! O Marie ! Qui êtes-Vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? »

Benoît XVI a recommandé l’invocation du Nom de Marie pour la conversion des baptisés lors de l’angélus du 12 septembre 2010 : « A la Vierge Marie, dont le Très Saint Nom est célébré aujourd'hui dans l'Eglise, nous confions notre chemin de conversion à Dieu ».




Par un paradoxe que les esprits asservis aux fondamentalismes et aux laïcismes (qui ne sont qu'un fondamentalisme à l'envers),  ne peuvent saisir, le roi Jean Sobiesky a défendu la laïcité et la liberté religieuse.


C’est donc bien la liberté que nous célébrons aujourd’hui. Saint Marie, la Sainte Vierge nous rend libres !

Et voici un autre extrait qui nous explique comment, intercédant pour nous,  elle nous rend libres :

Les troupes conduites par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine attaquèrent les Ottomans à l’aube du 11 septembre. Un soleil splendide éclairait les deux armées dont dépendait le sort de l’Europe. Les cloches de la ville sonnaient depuis le matin. Les femmes et les enfants priaient dans les églises, implorant l’aide de la Vierge Marie. Et le soir, l’étendard du grand vizir était tombé aux mains de Sobieski.
Célébrons donc aujourd'hui le Saint Nom de Marie.