22.1.09

Levée de l'excommunication des lefebvristes : les médias ne respectent pas la liberté religieuse.

On fait beaucoup de bruit à propos de la levée d'excommunication des évêques lefebvristes par le pape Benoît XVI. C'est "Il Giornale" une publication italienne qui a révélé cette information.

L'excommunication étant une peine, cette peine est rapportée à l'avenir. C'est un peu comme si on libérait un détenu en rapportant la décision l'ayant condamné. Bien sûr le passé est le passé, l'avenir est l'avenir. Il n'y a rien d'extraordinaire à comprendre dans cette affaire. Les évêques ne seront plus excommuniés dès que la décision du pape sera publiée.

Il ne s'agit donc pas de "désavouer" ses prédécesseurs, mais d'une nouvelle politique pénale. Les choses évoluent, les événements se déroulent, l'histoire avance. Point c'est tout.

Espérons que nos frères séparés intégristes reviennent bientôt à l'Église.

D'ailleurs selon l'article, la levée de l'excommunication est sans conditions, mais il est demandé aux évêques lefebvristes cesser certaines de leurs façons.

Sur ce point le paragraphe de l'article d'Il Giornale suivant pour lequel je risque une traduction est éclairant :

Nel giugno scorso il cardinale Darío Castrillón Hoyos, presidente della Pontificia commissione «Ecclesia Dei», aveva posto a monsignor Fellay condizioni per proseguire il dialogo con la Fraternità, chiedendo ai lefebvriani «l’impegno a una risposta proporzionata alla generosità del Papa», a «evitare ogni intervento pubblico che non rispetti la persona del Santo Padre e che possa essere negativo per la carità ecclesiale», a «evitare la pretesa di un magistero superiore» a quello del Papa, e di «non proporre la Fraternità in contrapposizione alla Chiesa». Infine, l’impegno «a dimostrare la volontà di agire onestamente nella piena carità ecclesiale e nel rispetto dell’autorità del Vicario di Cristo».

"En juin dernier le cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la commission "Ecclésia Dei" avait posé des conditions pour la poursuite du dialogue en demandant aux lefebvristes "l'engagement de répondre de façon proportionnée à la "générosité du pape". et d'éviter toute intervention publique "qui ne respecte pas la personne du Saint Père" et puisse être "négative à l'égard de la charité ecclésiale." l'engagement "d'éviter la prétention d'être un magistère supérieur [à celui du pape]" et de ne pas "poser la Fraternité en opposition à l'Église. Enfin l'engagement "de faire montre d'une volonté "d'agir sincèrement dans la pleine charité ecclésiale et dans "le respect de l'autorité du Vicaire du Christ."

Espérons que cette demande, elle aussi pleine de bon sens, sera satisfaite sans condition par les évêques et les prêtres de la FSSPX.

J'ajoute que la liberté religieuse interdit les commentaires odieux de nos médias. Personne ne peut juger le pape et s'immiscer dans les affaires de l'Église. Il s'agit du respect des convictions religieuses des catholiques pour lequel le pape représente la volonté de Dieu. La constitution française, le droit naturel et les déclarations des droits de l'homme interdisent les commentaires immondes du monde médiatique.

21.1.09

Aux sources de la tyrannie : le positivisme juridique

Selon une dépêche de zenit Mgr Shooyans une terrible menace grandit. Cette menace est dirigée contre le nations et contre les droits de l'homme :

"C'est ce qui se passe sous le simulacre de la mondialisation, qui mérite toute notre vigilance. En effet, dans l'esprit de ceux qui adhèrent à cette conception purement positiviste du droit, la loi n'est pas au service des hommes ni de la communauté humaine; elle est seulement au service de tel ou tel centre de pouvoir. Ce peut être une nation comme les Etats-Unis, mais ce peut être surtout l'alliance des volontés qui complotent aux Nations unies, avec l'appui de nombreuses ONG, et aussi de quelques sociétés secrètes, comme la franc-maçonnerie. Ce qui montre que le droit international a tendance aujourd'hui à prévaloir sur les droits nationaux, à les écraser, car ceux-ci sont peu à peu désactivés. C'est terrible! Nous sommes entrain d'assister à l'émergence d'un droit international tyrannique parce que purement positiviste, ignorant les droits humains inaliénables proclamés en 1948."

Selon Mgr Shoonans, le prophète de ce droit positiviste qui n'a de droit que le nom puisque le droit est la science du juste qui a comme fondement le juste et non de la volonté arbitraire des gouvernants, est Kelsen (1881-1973).

Mais les théories de Kelsen ne sont que le dernier avatar célèbre du positivisme en matière de droit.

Étrange destinée que celle du positivisme qui de Comte à Maurras reprend les théorie volontaristes selon lesquelles le droit a pour fondement une volonté arbitraire non fondée sur la raison ("droit" islamique, Duns Scott, Occam, marxisme...)

Aujourd'hui s'ajoute le risque de la mondialisation de la tyrannie. La tyrannie ne pourra être fuie d'un pays dans un autre, le monde entier sera sous la domination de la tyrannie par le biais de l'ONU.

Cette alliance des volontés contre le droit naturel dénoncée par Mgr Shoonans est un complot contre les droits humains, notamment, selon moi, la liberté religieuse socle de tous les droits humains car fondée sur le premier commandement donné à Moïse et transmis au genre humain tout entier.

Cette alliance des volontés est dirigée contre l'identité des nations, contre la liberté religieuse (financement de l'islam par les États), contre le droit à la vie.

C'est pourquoi j'invite tous mes lecteurs qui le peuvent à participer à la marche pour la vie du 25 janvier pour le droit à la vie de tous les êtres humains.

http://enmarchepourlavie.info/



Le 25 janvier 2009 à 14 heures 30 place de la République.

20.1.09

Collaboration Israël-Vatican au sujet des manuscrits "juifs"

Selon une dépêche de zenit, la bibliothèque vaticane en collaboration avec la "Jewish national and university library" de Jérusalem vient de publier un catalogue des manuscrits hébreux de la bibliothèque vaticane.

La bibliothèque hiérosolymitaine est dirigée par M. Benjamin Rischler et le travail a été effectué par M. Beit-Arié avec la collaboration de madame Pasternak.

Il semble qu'il s'agit du microfilmage de tous les manuscrits écrits en hébreu ou plus précisément en caractère hébraique (y compris, semble-t-il, d'autres langues que l'hébreu donc, mais en caractères hébraïques) de la bibliothèque.

Ce catalogue est le fruit d'un travail de plusieurs années et de collaboration entre le Saint Siège et l'Etat d'Israël.

19.1.09

Affaire Aussaresses : quand, pour la Cour de cassation, "excuse" est "apologie"

La Cour européenne des droits de l'homme vient le 15 janvier 2009, de rendre sa décision dans l'affaire Aussaresses.

On se souvient que ce général avait publié un ouvrage de souvenirs sur la guerre d'Algérie. Dans cet ouvrage il admettait les tortures et les exécutions sommaires. Il ne se disait pas fier de l'avoir fait, mais il donnait un certain nombre d'excuses à son action.

Aussarresses avait été attrait devant les tribunaux par la Ligue des droits de l'homme et d'autres association du même genre. Les magistrats français avaient relevé à la charge du général notamment le passage suivant :

"Moi qui ne juge personne et surtout pas mes ennemis d'autrefois, je me demande souvent ce qui se passerait aujourd'hui dans une ville française où, chaque jour, des attentats aveugles faucheraient des innocents. N'entendrait-on pas, au bout de quelques semaines, les plus hautes autorités de l'Etat exiger qu'on y mette fin par tous les moyens ?"

Ce que nos juges français interprêtent, ainsi :


"Paul Aussaresses se démarque d'autant moins de son passé qu'il laisse entendre que de telles pratiques pourraient à nouveau être employées dans des situations de crise grave ; qu'il dit en effet dans son avant-propos (page 10) "

Cette interprétation est malveillante. Le général se contente de croire que "les plus hautes autorités de l'Etat" pourraient réitérer leurs forfaits. Cela n'est pas une apologie, c'est la la crainte d'un fait. L'auteur veut se trouver une excuse en ce que les tortures et les exécutions sommaires étaient commandées.

Les juges français pour justifier leur décision distinguent "l'apologie" (qui fait partie de la définition légale du délit) de "l'éloge" et de la "provocation directe", ils assimilent apologie à justification. Or les juges français ne s'expliquent nullement sur la distinction entre "justification" et "excuse", pour tout dire, ils ne l'évoquent pas.

Si je justifie une action, je la dis juste. Si je l'excuse, je la dis coupable et illicite, mais je vais trouver des excuses aux auteurs.

Les avocats très souvent tentent d'excuser leurs client sans justifier l'action coupable, faudrat-il interdire la plaidoirie des avocats ?

La juridiction française de cassation justifie ainsi sa décision et celles des juridictions inférieures :

"Qu'en présentant comme susceptibles d'être justifiés des actes constitutifs de crimes de guerre, l'écrit doit être considéré comme en ayant fait l'apologie ;"

Or le général Aussaresses n'a pas justifié, mais excusé ses actes.

Le général Aussaresses ne s'était pas pourvu devant la CEDH, mais seulement les éditeurs qui avaient été condamnés sur des motifs encore plus burlesques.

La décision de la CEDH renvoie aux organes législatifs et juridictionnels internes sur la question de la définition du délit. Elle a décidé :

"Comme elle ["elle" : la Cour] l'a à plusieurs reprises indiqué, il incombe au premier chef aux autorités nationales, notamment aux cours et tribunaux, d'interpréter et d'appliquer le droit interne ainsi que, le cas échéant, les dispositions de droit international auxquelles il renvoie" (p. 18)

Il y a donc urgence à modifier la définition légale et juridictionnelle de "l'apologie" qui ne doit pas être confondue avec "l'excuse".

La fréquence des condamnations de la France à la suite des décisions de ses juges violant les droits de l'homme est inquiétante.

17.1.09

L'hormone de croissance : un cas de dysfonctionnement judiciaire

Après Outreau, après tant et tant de décisions tragi-comiques, la justice française vient encore de s'illustrer à propos de l'hormone de croissance :

"une relaxe générale avait été décidée à l'encontre de ces responsables médicaux jugés pour la mort de 117 jeunes traités dans les années 1980 à l'hormone de croissance et qui avaient développé la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Près de vingt ans après le premier cas en France, six responsables du domaine médical et pharmaceutique comparaissaient pour "négligence" dans la collecte, l'extraction et le conditionnement de cette hormone, fabriquée à l'époque à partir de l'hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres." selon le Point.

Songeons-y cette hormone de croissance était prescrite non à des malades, mais à des personnes en bonnes santé mais trop petites (ou se jugeant telles). Elles étaient jeunes, parfois adolescentes, elles sont mortes dans d'atroces souffrances de la maladie de Kreuzfeld-Jacob, sans raison, mais ont fait la fortune de certains, car personne n'a rendu l'argent.

Après vingt ans d'instruction environ (d'autres disent dix-huit ans) le tribunal a prononcé en dix minutes une relaxe générale.

L'hormone était prélevée sur des cadavres morts en gériatrie (vieillesse).

Ce qui laisse perplexe, c'est la longueur de l'instruction : dix-huit ans. C'est un dysfonctionnement énorme qui disqualifie la justice française.

16.1.09

Nouveau drame magistratique. Monsieur Schmitt visé

Monsieur Philippe Schmitt s'est vu écarté de la reconstitution de l'assassinat de sa fille Anne-Lorraine par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur ce crime.

En 2008 a vu le jour une xième réforme de l'École nationale de la magistrature, ayant pour objectif de repérer les magistrats humains.

Mais manifestement la juge fait partie d'une promotion antérieure.

Attention les magistrats des promotions antérieures sont très susceptibles, leur susceptibilité passe chez certains, avant leur souci d'humanité et de justice. Dans ce cas la liberté de parole de monsieur Schmitt a reçu son salaire.

Les magistrats français sont formés à se croire supérieur au vulgum pecus, ils croient détenir leur autorité de leurs talents et de leur science (fort minces pourtant), alors qu'ils la tiennent de Dieu. S'il prenaient conscience de cette vérité, ils seraient plus humains, moins susceptibles et plus dignes.

L'oeuvre de la justice, c'est la paix.

Pourquoi il ne peut y avoir de "catholique de l'année"

On trouve sur Internet, la voiture de l'année, le produit de l'année, le camion de l'année, mais aussi la "femme de l'année" en neuf catégories et l'homme de l'année.

Le Salon beige a organisé un sondage en proposant cinq personnalités catholiques ayant marqué l'année 2008. Trois hommes et deux femmes, presque la parité.

Pourtant cette sélection est illicite.

D'une part l'Eglise est une société hiérarchique et il me semble que seuls les évêques pourraient organiser un tel concours, s'il était licite.

Mais de plus cela est illicite.

En effet, l'adjectif de "catholique" est sacré et personne ne peut juger un catholique en cette qualité.
"Il n'est pas besoin de qualificatifs pour signifier la profession du catholicisme; à chacun il suffit de dire:
Christianus mihi nomen, catholicus cognomen". Ecrit Benoît XV dans son encyclique Ad Beatissimi du 1er novembre 1914.


"Mon nom est "chrétien" et mon prénom est "catholique." (traduction personnelle proposée)

Il n'existe pas de catholique éminent, de super ou d'infra catholique, il y a des catholiques, point c'est tout.

15.1.09

Au coeur de la bouderie : la prière pour les Juifs

Pour la publication italienne des jésuites intitulée "Popoli", le grand rabbin de Venise a écrit un article où il explique que les rabbins italiens ne participeront pas à la journée "de l'hébraïsme" du 17 janvier.

Les rabbins reprochent au pape d'avoir réautorisé la prière pour les Juifs du Vendredi Saint. On sait que cette prière a été modifiée pour être agréable aux rabbins.

En réalité elle n'a pas été réautorisée puisqu'elle ne peut être interdite faisant partie d'un missel approuvé par le Saint Siège, il ne peut être "interdit", même par un pape ultérieur. La prière approuvée est exempte de faute morale ou théologique.

Un membre de la hiérarchie du Vatican a fait observer que le Saint Siège ne s'offense pas des prières contre les chrétiens. Le rabbin Marchetti répond qu'en mentionnant "ceux qui s'inclinent devant les idoles" et "les calomniateurs" et les "hérétiques", ils ne désignent pas les chrétiens, à moins que ceux-ci ne se sentent concernés.

Faisons remarquer à monsieur le rabbin Marchetti, que même s'ils ne désignent pas les chrétiens (ce qui reste à prouver) ces termes désignent des êtres humains peu aimables, voire détestables et désignés en tant qu'ils sont peu aimables voire détestables et alors qu'ils font partie de l'humanité.

Monsieur le rabbin Marchetti reproche aussi au pape de constater que le dialogue n'est possible qu'au niveau des cultures et impossible au niveau des contenus des fois.

Qu'il songe seulement, qu'il refuse le dialogue au niveau des fois et des cultures, car il reproche le contenu de ses prières à l'Église.

Tout cela est donc contradictoire et dénote une colère qui même contenue, n'est pas bonne conseillère.

Enfin, Monsieur le rabbin annonce que sa bouderie n'est pas définitive et que le dialogue pourra reprendre. Espérons que ce sera l'année prochaine, car il précise que le dialogue est interrompu "au moins pour cette année".

14.1.09

Sanctuaire intérieur, éducation une pensée d'Edith Stein

Le sanctuaire intérieur que tout être humain possède est le fondement de la liberté religieuse et de la dignité de l'homme.

Nous sommes en société, mais nous sommes aussi seuls avec Dieu et nous passerons tous seuls dans l'autre vie.

Voici ce qu'en disait Edith Stein qui appliquait cette vérité à l'éducation, selon un dépêche de zenit :

"Edith Stein envisage l'homme comme une unité de corps, d'âme et d'esprit et montre que l'homme possède une intériorité inviolable qui est le fondement de sa dignité, l'espace sacré de la rencontre avec Dieu et, inséparablement, le lieu de la conscience depuis lequel peuvent s'élever de libres décisions et un authentique dialogue avec le monde. Former un homme, c'est avoir l'audace de servir cette intériorité. Edith Stein donne une formulation très lumineuse de ce lien entre intériorité et éducation lorsqu'elle écrit : « c'est la vie intérieure qui est le fondement ultime : la formation se fait de l'intérieur vers l'extérieur. »


Il est remarquable que c'est encore une femme qui vivait intensément cette vérité. Elle y ajoutait par rapport au message de madame Bruyère (abbesse de Solesme) que ce temple intérieur, cet espace intérieur est en dialogue avec le monde.

C'est une méditation sur le 1er commandement donné à Moïse, qui fonde la liberté religieuse.

Publicité mensongère : « Dieu n'existe probablement pas »

Selon une dépêche de zenit du 12 janvier 2009, une organisation athée a fait placardé une affiche pour environ 150 000 €.

Sur cette affiche on peut lire :

"Dieu n'existe probablement pas, profitez de la vie."

Un astucieux opposant à cette campagne poursuit l'organisation pour publicité mensongère (seuls les Britanniques pouvaient avoir cet humour).

Il reproche à la campagne de ne pas prouver que Dieu n'existe probablement pas. Il faut que les publicitaires prouvent que leur slogan n'est pas mensonger.

La plainte a été enregistrée et le dossier est en cours d'instruction.

Moi j'aurais ajouté : "profitez de la vie", songez-vous à ce que vous dites malheureux ? Tous les gens qui veulent vos biens, votre conjoint, votre vie seront ravis de croire que Dieu n'existe probablement pas.

Cela va être la jungle, plus de vérité, plus de justice, plus de bien, l'enfer sur terre.

Dans le fond il vaut mieux savoir que Dieu existe, c'est rassurant on peut mieux profiter de la vie en se disant qu'une justice forte comme la mort rétabliera tout et qu'un amour fort comme la mort guerrira tout.