La façon dont les médias, les milieux ecclésiastiques et les différentes parties prenantes des milieux religieux (y compris les milieux israélites) était unanime : Benoît XVI fait un geste en faveur de l'ancien rite et des anciennes prières catholiques.
Comme un imbécile j'adhérais à ce mensonge. Je me suis dit "Denis, il faut que tu lises ce motu proprio." Et là surprise ! ! ! Il n'existe aucune traduction officielle du latin en aucune langue vivantes. D'habitude le site du Vatican traduit en anglais, français, allemand, espagnol et italien au moins. Sauf erreur ou omission, je n'ai trouvé aucune traduction officielle.
J'ai donc pris la traduction du site du diocèse de Vannes. Puis, comme je me méfie, j'ai refait la traduction d'un paragraphe à l'aide de mon pauvre latin.
Et après lecture, énorme surprise : le Motu Proprio Summorum Pontificum interdit en fait la messe de saint Pie V comme prière "officielle", c'est-à-dire paroissiale, diocésaine, soit comme prière de "droit commun".
Sous l'empire du Motu Proprio "Ecclesia Dei Afflicta"de Jean-Paul II (1988) les "traditionalistes" étaient autorisés à utiliser le missel de saint Pie V tous les jours de l'année et à leur choix. Ils étaient libres et faisaient ce qu'ils voulaient.
Ecclésia Dei est abrogé.
[quote]Tout ce que j’ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j’ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires.[/quote]
Le Motu Proprio Ecclesia Dei Afflicta du regretté Jean-Paul II est abrogé à compter du 14 septembre.
Donc à compter du 14 septembre 2007 et pour la Semaine Sainte 2008, il est interdit de célébrer les triduum pascal dans le rite de Jean XXIII. Aucune dérogation ou autorisation n'est possilbe.
Donc le prêtre qui célèbre sans peuple ou avec un groupe d'amis qui lui demande d'assister à sa messe doit abandonner le missel du Bx Jean XXIII le triduum pascal (Jeudi, Vendredi et Samedi Saints).
Pourquoi ? parce que cette messe est la seule qui peut être célébrée sans autorisation et sans condition spéciale SAUF pour les triduum pascals.
Il est vrai que l'article 3 prévoit la possibilité de célébrer librement le missel (y compris donc pour les triduum sacré), cela est exclusivement réservé à ces communautés particulières, DANS LEURS ORATOIRES PROPRES, MAIS PAS AILLEURS. De plus, il faudra donc un texte spécial l'autorisant, de la part de leurs supérieurs majeurs. Cette autorisation sera donc toujours révocable en cas de changement de Supérieur majeur. Ce rite sera donc précairement autorisé, même dans les communautés particulières.
Mais plus aucune messe paroissiale ne peut être célébrée dans le rite de saint Pie V, ni le rite du bx Jean XXIII.
Enfin, la messe selon l'ancien missel pourra être célébrée dans les paroisses (PAROISSES), mais ce ne sera pas la messe paroissiale, où il existe un "groupe stable", sous réserve de l'appréciation du curé, qui le demande.
Et voilà tous nos curés qui célébrent la messe de saint Pie V, hors la loi !
Il leur faudra prouver, après avoir dit la messe paroissiale selon le rite de Paul VI, qu'ils ont un groupe stable de paroissiens qui le leur demande, faute de quoi il leur sera interdit de dire la messe de Saint Pie V, et cela en vertu d'un texte de droit positif : le motu proprio de BXVI.
En tous cas cette messe de saint Pie V ne peut plus jamais être une messe paroissiale, elle est faite pour le groupe et lui seulement.
Si dans une paroisse de quatre cents âmes catholiques, il a dix pratiquants. Le "groupe stable" devra-t-il être composé uniquement de paroissiens résidants ? C'est une interprêtation possible. Si l'on prend cette interprétation on mesure la difficulté, qui sera, de fait, une impossibilité. Le curé ne sera autorisé à célébrer la messe de saint Pie V, que s'il arrive à prouver qu'il a un "groupe stable", qui lui demande spontanément les prières selon l'ancien missel. Il ne pourra donc recruter un groupe, même parmi ses seuls paroissiens (résidants sur sa paroisse), ou alors il se met en infraction. La messe de saint Pie V (ou du bx Jean XXIII) est donc pour la première fois officiellement interdite.
Et attention l'évêque doit veiller à l'application du motu proprio. Il ne pourra plus fermer les yeux sur les prières de ses curés. Il devra en vertu du canon 392 selon lequel :
(...) l'Evêque est tenu de promouvoir la discipline commune à toutes l'Eglise et en conséquence il est tenu d'urger l'observation de toutes les lois ecclésiastiques.
Il devra donc veiller à ce que le curé ne célèbre pas la messe selon l'ancien rite.
Le pape "traditionaliste" le leur fait remarquer : il faudra faire la chasse aux curé saint Pie V ! C'est leur nouveau devoir de conscience.
De même il est maintenant strictement interdit aux prêtres de la FSSPX (lefebvriste) de célébrer la messe dans une église catholique. Et cela en vertu de la volonté expresse du pape.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
Alter Fuchs ! Un vieux renard ce Benoît XVI !
Bref, cher amis intégristes, vous vous êtes fait prendre pour des imbéciles, par le pape, par les médias et par les "progressistes" (à moins que, plus vraisemblablement ces groupes ne soient constitués plutôt que d'imbéciles, de paresseux qui n'ont pas lu). Ne doutez pas cependant que les évêques, eux, liront et ils se trouveront chargés de nouveaux péchés s'il ne luttent pas contre la messe traditionnelle.
Bien plus strict que Paul VI ou même Jean-Paul II dans leurs luttes contre le rite ancien (Jean-Paul II ne luttait d'ailleurs pas). Bien plus sévère que Paul VI qui n'avait établi aucun texte juridique. Il réserve le rite ancien à certains, dans des conditions très strictes. Ce rite peut être interdit à tout instant.
Reste une question peut-on interdire des prières quand on est pape ? L'Eglise est une société de droit. Le pape n'a pas tous les droits. Peut-il interdire des prières qui n'invitent pas à une faute ? Car il semble bien que ce que l'on reproche à l'ancien missel, c'est de demander la conversion des personnes adhérants à d'autres religions (seulement le Vendredi Saint d'ailleurs)
Bref, le pape a-t-il la possibilité d'interdire juridiquement certaines prières "innocentes" ?
Cela pourrait faire l'objet d'un autre post. En attendant méditons sur la façon dont nous sommes informés (y compris, horresco referens, par le Saint Siège) et comment nos groupes partisans ("intégristes", "progressistes" etc.) sommes manipulés. Un des grands bienfaits d'Internet est de nous permettre d'accéder aux textes directement et non à travers les compte rendus partisans parfois radicalement contraires à la réalité.
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4.8.07
14.4.13
Peut-il y avoir deux formes d'un même rite ? ou deux usages d'un même rite ?
Je lis sur le site "Pro liturgia" et cela se répète un peu partout, que le Pape Benoît XVI dans "Summorum pontificum" aurait enseigné que dans l'Église romaine, il y aurait deux formes d'un même rite.
Le pape Benoît XVI dans "Summorum pontificum" ne dit pas qu'il existe dans l'Église romaine deux formes d'un même rite.
Après avoir confirmé que la liturgie est l'expression de la foi, il poursuit en constatant qu'il ne peut donc y avoir division de la "lex credendi" (il n'y a qu'une foi). Il en conclut que c'est la mise en œuvre de l'unique rite romain puisqu'il ne peut y avoir deux fois.
Il ne s'agit pas de deux formes d'un unique rite, mais deux usages d'un unique rite.
Voici ce que dit le texte latin
Comment peut-il y avoir « double usage d'un seul rite » ? Cette expression a-t-elle un sens intelligible, est-elle cohérente ?
Le pape Benoît XVI dans "Summorum pontificum" ne dit pas qu'il existe dans l'Église romaine deux formes d'un même rite.
Après avoir confirmé que la liturgie est l'expression de la foi, il poursuit en constatant qu'il ne peut donc y avoir division de la "lex credendi" (il n'y a qu'une foi). Il en conclut que c'est la mise en œuvre de l'unique rite romain puisqu'il ne peut y avoir deux fois.
Il ne s'agit pas de deux formes d'un unique rite, mais deux usages d'un unique rite.
Voici ce que dit le texte latin
« Hae duae expressiones “legis orandi” Ecclesiae, minime vero inducent in divisionem “legis credendi” Ecclesiae; sunt enim duo usus unici ritus romani. »
Ce que je traduis :
« Ces deux expressions de la "loi de la prière" de l'Église, induisent, à la vérité le moins du monde, [litote] une division de "loi de la croyance" de l'Église ; en effet, ils constituent deux usages de l'unique rite romain. »
Et voici la traduction officielle :
« Ces deux expressions de la « lex orandi » de l’Église n’induisent aucune division de la « lex credendi » de l’Église ; ce sont en effet deux mises en oeuvre de l’unique rite romain. »
Je ne vois pas que "usus" puisse être traduit par "mises en œuvre".
Donc dans « Summorum pontificum », il n'y a pas l'expression "deux formes de l'unique rite".
En revanche dans la lettre d'accompagnement du "Motu proprio" du 7/7/7, il y a l'expression « Forma extraordinaria » :
« La dernière version du Missale Romanum, antérieure au Concile, qui a été publiée sous l’autorité du Pape Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n’est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s’il s’agissait de « deux Rites ». Il s’agit plutôt d’un double usage de l’unique et même Rite. »
1) Le fait que la messe ait été dite dans la version éditée par Jean XXIII n'entraîne pas que les rites plus anciens seraient interdits, car, édités par des Papes, ils sont inerrants. Donc en vertu du droit de l'homme à la liberté religieuse ne peuvent pas être interdits, même si, de fait, ils tombent en désuétudes.
2) On lit l’expression « Forma extraordinaria » dans ce texte, mais plutôt comme expression pratique pour désigner l’une des versions (le mot est de moi) du « double usage ». On sent bien l’embarras du Pape qui sait qu’il est impossible qu’il y ait deux rites en raison de l’unicité de la foi et qui a démontré qu’historiquement les Papes, parmi lesquels il veut compter Paul VI, ont toujours respecté les cultures des peuples (or le motu proprio constate que le rite de saint Pie V est intégré à la culture européenne) et surtout les « usages reçus de la tradition apostolique » réception nécessaire à la transmission de la foi. Le motu proprio rappelle qu'il ne peut y avoir de nouveaux rites, mais uniquement réception d'usages traditionnels. Monsieur Madiran rappelait à ce propos qu'il n'y a de tradition que de ce qui a été transmis. Ce qui a été abandonné n'est pas traditionnel. Le Motu proprio semble lui objecter qu'il ne s'agit pas d'innovations, mais de "restauration". L'expression est malheureuse car elle évoque une corruption, un écroulement par un rite édité par un Pape (en l'occurrence saint Pie V). Or le Pape dans sa fonction d'éditeur est inerrant. Il ne peut donc y avoir « restauration » ce qui supposerait que le rite de saint Pie V soit un rite corrompu. Il y a réintroduction d'usages (ou prétendus tels car Mgr Schneider a démontré que ces prétendus usages n'avaient jamais existe), il y aurait donc réintroduction d'usages abandonnés qualifiés de "restauration", ce qui est fort injurieux pour l'éditeur du rite critiqué.
2) On lit l’expression « Forma extraordinaria » dans ce texte, mais plutôt comme expression pratique pour désigner l’une des versions (le mot est de moi) du « double usage ». On sent bien l’embarras du Pape qui sait qu’il est impossible qu’il y ait deux rites en raison de l’unicité de la foi et qui a démontré qu’historiquement les Papes, parmi lesquels il veut compter Paul VI, ont toujours respecté les cultures des peuples (or le motu proprio constate que le rite de saint Pie V est intégré à la culture européenne) et surtout les « usages reçus de la tradition apostolique » réception nécessaire à la transmission de la foi. Le motu proprio rappelle qu'il ne peut y avoir de nouveaux rites, mais uniquement réception d'usages traditionnels. Monsieur Madiran rappelait à ce propos qu'il n'y a de tradition que de ce qui a été transmis. Ce qui a été abandonné n'est pas traditionnel. Le Motu proprio semble lui objecter qu'il ne s'agit pas d'innovations, mais de "restauration". L'expression est malheureuse car elle évoque une corruption, un écroulement par un rite édité par un Pape (en l'occurrence saint Pie V). Or le Pape dans sa fonction d'éditeur est inerrant. Il ne peut donc y avoir « restauration » ce qui supposerait que le rite de saint Pie V soit un rite corrompu. Il y a réintroduction d'usages (ou prétendus tels car Mgr Schneider a démontré que ces prétendus usages n'avaient jamais existe), il y aurait donc réintroduction d'usages abandonnés qualifiés de "restauration", ce qui est fort injurieux pour l'éditeur du rite critiqué.
À aucun moment donc, ni dans le motu proprio, ni dans la
lettre d’accompagnement, je ne lis l’expression « deux formes d’un seul rite ».
Mais je lis « double usage d’un seul rite ».
Comment peut-il y avoir « double usage d'un seul rite » ? Cette expression a-t-elle un sens intelligible, est-elle cohérente ?
Qu’est-ce qu’un rite ? Un rite est une forme
particulière de cérémonie liturgique. Il existe des livres
« rituels » qui décrivent des formes. (Définition du mot
« forme » par le Littré en matière de théologie : « Terme
de théologie. La forme d'un sacrement, les paroles sacramentelles que le prêtre
prononce en le conférant. Les paroles je te baptise.... sont la forme du
sacrement, et l'eau en est la matière. » Le rite est donc bien une
catégorie de forme.
Selon le « Trésor de la langue française », le rite est l’ « Ensemble de prescriptions qui règlent la célébration du culte en usage dans une communauté religieuse. » Selon le Littré les rites sont : l’ « Ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion. » Le rite ou les rites sont donc une catégorie de formes, des usages. Le rite est un ordre. Lorsque l’ordre change, le rite n’est plus le même.
Si les paroles sont différentes, supprimées ou ajoutées, si les gestes ne sont pas les mêmes, les formes, donc les rites, sont différents. Or, le rite de Paul VI, supprime des paroles inscrites dans le rite de saint Pie V (par exemple, il supprime le psaume "Introibo", il supprime en grande partie les prières de l’offertoire, il ajoute des prières absentes du rite de saint Pie V (à la fin du « Pater », autre exemple), il introduit la bénédiction dans le rite de la messe etc. On peut conclure que le spectaculaire et consternant retournement de l’autel (qui, je le concède, n'est pas dans le rite de Paul VI, mais est pratiqué par les innombrables partisans du rite de Paul VI) joint à ces nombreux suppressions et ajouts forment un autre rite, un rite nouveau.
Selon le « Trésor de la langue française », le rite est l’ « Ensemble de prescriptions qui règlent la célébration du culte en usage dans une communauté religieuse. » Selon le Littré les rites sont : l’ « Ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion. » Le rite ou les rites sont donc une catégorie de formes, des usages. Le rite est un ordre. Lorsque l’ordre change, le rite n’est plus le même.
Si les paroles sont différentes, supprimées ou ajoutées, si les gestes ne sont pas les mêmes, les formes, donc les rites, sont différents. Or, le rite de Paul VI, supprime des paroles inscrites dans le rite de saint Pie V (par exemple, il supprime le psaume "Introibo", il supprime en grande partie les prières de l’offertoire, il ajoute des prières absentes du rite de saint Pie V (à la fin du « Pater », autre exemple), il introduit la bénédiction dans le rite de la messe etc. On peut conclure que le spectaculaire et consternant retournement de l’autel (qui, je le concède, n'est pas dans le rite de Paul VI, mais est pratiqué par les innombrables partisans du rite de Paul VI) joint à ces nombreux suppressions et ajouts forment un autre rite, un rite nouveau.
Dès lors, on ne voit pas comment il ne peut y avoir qu’un
seul rite sous deux usages différents.
D’une part ceux qui, comme le site « Pro
liturgia », emploient l’expression « deux formes d’un seul
rite » emploient une expression absente du Motu proprio « Summorum
pontificum », d’autre part, l’expression qui se trouve effectivement
dans le document pontifical selon laquelle il faut distinguer deux usages d’un
seul rite est absurde. Car un rite est une forme, s'il y a deux formes, il y a deux rites.
Je ne prétends pas résoudre le grave problème induit par l’édition
des rites de Paul VI et ceux subséquents de Jean-Paul II, mais je ne peux faire
autrement que de signaler l’incohérence de l’expression par laquelle le Pape Benoît XVI a
prétendu résoudre ce problème des différences manifestement très importantes
entre les deux rites qui doivent pourtant chacun exprimer la même foi en niant l'existence de deux rites.
Je prétends encore moins que le rite de Paul VI exprimerait une autre foi que celui du rite de saint Pie V, quoique certains des partisans du nouveau rite semblent le professer passionnément.
Je ne fais que signaler que l’on ne pourra résoudre le problème en l’escamotant par une expression incohérente. Le grand mérite du motu proprio reste d'avoir mis le problème en évidence.
Sur ce blog, j'ai rappelé à plusieurs reprises, que l'interdiction par le motu proprio du 7/7/7 de l'« usage extraordinaire » lequel "usage" ne serait autorisé que sous certaines conditions, bafoue la liberté religieuse des individus et des sociétés et le droit à la culture religieuse des peuples (dont Benoît XVI constate par ailleurs, dans le même motu proprio, que les cultures européennes et romaines - y compris celles d'Amérique latine et des Philippines - ont intégré ce rite de saint Pie V). La politique liturgique des derniers papes et des épiscopats depuis Jean XXIII s'opposent donc aux droits universels de l'homme.
Je prétends encore moins que le rite de Paul VI exprimerait une autre foi que celui du rite de saint Pie V, quoique certains des partisans du nouveau rite semblent le professer passionnément.
Je ne fais que signaler que l’on ne pourra résoudre le problème en l’escamotant par une expression incohérente. Le grand mérite du motu proprio reste d'avoir mis le problème en évidence.
Sur ce blog, j'ai rappelé à plusieurs reprises, que l'interdiction par le motu proprio du 7/7/7 de l'« usage extraordinaire » lequel "usage" ne serait autorisé que sous certaines conditions, bafoue la liberté religieuse des individus et des sociétés et le droit à la culture religieuse des peuples (dont Benoît XVI constate par ailleurs, dans le même motu proprio, que les cultures européennes et romaines - y compris celles d'Amérique latine et des Philippines - ont intégré ce rite de saint Pie V). La politique liturgique des derniers papes et des épiscopats depuis Jean XXIII s'opposent donc aux droits universels de l'homme.
15.9.07
Conséquence du Motu Proprio les prêtres "saint Pie V" ne peuvent être curés
Du fait du motu proprio les prêtres qui auront été formés à ne dire que la messe selon le rite de saint Pie V, ne pourront devenir curés, vicaires ou évêques.
Car pour dire la messe paroissiale ou la messe pour le peuple de l'évêque il faudra (si l'on considère que le motu proprio est valide) la dire selon le missel de Paul VI.
Il s'ensuit que ceux qui ne veulent célébrer selon l'ancien rite, comme c'est leur droit (à condition que ce ne soit pas une condamnation du rite de Paul VI), que même le pape ne peut leur enlever, ne pourrons jamais accéder aux charges officielles de curé, de vicaire, d'évêque.
Il est vrai que c'était déjà le cas, mais c'était une règle sociologique et non une règle juridique. Le Motu Proprio a tenté d'habiller juridiquement cette interdiction sociologique.
A mon avis, le droit de réciter les prières anciennes n'est pas conféré par le pape, mais par l'Eglise elle-même. Cette autorisation ne peut être enlevée à quiconque du moment que les priètes ont été éditées par un pape. L'édition est valable pour toujours. Le motu proprio Summorum Pontificum n'a donc pas de valeur juridique.
L'obéissance n'est pas violée si l'on récite des prières exemptes d'erreur théologique, ce qui est garanti pas l'édition typique.
Faire dépendre la nomination à un poste officiel du fait d'une volonté arbitraire dans un domaine où elle n'a pas lieu d'être, est un abus de pouvoir.
Car pour dire la messe paroissiale ou la messe pour le peuple de l'évêque il faudra (si l'on considère que le motu proprio est valide) la dire selon le missel de Paul VI.
Il s'ensuit que ceux qui ne veulent célébrer selon l'ancien rite, comme c'est leur droit (à condition que ce ne soit pas une condamnation du rite de Paul VI), que même le pape ne peut leur enlever, ne pourrons jamais accéder aux charges officielles de curé, de vicaire, d'évêque.
Il est vrai que c'était déjà le cas, mais c'était une règle sociologique et non une règle juridique. Le Motu Proprio a tenté d'habiller juridiquement cette interdiction sociologique.
A mon avis, le droit de réciter les prières anciennes n'est pas conféré par le pape, mais par l'Eglise elle-même. Cette autorisation ne peut être enlevée à quiconque du moment que les priètes ont été éditées par un pape. L'édition est valable pour toujours. Le motu proprio Summorum Pontificum n'a donc pas de valeur juridique.
L'obéissance n'est pas violée si l'on récite des prières exemptes d'erreur théologique, ce qui est garanti pas l'édition typique.
Faire dépendre la nomination à un poste officiel du fait d'une volonté arbitraire dans un domaine où elle n'a pas lieu d'être, est un abus de pouvoir.
25.8.12
Deux formes d'un seul rite ou deux rites ? Le pourquoi d'une « trouvaille »
Voici le commentaire de Summorum pontificum :
« Je ne peux que faire mienne les quelques remarques de Paix liturgique, notamment sur le lapsus de Mgr Marini, quand il parle de « rite » ordinaire et de « rite » extraordinaire, entrant ainsi en contradiction avec le texte du motu proprio et laissant vraiment à penser que cette trouvaille « a-liturgique » n’a été mise en place que pour calmer des esprits épiscopaux chagrins. L’important, cependant, est de voir que l’une des plus hautes autorités liturgiques réaffirme clairement que la forme traditionnelle « a aujourd’hui encore tant de trésors à nous offrir ». Dont le principal, le trésor de la garantie de la foi. »
Le blogueur, lorsqu'il parle de "trouvaille" fait allusion à la distinction opérée par le motu proprio Summorum pontificum entre deux formes de l'unique rite romain ; alors que l'on aurait attendu de deux rites romains (celui de saint Pie V et celui de Paul VI).
La « trouvaille » de la distinction entre deux formes du même rite est l’une des astuces pour tenter de se trouver un titre à l’interdiction du rite « antique » (« rito antico » disent les italiens).
La « trouvaille » de la distinction entre deux formes du même rite est l’une des astuces pour tenter de se trouver un titre à l’interdiction du rite « antique » (« rito antico » disent les italiens).
Qui lit bien attentivement le motu proprio du 7/7/7 verra
que ce motu proprio loin d’autoriser, tente d’interdire en général l’usage du
rite antique et ne l’autorise que dans des cas exceptionnels. Pour cela il
croit pouvoir trouver un titre dans l’acceptation « volontiers » du rite de Paul VI. Ce titre est en réalité imaginaire pour plusieurs raisons
dont le fait que le rite de Paul VI aurait été accepté « volontiers » alors
qu’il a été accepté sous la menace de l’enfer et au nom d’une « obéissance »
sans titre juridique ou moral. Ce n’est d’ailleurs pas le principal titre
imaginaire. Le principal est que l’interdiction du rite antique viole la
liberté religieuse des prêtres et des fidèles.
Voici deux posts que j'ai écrit pour défendre la liberté religieuse des catholiques romains :
http://denismerlin.blogspot.fr/2010/02/le-fondement-du-droit-des-fideles.html
http://denismerlin.blogspot.fr/2009/12/une-tres-interessante-remarque-de-labbe.html
Et un dernier pour expliquer pourquoi le motu proprio du 7/7/7 est un relatif échec :
http://denismerlin.blogspot.fr/2012/07/pourquoi-personne-ne-celebre-les-5-ans.html
En réalité, on aurait pu imaginer que le rite antique tombe en désuétude, mais dès lors il n'y aurait plus eu besoin de légiférer sur ce rite…
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