10.11.06

Liberté et bien deux notions indissociables

Si l'on prend comme principe la "liberté" des francs-maçons, qui est une liberté absolue de l'être humain, même par rapport à la vérité connue et à la morale, il n'existe aucun argument, du moins doctrinal, contre l'idéologie homosexuelle.


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C'est exactement la problématique de F. Bayrou qui ne veut pas entendre parler de religion ou de morale en politique. "Je ne mélange pas l'ordre de la loi et la conception que chacun se fait de la morale. [...]" dit Bayrou dans Famille Chrétienne.

Il réclame de l'homme que sa morale, sa vérité personnelles d’un côté ; l'ordre de la loi de l’autre, soient deux domaines tout aussi arbitraires. C’est du volontarisme comme disent les moralistes. Deux choses sans communication coexisteraient dans le même esprit. Ces deux choses ne sont unies que par la volonté commune de ne reconnaître aucun bien. L’être humain est invité à vivre par delà le bien et le mal. Cette doctrine est terrifiante, inhumaine.

A l'inverse la doctrine du bien commun et de la dignité de l'homme concilie la juste liberté, avec une donnée objective et obligatoire : le bien commun dont il est impossible de s'affranchir en politique.

Le bien, qui est le but de toute la morale, s'impose à tous, y compris au législateur.

Comme l'a écrit PEF hier sur le Salon Beige "Il aura fallu arriver à notre époque pour entendre des édiles refuser cyniquement de mélanger l'action publique et la morale." Je crois savoir que Monsieur Bayrou est professeur de philosophie. Or parmi les philosophes Nietzsche continue ses ravages dans de nombreux esprits (dont d’ailleurs parfois ceux de « catholiques tradis »).

Monsieur Collin dans l’Homme Nouveau touche le problème central de la république. Il semble aujourd’hui qu’elle vive, comme Monsieur Bayrou ou Monsieur Chirac du volontarisme maçonnique, à mon avis une réforme intellectuelle et morale réclame qu’elle se fonde sur une morale du bien qui fonde la loi, jointe à une liberté sociale en matière de religion et de philosophie.

Cet examen de conscience ne concerne pas seulement la république, hélas ! Nous autres aussi devons faire notre examen de conscience à ce propos.

Il est opportun de (re)lire sur ce sujet le discours de Ratisbonne du 12 septembre 2006 et Dignitatis Humanae de Vatican II. Deux textes dont il convient de scruter le sens.

1 commentaire:

Marie a dit…

Que Bayrou fasse fi de la religion en politique, d'accord. J'espère qu'il se positionnera contre le projet de Sarko de modifier la loi de 1905 sur la laïcité.

Mais la morale???? J'avoue que je ne comprends son point de vue.