Reflexions engagées et actualités juridiques ou culturelles.
Contre le désordre de la Charte des Nation unies en ce qu'elle a de partial, de guerrier
Pour un ordre public nouveau. « Nihil potestas nisi a Deo » (saint Paul Rm 13,1) Dieu a conféré à tout homme des droits inamissibles. Pour un ordre catholique
Dans laquelle les magistrats reprochent à "D." d'avoir écrit furtivement « Sachez que ce soir je me sens Charlie Coulibaly ».
Les juges soulignent « l'ironie qui ressort des propos », et le fait que « quelles que soient les explications confuses » données par le prévenu, ce dernier « s'identifie à un auteur d'actes terroristes particulièrement graves qu'il contribue ainsi à banaliser ». En associant « Charlie » à « Coulibaly », il « fait un amalgame provocateur entre le symbole de la liberté d'expression qui a couté la vie à des journalistes et un auteur d'actes terroristes auquel il s'identifie ». Cette provocation, ajoute la décision, « pourrait relever de la satire, qui est une forme artistique d'expression, si ‘elle n'avait pas pris une ampleur particulière au regard du contexte (....) ».
Dès lors, « en tenant d'une part, des propos volontairement provocateurs faisant l'amalgame entre la liberté d'expression et des actes terroristes qu'il a ainsi contribué à banaliser, et en décidant, d'autre part, de les publier sur Internet à destination d'un large public auprès duquel il entretient un sentiment d'hostilité à l'égard de la communauté juive », le prévenu « qui ne pouvait ignorer l'impact de ses propos », est déclaré coupable. »
En fait de propos confus, les juges ne sont pas en reste.
1) Le tribunal se dispense de relater les explications de "D." en les qualifiant de confuses. Il les écarte donc sans les discuter et sans même les relater. Cela le dispense de la réfutation.
2) Le tribunal prétend nous donner son interprétation authentique et exclusive. Mais à quel titre prétend-il donner des explications exclusives de toute autre en passant sous silence celles du prévenu ?
3) D'où le tribunal tient-t-il, en dehors de toute condamnation judiciaire, que Coulibaly est un auteur d'actes terroristes ?
4) Je ne vois pas comment la satire change de nature en prenant une ampleur particulière.
Je ne suis pas d'accord sur le fond avec Vincent Reynouard, d'abord je ne suis pas nationaliste, ensuite je ne suis pas socialiste enfin je considère Hitler comme un provocateur porté au pouvoir par les USA.
Monsieur Reynouard, qui se prétend Juif, a déjà séjourné en prison pendant 9 mois environ pour délit d'opinion. Il mérite donc notre compassion. Il ne faut pas que cela se renouvelle.
En outre, on ne peut faire semblant d'ignorer les discours de monsieur Reynouard car ils constituent de véritables départs de réflexion de libération des tabous, de libération de l'hystérie qui règne universellement depuis 1941 environ.
Voici le commentaire que j'ai posté sur youtube sous sa vidéo:
Vous dites exiger la reddition sans condition, c'était le droit des US ! Pensez-vous vraiment qu'il soit juste qu'un peuple exige qu'un autre peuple se soumette à lui sans condition ce qui signifie l'anéantissement de la souveraineté de l'État ennemi, c'est-à-dire de l'organisation juridique de la nation ennemie ? Franchement je me pose la question au point de vue du droit des peuples (droit des gens) et de l'ordre public international. Cela me semble plutôt ressembler à la loi du plus fort qu'au droit.
Voici ce qu'enseigne le Compendium de doctrine sociale au sujet du droit des nations :
« d) Droits des peuples et des nations
157 Le domaine des droits de l'homme s'est élargi aux droits des peuples et des nations: 325 de fait, « ce qui est vrai pour l'homme l'est aussi pour les peuples ».326 Le Magistère rappelle que le droit international « repose sur le principe de l'égal respect des États, du droit à l'autodétermination de chaque peuple et de leur libre coopération en vue du bien commun supérieur de l'humanité ».327 La paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l'homme, mais aussi sur celui des droits des peuples, en particulier le droit à l'indépendance.328
Les droits des nations ne sont rien d'autre que « les “droits humains” considérés à ce niveau spécifique de la vie communautaire ».329 La nation possède un « droit fondamental à l'existence »; à « garder sa propre langue et sa culture, par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j'appellerai sa “souveraineté” spirituelle originelle »; à « mener sa vie suivant ses traditions propres, en excluant naturellement toute violation des droits humains fondamentaux et, en particulier, l'oppression des minorités »; à « construire son avenir en donnant une éducation appropriée à ses jeunes générations ».330 L'ordre international requiert un équilibre entre particularité et universalité, que toutes les nations sont appelées à réaliser; leur premier devoir est de vivre dans une attitude de paix, de respect et de solidarité avec les autres nations? »
Une nation a donc droit à la vie, elle a droit à l'indépendance et à ne pas être réduite à quia. Cela me semble incompatible avec l'exigence de la reddition sans condition. Les US n'étaient donc libres d'exiger la reddition sans condition, ni du Reich, ni du Japon.
D'autre part, vous dites "nos actes nous suivent". Mais c'est ce qui est écrit dans l'Apocalypse à cette nuance près que ce sont les actes bons qui nous suivent, pas les mauvais que la Miséricorde, si on le lui demande, ignore. Cela dit, il est vrai que l'homicide est souvent suivi dès ici-bas du suicide de l'auteur ou de sa mort violente par homicide volontaire ou de son exécution par l'autorité. C'est pourquoi je vous approuve lorsque vous refusez tout homicide, y compris l'avortement.
« 13 Alors j’ai entendu une voix qui venait du ciel. Elle disait : « Écris : Heureux, dès à présent, les morts qui meurent dans le Seigneur. Oui, dit l’Esprit, qu’ils se reposent de leurs peines, car leurs actes les suivent ! »
Cela dit bravo pour votre vidéo si instructive qui ne laisse pas indifférent et provoque à des réflexions sur des sujets profonds et tabous. Vous ne méritez pas d'aller en prison. Vous êtes un aiguillon pour la réflexion, donc pour le progrès de l'esprit humain.
La condamnation pénale comporte une stigmatisation du condamné, elle comporte sa mise à l'écart de la société. Il faut donc une proportion entre l'acte et la peine. La répression de certains actes répréhensibles est illicite. Il ne suffit qu'une parole soit qualifiée d'"insupportable" pour qu'elle mérite la prison.
D'autant que Dieudonné a toujours condamné la violence. Il a donné une explication (qu'il n'était pas obligé de donner) dans laquelle il expliquait qu'en déclarant "Je suis Charlie Coulibaly", il n'approuvait pas les assassinats de début janvier 2015.
Charlie Coulibaly n'existe pas et n'a jamais existé. Dieudonné ne faisait donc pas l'apologie de l'action que la rumeur impute à Améy (et pas Charlie) Coulibaly.
Amédy Coulibaly n'a jamais été condamné. Il n'a même jamais été entendu par la police. En revanche, on peut voir dans une vidéo qu'il (du moins la personne que l'on dit être lui) fut lâchement assassiné par des hommes en noir. Cet acte de lâche assassinat n'est pas poursuivi par la "justice" française. Je suis d'ailleurs le seul, à ma connaissance, à dénoncer cet assassinat.
« Dn 5,1. Le roi Baltassar fit un grand festin à mille des grands de sa cour, et chacun buvait selon son âge. Dn 5,2. Le roi, déjà pris de vin, ordonna qu'on apportât les vases d'or et d'argent que son père Nabuchodonosor avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi, ses grands, ses femmes et ses concubines s'en servissent pour boire. Dn 5,3. Alors on apporta les vases d'or et d'argent qui avaient été enlevés du temple de Jérusalem, et le roi, ses grands, ses femmes et ses concubines s'en servirent pour boire. Dn 5,4. Ils buvaient du vin et ils louaient leurs dieux d'or et d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre. Dn 5,5. Au même instant apparurent des doigts et comme la main d'un homme qui écrivait en face du candélabre, sur la paroi du mur de la salle royale, et le roi voyait les doigts de la main qui écrivait.
Dn 5,6. Alors le visage du roi se changea, et ses pensées le troublèrent, et les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se choquaient l'un l'autre.
[On convoque alors Daniel pour qu'il donne l'interprétation de ces mystérieuses inscriptions]
« Dn 5,25. Or voici l'écriture qui a été tracée: Mané, Thécel, Pharès.
Dn 5,26. Et voici l'interprétation de ces mots. Mané: Dieu a compté ton règne et y a mis fin.
Dn 5,27. Thécel: tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger.
Dn 5,28. Pharès: ton royaume a été divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. »
Traduction Fillion site magnificat.ca
Le juge ne doit pas être léger lorsqu'il condamne un homme.
Qu'ils s'enivrent vite nos magistrats du vin frelaté de la tyrannie dans les coupes de la justice impartiale respectueuse des droits de l'homme. Cela ne durera pas: « Mané, Thécel, Pharès. »
Sous ce lien un post intéressant sur l'assomption de saint Joseph. De nombreux saints de l'Ancien Testament ont ressuscité et sont montés au ciel après la résurrection de Jésus
Mt 27,52 et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps de saints qui s'étaient endormis ressuscitèrent, Mt 27,53. et sortant de leurs tombeaux après Sa résurrection, ils vinrent dans la ville sainte, et apparurent à beaucoup de personnes.
Mgr Williamson vient de consacrer évêque Mgr Faure.
On ne peut que ne pas être d'accord avec ce geste qui bafoue la foi catholique qui est foi en le règne du Christ par le pape. Personne ne peut faire de leçon au pape en matière de foi ou de discipline sous peine de tomber dans l'incohérence rationnelle. L'Église est un mystère de miséricorde donc personne ne peut rien exiger de l'Église en se fondant sur la foi.
Palazzo Madama (Torino) Descente de croix (détail)
Cependant, je ne tomberai pas dans l'anti-intégrisme rabique.
En effet, les évêques Williamson et Faure ainsi que leurs amis prêtres et les fidèles qui leur font confiance furent scandalisés par l'attitude de Paul VI et de l'épiscopat de l'époque, voire par le motu proprio Summorum pontificum mensonger à bien des égards.
Les revendications de ceux qui voulaient continuer à utiliser, faisant usage de leurs droits humains et particulièrement de la liberté religieuse, le missel de saint Pie V furent méprisés et ignorés.
Sous réserve d'une réfutation éventuelle, comme je l'ai je pense démontré sur ce blog, l'usage d'un missel édité par un pape est protégé par la liberté religieuse. La liberté religieuse est un droit inamissible de l'homme que la raison nous dévoile avec certitude. Voir mes posts sur la question.
L'excès de pouvoir de Paul VI, l'injustice criminelle de Paul VI contre les libertés religieuse et culturelle des fidèles catholiques romains, a mis un certain nombre de fidèles, de prêtres et d'évêques en colère. La confirmation et la tentative d'institutionnalisation de ces crimes par Benoît XVI n'a rien arrangé. La colère est compréhensible, mais elle est dangereuse. Si elle n'est pas maîtrisée, elle conduit à des crimes. La Miséricorde n'est pas un dû, personne ne peut la soumettre ou se l'approprier. Si notre liberté religieuse est bafouée par le Pape, nous ne pouvons qu'en appeler au tribunal de Dieu, patienter, survivre. On ne touche pas à l'Église qui n'est pas un dû.
C'est pourquoi, sans approuver les actes de Mgrs Williamson et Faure, je ne serai critique à leurs égards qu'avec modération considérant les provocations et injustices dont ils furent et sont victimes d'une part et leurs erreurs très graves aux conséquences incalculables d'une autre part. « Parce Domine, parce populo tuo ne irrascaris in æternum nobis ! »
L'attentat terroriste™ de Tunisie s'est terminé comme "d'habitude" par la mort des terroristes.
Les « terroristes » meurent tous (1) avant d'avoir pu être interrogés par la police ou un juge. Un jour peut-être la police ne les tuera pas ? Ainsi pourront-ils donner leurs versions des faits ? Souhaitons-le.
(1) Il y a bien eu Zakarias Moussaoui, qui semble un malade mental totalement incapable d'une action terroriste planifiée. Il s'est imaginé terroriste. Jamais d'ailleurs la "justice" ne lui reprocha d'action violente. On lui reprocha uniquement des complots. Il croupit en prison purgeant sa peine de détention à perpétuité sans possibilité de remise de peine... Pour moi il est totalement innocent.
Coulibaly n'a jamais été entendu par la police ? Qu'à cela ne tienne ! La rumeur l'a déclaré coupable, donc il faut confesser la rumeur. Les magistrats rendent obligatoire non plus même les jugements, mais seulement les articles de journaux et les émission de télé.
Dieudonné a-t-il voulu protester contre cette déclaration de culpabilité par la rumeur lyncheuse ? C'était une interprétation possible et c'est l'interprétation qu'auraient dû, oui dû, retenir les magistrats en raison justement de la présomption d'innocence.
Autre interprétation possible: Coulibaly (?) fut assassiné sous le regard de la caméra. Il le fut de plusieurs coups d'arme à feu, alors que tombé à terre il ne présentait aucun danger. Dieudonné qui tient tant à se présenter comme Africain "victime de l'esclavage" (absurdité, mais peu importe en l'occurrence), a-t-il voulu se présenter comme solidaire de celui qui fut assassiné par les "forces de l'ordre" (?). On s'en moque ! Arrêtez d'être trop subtils répondent les magistrats fatigués ! On le condamnera pour "apologie du terrorisme" sans trop se poser de questions.
Comme pour Nürnberg de la loi Gayssot, la rumeur tient lieu de preuve et de loi.
De grands absents dans l’intervention de Mgr Pontier du 10 mars 2015 devant l'Observatoire de la laïcité (1) (sic) : les droits de l’homme. D’autre part, la loi du 9 décembre 1905 qui fut d’ailleurs violée en faveur de l’islam par la loi du 19 août 1920, soit moins de quinze ans plus tard, ne respecte pas la liberté religieuse puisqu’elle viole le droit de propriété des associations cutuelles catholiques, israélites et protestantes parce qu’elles sont religieuses (les autres associations on les a laissées tranquilles).
La loi de 1920 violait le droit de propriété des Français en général en faisant puiser indument dans le Trésor public au profit d’une croyance (le vol, comme en 1905, mais à l’envers).
Inutile de préciser que la laïcité de l’État ne lui interdit pas de juger les religions à l'aune de la raison. L’État peut donc confesser une foi dans la mesure où cette foi respecte les droits de l’homme…
Au lieu d'accuser des « extrémistes fous » Mgr Pontier ferait mieux de respecter la présomption d'innocence et ne pas stigmatiser les « extrémistes ». Je rappelle que les personnes désignées comme coupables par la rumeur n'ont jamais été seulement entendues par la police... Je frémis d'indignation à la pensée que Mgr Pontier puisse désigner des innocents à la vindicte publique.
D'autre part, Charlie Hebdo lutte contre la liberté de l'homme. Il n'est donc nullement symbolique de la liberté d'expression. Quelle injustice, quelle contre-vérité perverse !
Je ne m’étends pas plus sur le texte de Mgr Pontier qui n’est qu’un tissu d'injustices particulièrement envers la religion catholique et la France, une attaque contre les droits de l'homme et la liberté religieuse…
Mgr Pontier est bien aimable ; mais son discours, tributaire de la propagande anti-religieuse et ignorant les droits de l’homme n'incite pas à la justice.
(1) Nous sommes un peuple libre, nous n'avons pas besoin que des individus, qui nous sont égaux, s'enrichissent sur le Trésor public en nous observant à nos frais et deviennent nos directeurs de conscience !
On reprochait au droit féodal ses impôts en nature qu'étaient les « corvées ». Les assujettis devaient par exemple entretenir une section de route publique... en guise d'impôt.
La corvée fut donc supprimée avec moult indignations souvent feinte...
Si l'on prend le mot corvée dans le sens de prestation humaine non rémunérée, obligatoire et onéreuse pour l'assujetti, le gouvernement a établi pire que la corvée.
Assiette avec devise révolutionnaire probablement début de période révolutionnaire (Musée de la Révolution Vizille)
Il l'avait déjà établie en matière de partage en 2007. Le droit au partage est conditionné depuis cette époque par l'obligation de faire des propositions amiables préalable et de dresser unilatéralement un inventaire sommaire. Cette disposition est évidemment absurde puisque dans le partage le demandeur peut ignorer légitimement des choses que son copartageant, contraint au partage, sait et qu'il devra déclarer au moment du partage et qui conditionnent les propositions du demandeur (c'est pourquoi le juge qui m'a reproché de ne pas produire de pièces démontrant que mon copartageant n'avait pas tout déclaré à l'appui de ma demande d'inventaire ne faisait que manifester son ignorance, peut-être feinte, de la nature et de la fonction du l'inventaire préalable au partage).
Le gouvernement étend encore l'injustice puisqu'à compter du 1er avril 2015, selon une dépêche du jurisclasseur, toute demande en justice sauf urgence justifiée ou mise en cause de l'« ordre public » (dont on sait aujourd'hui qu'il est grande partie pervers), toute demande en justice selon les articles 56 et 58 du code de procédure civile devra énoncer les démarches amiables obligatoires et préalables à la demande. L'appréciation de la suffisance des démarches amiables est laissé à l'arbitraire des juges.
Démolition
Autrement dit, on augmente la durée des procédures, on inflige à celui dont les droits sont, par hypothèse, violés, des devoirs supplémentaires onéreux non rémunérés et un retard pervers dans le rétablissement de ses droits...
C'est l'institution d'une nouvelle injustice dans les textes. De plus c'est une invitation pour le juge à un déni de justice institutionnel.
On reconnaît le ricanement diabolique en ce que ces mesures sorties de l'imagination des magistrats de la chancellerie, ennemis de la justice, sont présentées comme favorisant la paix et la résolution amiable des conflits...
L'expression "tirer la substantifique moelle" est utilisée dans le français du XXIe siècle.
Elle est tirée de l'œuvre de Rabelais mort en 1494 (plus de 500 ans).
Voici trouvé sur wikipedia le texte brut d'origine
« À l’exemple d’icelluy vous convient estre saiges pour fleurer, sentir, et estimez ces beaulx livres de haulte gresse, legiers au prochaz, hardis à la rencontre. Puis par curieuse leçon, et meditation frequente rompre l’os, et sugcer la sustantificque mouelle. »
Voici maintenant le texte modernisé par wikipedia:
« De même, il vous convient d’être sage pour flairer, sentir, et estimer ces beaux livres de grande valeur, faciles à l’approche, hardis à l’attaque. Puis par lecture attentive, et méditation fréquente, rompre l’os et sucer la substantifique moelle. »
et ma traduction personnelle:
« À l'exemple [du chien ayant trouvé un os] il vous convient d'être sages pour flairer, sentir et estimer ces beaux livres bien gras, être fouineur dans la recherche, hardi lorsque vous avez trouvé. Puis par la lecture attentive et les méditations fréquentes rompre l'os et sucer la substantifique moelle. »
Dans ce texte célèbre, Rabelais compare le lecteur à un chien flairant puis cassant un os médullaire (contenant de la moelle) pour manger le meilleur: la moelle. Admirer au passage l’esprit carabin de Rabelais prêtre et médecin.
« comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. »