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4.12.16

Publier: la force inégalitaire de la loi de 1905

N'ayant aucune estime pour les magistrats administratif qui m'ont spolié eux aussi ainsi que les corrompus services fiscaux, je ne m'étonne pas qu'ils aient appliqué la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l'État.

Cette "loi" dispose dans son article 28 :

« Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »



Cette "loi" bafoue la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui déclare elle que "[la loi] doit être la même pour tous." (article 6 première phrase).

Car si la loi doit être la même pour tous, on ne voit pas pourquoi les municipalités athées ou agnostiques seraient autorisées à ériger des monuments exprimant leur athéisme, mais que les municipalités croyantes ne seraient pas autorisées à ériger des monuments à connotations religieuses.

La magistrature administrative en appliquant la pseudo-loi de spoliation et de servitude du 9 décembre 1905 a bafoué les trois termes de la devise française:

Liberté, égalité, fraternité.


20.6.16

En quoi je ne suis pas d'accord avec monsieur Poisson

Monsieur Poisson est candidat à la "primaire" des "Républicains".

Il a écrit un long texte sur l'islam et la France.

Il veut la suppression du Centre français du culte musulman (CFCM). Très bien. Car ce CFCM est l'instrument de la religion d'État contraire à l'ordre public universel et à l'ordre public français.

Mais pourquoi veut-il la suppression de CFCM ? Voilà pourquoi:

« Pour ma part, je défends l’idée de supprimer le Conseil Français du Culte Musulman qui n’a aucun mandat possible pour engager les mosquées de France dans un contrat avec l’Etat. En remplacement, je promeus la mise en place d’un accord contractuel avec chaque association cultuelle. »

Ainsi, il valide l'existence de l'islam religion d'État organisée, donc financée par l'État français. Or ces accords continueraient à violer la loi du 9 décembre 1905. En effet, cette loi dispose que l'État ne reconnaît aucun culte. Je ne suis pas d'accord avec la loi de 1905, mais la prenant comme une donnée en ce qu'elle a de juste, je l'invoque.

Soleil couchant sur la vallée de la Guisane (vue Est) avec le Grand Aria


Plus profondément, l'État doit être neutre en matière de croyances. Composé de citoyens de croyances les plus diverses ("autant de tête, autant d'avis" disaient les scolastiques), l'État ne connaît que la raison universelle de l'homme. Cette raison n'interdit pas de professer une croyance individuellement ou en groupe dans la mesure où cette croyance n'est pas incompatible avec l'ordre public universel ni l'ordre public national. La religion d'État est possible. Il est raisonnable que l'État se réclame du catholicisme et aille chercher sa doctrine, en matière de mariage par exemple, auprès du pape. La croyance catholique n'a rien d'inconvenant. Elle est compatible avec l'ordre public universel (vérité, justice, droits de l'homme) et avec l'ordre public national (liberté, égalité, fraternité).

Voilà l'état de la question tel que je l'appréhende en m'inspirant des textes, notamment de Jean XXIII et du Compendium de doctrine sociale et de mes modestes connaissances en droit.

En prônant des accords spéciaux avec l'islam, monsieur Poisson viole la laïcité de l'État. Il n'est pas juste d'utiliser l'argent de tous au bénéfice de quelques uns parce qu'ils professent certaines croyances. C'est de la discrimination. C'est instituer un privilège.

Il faut donc un ordre public ferme, valable pour tous sans distinction de croyances. Cet ordre public exige la loyauté et interdit le mensonge et l'incitation au mensonge. Cet ordre public interdit l'appel à l'homicide. Cet ordre public interdit la contrainte en matière de croyances. Cet ordre public interdit d'utiliser l'argent de tous au profit de croyances déterminées.
Saurez-vous retrouver l'essaim d'abeilles parmi ces branches d'arbres ?

L'ordre public français exige la fraternité qui est chrétienne.

Je ne choisirais donc certainement pas le programme de ce brave monsieur Poisson. Il clive la société. L'ordre public ne distingue pas selon les croyances. Les catholiques, les chrétiens y sont soumis.

S'il existe, je voterai pour celui (celle) qui prônera l'ordre public.

Sur ces sujets mes lecteurs pourront lire sous ce lien quelques posts dans lesquels je traite de la question de la laïcité de l'État, donc de sa neutralité en matière religieuse. Ce lien renvoie aux posts dans lesquels j'ai écrit du cardinal Lustiger. En effet, le cardinal avait fait observer que du fait de la décision de monsieur Sarkozy (création du CFCM), l'islam était devenu la seule religion d'État en France. Remarque profonde dont monsieur Poisson n'a pas tiré les conséquences.

24.2.16

Maurras complice de l'abaissement de la France

Lu sur ce site nationaliste cette citation de Charles Maurras:

« Charles Maurras qui affirmait de manière prophétique dans L’Action française du 13 juillet 1926 : « Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve aussi être la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie. »

Charles Maurras, dont certains font un prophète, marque dans ce texte ces terribles limites. Un esprit étroit incapable de comprendre l'unité de l'humanité, incapable de comprendre la mission universelle de la France et de l'Europe.

L'érection de la mosquée de Paris était, certes, un attentat contre la liberté religieuse de la France. D'abord parce que la France est catholique. Ensuite parce que l'érection de cet édifice religieux au moyen d'un financement public (la municipalité de Paris donna le terrain et le trésor public français finança par un prêt) est évidemment viol cynique de la "loi" du 9 décembre 1905 et surtout un attentat contre les droits universels de l'homme (l'humanité est divisée de croyances).

Mais ce que l'on appelle l'islam, qui est en fait un ensemble de croyances disparates, de superstitions diverses réunies sur le refus arbitraire de la Trinité et de Jésus-Christ, est directement contraire à la liberté religieuse partout dans le monde. Que l'infâme maréchal Lyautey (un monarchiste catholique) ou l'antipathique Napoléon aient favorisé l'islam ne constitue pas en bonne action ce qui est objectivement un vol et une tyrannie. Que la tyrannie islamique s'exerce en Afrique et en Asie ne doit pas nous laisser indifférents. Les droits de l'homme sont universels. La fraternité est universelle.

Que je hais cette idéologie française des Bonaparte (dont je rappelle qu'il utilisa des soldats musulmans, les mamelouks, contre le peuple espagnol, en Europe, à Madrid), de Maistre, Lyautey, Maurras et autres traditionalistes et nationalistes français ! Ils se sont faits (comme Rousseau, Voltaire, Nietzsche dont ils étaient les contradicteurs apparents) les fourriers de l'islam, ils furent les hérauts de l'asservissement de la France à la fragmentation maçonnique de l'humanité et par voie de conséquence à l'asservissement de l'Europe en général et de la France en particulier.

En effet, si le sel vient à s'affadir, il n'est plus bon à rien. Il sera foulé aux pieds. C'est ce qui arrive à la France en 2016 où trois ministres marocaines (Najat Valaud-Belkacem à l'Éducation nationale et Myriam El Khomry au Travail et Audrey Azoulay à la culture)  occupent des postes de premier plan dans le gouvernement français. Les Français sont ainsi gouvernés par des étrangères. Je ne crois pas qu'un seul Français occupe un seul poste, même très modeste, dans un quelconque gouvernement dans tout le Maghreb.

Je ne suis pas pétainiste, mais j'aime bien ce mot du maréchal Pétain: "Je hais ces mensonges qui nous ont fait tant de mal."

Établissons la liberté, l'égalité et la fraternité.

2.7.15

Le laïcisme n'est que du théâtre




Le laïcisme consiste à interdire l'expression d'une foi dans l'espace public notamment l'espace politique. L'interdiction se veut morale. Cette interdiction résulte de ce raisonnement: les autorités par l'expression d'une foi pourraient choquer ceux qui ne confessent pas la même foi et être cause d'injustices en favorisant ceux qui confessent une certaine foi (en pratique le catholicisme). D'autre part, l'humanité est unie par et sur la raison, mais divisée de croyances (ce qui est vrai, mais ne justifie pas l'interdiction de l'expression d'une foi conforme à l'ordre public: vive la liberté !).

En revanche il est vrai que l'État étant laïc et se devant à une parfaite impartialité de principe (qui n'interdit pas de juger, évidemment, mais au contraire implique un jugement) n'a aucun titre à enseigner une foi ni à enfreindre l'ordre public en faveur d'une foi. Le prosélytisme lui est spécialement interdit. C'est la « saine laïcité », à ne pas confondre avec le laïcisme.

Donc, le laïcisme (incarné juridiquement notamment dans la "loi" du 9 décembre 1905 et dans l'institution de l'école d'État qui viole la liberté sous couvert de la protéger) est un sophisme qui limite arbitrairement la liberté humaine, un mensonge au service de l'islam.

En effet, la foi, comme toute opinion, peut librement être confessée y compris dans l'espace public. Cette expression publique de la foi peut être individuelle ou collective. Elle peut se pratiquer par le geste, la parole ou l'édification d'œuvres décoratives. Cette expression est insérée dans un ordre public (vérité, justice, droits de l'homme) universel et éventuellement un ordre public particulier. Cet ordre public (vérité, justice, droits de l'homme et en France liberté, égalité, fraternité) protège et limite l'expression de toute foi. Il la protège donc et, dans la mesure, de l'ordre public ne l'interdit en aucun cas.

L'appel au prosélytisme d'État en faveur de l'islam par le Premier ministre n'a pourtant été l'occasion d'aucune levée de bouclier de la part des laïcistes (sauf ceux du groupe marginal Riposte laïque).

C'est qu'en réalité le laïcisme n'était qu'un prétexte, un raisonnement spécieux pour lutter contre le catholicisme de l'Ancienne France et instaurer l'islam d'État. J'ai déjà posté sur cet islam d'État que dénonçait le cardinal Lustiger. Il n'est pas d'hier cet islam d'État ! Il existe au moins depuis 1865. 1865, c'est l'année où Napoléon III, ce vieux franc-mac, prit un « sénatus-consulte » (une "loi") instaurant une possibilité de choix en "faveur" de la chariah par les populations d'Algérie. Cette possibilité bafouait l'ordre public français du code civil. Il y eut aussi l'aide d'État au "pélérinage" de La Mecque, l'édification de la mosquée de Paris aux frais du contribuable en 1920 environ (en violation de la loi du 9 décembre 1905, votée 15 ans plus tôt) etc.

Ces dispositions de lois furent précédées par les écrits pro-islamiques de Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Nietzsche etc. Ces textes ont créé une ambiance favorable au laïcisme, hypocrite préparation à la chariah.

Napoléon premier, autre vieux franc-mac, a utilisé les mamelouks contre les Espagnols (voir la rubrique "en France" de l'article wikipedia sur les mamelouks).

Tous ces faits publics sont soigneusement cachés au peuple, y compris par l'extrême-droite objectivement complice (comme Hitler fut objectivement complice de l'Empire américain). Votre blog les a, seul, révélés ou plutôt relevés et exposés systématiquement. (Dans le moteur de recherche il faut taper: sénatus-consulte, 1865, Napoléon III, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Nietzsche, mosquée de Paris, maréchal Liautey, pour le pélerinage à La Mecque: voir le lien ci-dessus, pour Napoléon 1er voir aussi le lien ci-dessus).

Nous sommes maintenant passés au prosélytisme islamique d'État ouvert et assumé, et aux frais du contribuable. Cette propagande constitue un vol. Ces délits en revanche ne sont pas nouveaux.

Our sins have long shadows(1). Nos péchés ont de longues ombres disent à peu près nos amis Anglo-Saxons. Elles s'étendent jusqu'aux générations qui nous succèdent.

(1) En réalité : Old sins have long shadows. Ou encore Old sins, long shadows.

(Mon titre est un larcin perpétré contre de monsieur Jospin: il avoua que l'antifascisme n'était « que du théâtre », car il n'existait aucun parti fasciste en France. Mais les gaullo-communistes invoquaient le péril fasciste pour faire peur au peuple et l'inciter à la violence)

18.3.15

Les droits de l'homme absents du discours de Mgr Pontier

De grands absents dans l’intervention de Mgr Pontier du 10 mars 2015 devant l'Observatoire de la laïcité (1) (sic) : les droits de l’homme. D’autre part, la loi du 9 décembre 1905 qui fut d’ailleurs violée en faveur de l’islam par la loi du 19 août 1920, soit moins de quinze ans plus tard, ne respecte pas la liberté religieuse puisqu’elle viole le droit de propriété des associations cutuelles catholiques, israélites et protestantes parce qu’elles sont religieuses (les autres associations on les a laissées tranquilles).

La loi de 1920 violait le droit de propriété des Français en général en faisant puiser indument dans le Trésor public au profit d’une croyance (le vol, comme en 1905, mais à l’envers).

Inutile de préciser que la laïcité de l’État ne lui interdit pas de juger les religions à l'aune de la raison. L’État peut donc confesser une foi dans la mesure où cette foi respecte les droits de l’homme…



Au lieu d'accuser des « extrémistes fous » Mgr Pontier ferait mieux de respecter la présomption d'innocence et ne pas stigmatiser les « extrémistes ». Je rappelle que les personnes désignées comme coupables par la rumeur n'ont jamais été seulement entendues par la police... Je frémis d'indignation à la pensée que Mgr Pontier puisse désigner des innocents à la vindicte publique.

D'autre part, Charlie Hebdo lutte contre la liberté de l'homme. Il n'est donc nullement symbolique de la liberté d'expression. Quelle injustice, quelle contre-vérité perverse !



Je ne m’étends pas plus sur le texte de Mgr Pontier qui n’est qu’un tissu d'injustices particulièrement envers la religion catholique et la France, une attaque contre les droits de l'homme et la liberté religieuse…

Mgr Pontier est bien aimable ; mais son discours, tributaire de la propagande anti-religieuse et ignorant les droits de l’homme n'incite pas à la justice.

(1) Nous sommes un peuple libre, nous n'avons pas besoin que des individus, qui nous sont égaux, s'enrichissent sur le Trésor public en nous observant à nos frais et deviennent nos directeurs de conscience !

11.9.14

Christine Boutin la meilleure ennemi des Femens





Il n'y a évidemment aucun « droit au blasphème », même sous l'emprise des lois mortifères de Nürnberg. Il y a, conformément au droit naturel, la liberté d'expression qui comprend l'expression d'idées fausses. Le droit pénal n'appréhende pas et n'a jamais appréhendé (même pas sous l'Ancien Régime) le "blasphème".

En revanche il y a une volonté d'inapplication de la loi de la part du ministère de la "justice" (le parquet) et des juges.

Car, il y avait violence légère avec préméditation, il y avait aussi au minimum commission d'une infraction à la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l'État.

Je l'ai déjà démontré sur ce blog.

Cette infraction évidente n'a fait l'objet d'aucune poursuite. Pour pourrir un procès, comme la matière est technique et ignorée du public, on peut facilement faire des « erreurs volontaires ». Je l'ai constaté de nombreuses fois au cours de ma carrière d'avocat.

L'avocat des Femens, après un raisonnement alambiqué pour tenter d'innocenter ses riches clientes du délit d'appel à la haine et à la discrimination, précise, car il connaît la loi, que les Femens prennent grand soin de "ne pas perturber la messe". Cependant dans la religion catholique le culte commence à l'ouverture du lieu de culte et se termine à sa fermeture. Les catholiques croient que Jésus, avec son corps son sang et sa divinité est enfermé dans le tabernacle "prisonnier de son amour" et les catholiques lui rendent visite à tout moment du jour et de la nuit si l'église est ouverte. Donc l'intervention des Femens troublait le culte.

10.9.14

Les femens relaxées, les vigiles condamnés et l'ordre public de Nürnberg

Selon le blog François Desouche:

« Ce mercredi, neuf membres du groupe féministe Femen qui étaient poursuivies pour avoir dégradé une cloche de Notre-Dame de Paris ont été relaxées par le tribunal correctionnel de Paris. Trois surveillants, poursuivis pour violences, ont, quant à eux, été condamnés à des amendes avec sursis. Le parquet avait requis une amende de 1.500 € contre chacune des neuf jeunes femmes et contre les trois membres du service d’ordre des amendes contra-ventionnelles de 250 €, 300 € et 500 € avec sursis. »

La loi de 1905 est une nouvelle fois violée par les magistrats chargés de l’appliquer:

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000508749

Loi du 9 décembre 1905 dite de séparation des Églises et de l’État:

« Article 31
Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.
Article 32
Seront punis des mêmes peines ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices.
Article 33 
Les dispositions des deux articles précédents ne s’appliquent qu’aux troubles, outrages ou voies de fait, dont la nature ou les circonstances ne donneront pas lieu à de plus fortes peines d’après les dispositions du Code pénal. »
Ces dispositions de loi innocentaient les vigiles (légitime défense riposte proportionnée). 

Il est cohérent avec l'ordre public de Nürnberg qu'une catégorie de population soit exempte de condamnation en raison de ses opinions politiques et religieuses (athéisme), cependant qu'une autre soit condamnée sur des « fondements » identiques (religion catholique).

6.11.13

Musée du Baptistère de Grenoble et édit de Milan

J'ai visité hier le musée du baptistère de Grenoble.

Ce musée est en réalité le siège de l'évêché de Grenoble nationalisé sans indemnité en vertu de la loi du 9 décembre 1905 transformé en musée.

Lors du chantier de mise en place des lignes de tramway, il y a quelques années, on commença des fouilles. Ces fouilles mirent au jour les restes de l'ancien baptistère arasé au XIIe-XIIIe siècle.

D'abord un grand merci aux services spécialisés dans la mise en valeur des vestiges et à leur personnel.

Voici ce que l'on peut en voir sur Internet.

Ces vestiges que l'on date du 1er siècle après Jésus-Christ permettent de mieux comprendre ce qui a dû se passer à cette époque.

Contrairement à ce que l'on va répétant aujourd'hui (il est curieux que cet article de wikipedia ne mette aucun lien vers la traduction française de cet édit...), les populations étaient lasses du paganisme. Ces croyances puériles ne satisfaisaient plus les esprits évolués. C'est pourquoi la diaspora juive fascinait les peuples (de Gaule en l'occurrence). Elle fascinait par son culte d'un Dieu unique, sans idole. Cependant la conversion au judaïsme restait difficile et les « gentils » devaient le plus souvent se contenter de rester à l'extérieur du temple proprement dit.

L'apparition du christianisme divisa les communautés juives (de nombreux juifs se "convertirent" au christianisme ou plutôt on dû considérer le christianisme comme l'aboutissement de l'unique religion.) Il apparut aux gentils comme un judaïsme accessible à tous. La diffusion du christianisme fut foudroyante dès le premier siècle. Le christianisme, avec sa vénération de la vérité, donc de la raison, satisfaisait à la fois le désir de respecter l'homme et de respecter son besoin rationnel et raisonnable de croire.

Les vestiges de cet important bâtiment du 1er siècle dans une Gaule peu peuplée en témoigne avec certitude et dément avec certitude les affirmations de nos historiens actuels relatées dans l'article de wikipedia. Il témoigne aussi que le christianisme n'eut nul besoin de l'État pour se diffuser dans la population. L'État ne reconnut la liberté religieuse que bien plus tard (édit de Milan 313, début du 4e siècle, soit il y a exactement 1 700 ans !) L'édit de Milan est accessible en ligne. C'est le résultat du remarquable travail de l'Université Pierre Mendès-France de Grenoble. Sa lecture est passionnante et témoigne d'autres éléments concernant l'histoire du christianisme.

17.8.13

Étrange épidémie

Mgr Poinard, vicaire général aux armées dénonce une curieuse épidémie d'églises françaises dangereuses :


« Profitant de mes vacances pour éplucher plus sérieusement la presse française régionale je découvre avec stupéfaction, dans chaque région, un ou deux articles par semaine concernant cette triste maladie : dans un grand nombre de communes on s’aperçoit soudain comme par enchantement de la « fragilité » d’églises qui, comme par hasard, semblent avoir été bâties par des architectes incompétents qui font honte à leur honorable profession… Quels ânes sont-ils pour avoir ainsi osé construire des bâtiments touchés par autant de malfaçons ! Même constat pour les entrepreneurs concernés qui paraissent aussi peu doués que les architectes puisque les experts commissionnés ne font état que d’indices inquiétants quant à la solidité des matériaux employés ou aux méthodes utilisées. »

L'église de Villar d'Arène dans les Hautes Alpes est aussi frappée de cette terrible épidémie. Il n'y a rien à faire, cette jolie église du XIXème siècle doit être détruite, elle est irrécupérable... Elle va s'effondrer (depuis plusieurs années...), elle est dangereuse.

On peut se faire une idée de cette église, fermée pour cause de danger à la fréquenter en consultant l'article wikipedia consacré à la commune avec photo de l'édifice.

Merci en tous cas, à monseigneur de mettre en évidence ces curieuses mesures violant la loi du 9 décembre 1905 sur la nationalisation sans indemnité des églises, synagogues et temples protestants de France. La loi de 1905 violait la liberté religieuse, les mesures de 2013 aggravent l'injustice, mais elles le font sournoisement.

16.4.13

Joseph Malaigue un "Proust catholique" ? Mais Proust était un catholique militant !

Le Pape François a utilisé, selon monsieur Daoudal, l'expression de « classe moyenne de la sainteté » qui est de Joseph Malaigue, un écrivain français mort en 1940.

On le surnomme "Le Proust catholique".

Mais Proust était catholique ! Or il n'y a pas de plus ou de moins catholiques, il n'y a que des catholiques. Point. (Voir mon post sur la question s'inspirant de Benoît XV, voir aussi son encyclique Ad beatissimum où il enseigne :

« La Foi catholique est d'une nature telle, qu'on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher: ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout : Haec est fides catholica, quam nisi quisque fideliter firmiterque crediderit, salvus esse non poterit. (28) Il n'est pas besoin de qualificatifs pour signifier la profession du catholicisme; à chacun il suffit de dire: Christianus mihi nomen, catholicus cognomen. » 

("Chrétien est mon nom, catholique mon prénom" (saint Augustin)


J'ai publié sur mon blog, un texte de Proust publié dans le Figaro de 1904 qui prouve que Proust était catholique pratiquant et même militant, exposant ses idées sur la liturgie et l'agencement des églises, la signification de la messe, ses méditations sur la Bible etc.

En définitive, l'expression "Proust catholique" exclut Proust des catholiques.  Or personne n'a le droit de nier une foi aussi publiquement et clairement affirmée que celle de Proust.

Voici d'ailleurs la suite de l'article de Proust intitulé "La mort des cathédrales" (les phrases entre crochets sont de moi ; elles sont destinées à situer les personnes dont parle Proust puisqu'il s'agit d'un article publié pour contester le projet de loi qui allait aboutir à la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l'État) :

Voilà ce qu'on dirait si la religion catholique n'existait plus et si des savants étaient parvenus à retrouver ses rites, si des artistes avaient essayé de les ressusciter pour nous. Mais précisément elle existe encore et n'a pour ainsi dire pas changé depuis le grand siècle où les cathédrales furent construites. Nous n'avons pas besoin pour nous imaginer ce qu'était, vivante et dans le plein exercice de ses fonctions sublimes, une cathédrale du treizième siècle, d'en faire comme du théâtre d'Orange, le cadre de reconstitutions, de rétrospectives, exactes peut-être, mais glacées. Nous n'avons qu'à entrer à n'importe quelle heure du jour où se célèbre un office. La mimique, la psalmodie et le chant ne sont pas confiés ici à des artistes sans « conviction ». Ce sont les ministres mêmes du culte qui officient, non dans une pensée d'esthétique, mais par foi, et d'autant plus esthétiquement. Les figurants ne pourraient être souhaités plus vivants et plus sincères, puisque c'est le peuple qui prend la peine de figurer pour nous, sans s'en douter. On peut dire que grâce à la persistance dans l'Eglise catholique des mêmes rites et, d'autre part, de la croyance catholique dans le cœur des Français, les cathédrales ne sont pas seulement les plus beaux monuments de notre art, mais les seuls qui vivent encore leur vie intégrale, qui soient restés en rapport avec le but pour lequel ils furent construits. Or, la rupture du gouvernement français avec Rome semble rendre prochaine la mise en discussion et probable l'adoption d'un projet de M.Briand (1) aux termes duquel, au bout de cinq ans, les églises pourront être, et seront souvent désaffectées; le gouvernement non seulement ne subventionnera plus la célébration des cérémonies rituelles dans les églises, mais pourra les transformer en tout ce qui lui plaira musée, salle de conférence ou casino. O vous monsieur André Hallays, qui allez répétant que la vie se retire des œuvres d'art, dès qu'elles ne servent plus aux fins qui présidèrent à leur création, qu'un meuble qui devient un bibelot et un palais qui devient un musée' se glacent, ne peuvent plus parler à notre cœur, et finissent par mourir, j'espère que vous allez cesser pour un moment de dénoncer les restaurations plus ou moins maladroites qui menacent chaque jour les villes de France que vous avez prises sous votre garde, et que vous allez vous lever, donner de la voix, harceler, s'il le faut, M. Chaumié [alors ministre de l’Instruction publique et des beaux-arts], mettre en cause, au besoin, M. de Monzie[alors chef de cabinet du ministre de l’Instruction publique], rallier M. John Labusquière [médecin et journaliste d’extrême-gauche, ancien conseiller municipal de Paris], réunir la Commission des monuments historiques. Votre zèle ingénieux fut souvent efficace, vous n'allez pas laisser mourir d'un seul coup toutes les églises de France. Il n'y à pas aujourd'hui de socialiste ayant du goût qui ne déplore les mutilations que la Révolution a infligées à nos cathédrales, tant de statues, tant de vitraux -brisés. Eh bien, il vaut mieux dévaster une église que de la désaffecter. Tant qu'on y célèbre la messe, si mutilée qu'elle soit, elle garde au moins un peu de vie. Du jour où elle est désaffectée elle est morte, et même si elle est protégée comme monument historique d'affectations scandaleuses, ce n'est plus qu'un musée. On peut dire aux églises ce que Jésus disait à ses disciples « Excepté si l'on continue à manger la chair du fils de l'homme et à boire son sang, il n'y a plus de vie en vous » (Saint-Jean, VI, 55), ces paroles un peu mystérieuses mais si profondes du Sauveur devenant, dans cette acception nouvelle, un axiome d'esthétique et d'architecture. Quand le sacrifice de la chair et du sang du Christ, le sacrifice de la messe, ne sera plus célébré dans les églises, il n'y aura plus de vie en elles. La liturgie catholique ne fait qu'un avec l'architecture et la sculpture de nos cathédrales, car les unes comme l'autre dérivent d'un même symbolisme. On sait qu'il n'y a guère dans les cathédrales de sculpture, si secondaire qu'elle paraisse, qui n'ait sa valeur symbolique. Si, au porche occidental de la cathédrale d'Amiens, la statue du Christ s'élève sur un socle orné de roses, de lis et de vigne, c'est que le Christ a dit « Je suis la rose de Saron. Je suis le lis de la vallée. Je suis la vigne véritable. » Si sous ses pieds sont sculptés l'aspic et le basilic, le lion et le dragon, c'est à cause du verset du psaume XC Inculcabis super aspidem et leonem. À sa gauche, est représenté, dans un petit bas-relief, un homme qui laisse tomber son épée à la vue d'un animal, tandis qu'à côté de lui un oiseau continue de chanter. C'est que « le poltron n'a pas le courage d'une grive » et que ce bas-relief a pour mission de symboliser, en effet, la lâcheté, comme opposée au courage, parue. qu'il est placé sous la statue qui est toujours (du moins dans les premiers temps) à la gauche de la statue du Christ, la statue de saint Pierre, l'apôtre du courage. Et ainsi des, milliers de figures qui décorent la cathédrale.
 Or les cérémonies du culte participent au même symbolisme. Dans un livre admirable auquel je voudrais avoir un jour l'occasion de rendre un entier hommage, M. Emile Male analyse ainsi, d'après le Rational des divins offices, de Guillaume Durand, la première partie de la fête du samedi saint. «Dès le matin, on commence par éteindre dans l'église toutes les lampes, pour marquer que l'ancienne Loi, qui éclairait le monde, est désormais abrogée.
Puis le célébrant bénit le feu nouveau, figure de la Loi nouvelle. Il la fait jaillir du silex, pour rappeler que Jésus-Christ est, comme le dit saint Paul, la pierre angulaire du monde. Alors, l'évêque et le diacre se dirigent vers le chœur et s'arrêtent devant le cierge pascal. Ce cierge, nous apprend Guillaume Durand, est un triple symbole. Eteint, il symbolise à la fois la colonne obscure qui guidait les Hébreux pendant le jour, l'ancienne Loi et le corps de Jésus-Christ. Allumé, il signifie la colonne de lumière qu'Israël voyait pendant la nuit, la Loi nouvelle et le corps glorieux de Jésus-Christ ressuscité. Le diacre fait allusion à ce triple symbolisme en récitant, devant le cierge, la formule de l’Exultet.
 Mais il insiste surtout sur la ressemblance du cierge et du corps de Jésus-Christ. Il rappelle que la cire immaculée a été produite par l'abeille, à la fois chaste et féconde comme la Vierge qui a mis au monde le Sauveur. Pour rendre sensible aux yeux la similitude de la cire et du corps divin, il' enfonce dans le cierge cinq grains d'encens qui rappellent à la fois les cinq plaies de Jésus-Christ et les parfums achetés par les Saintes Femmes pour l'embaumer. Enfin, il allume le cierge avec le feu nouveau, et, dans toute l'église, on rallume les lampes, pour représenter la diffusion de la nouvelle Loi dans le monde.
 Mais ceci, dira-t-on, n'est qu'une fête exceptionnelle. Voici l'interprétation d'une cérémonie quotidienne, la messe, qui, vous allez le voir, n'est pas moins symbolique. «Le chant grave et triste de l'Introït ouvre la cérémonie il affirme l'attente des patriarches et des prophètes. Le chœur des clercs est le chœur même des saints de l'ancienne Loi, qui soupirent après la venue du Messie, qu'ils ne doivent point voir. L'évêque entre alors et il apparaît comme la vivante image de Jésus-Christ. Son arrivée symbolise l'avènement du Sauveur, attendu par les nations. Dans les grandes fêtes, on porte devant lui, sept flambeaux pour appeler que, suivant la parole du prophète, les sept dons du Saint-Esprit se reposent sur la tête du fils de Dieu. Il s'avance, sous un dais triomphal dont, les quatre porteurs peuvent se comparer aux quatre évangélistes. Deux acolytes marchent à sa droite et à sa gauche et figurent Moïse et Élie, qui se montrèrent sur le Thabor aux côtés de Jésus-Christ. Ils nous enseignent que Jésus avait pour lui l'autorité de la Loi et l'autorité des prophètes.


(1)   Je dis projet Briand pour simplifier, les dispositions qui effrayent étant communes aux différents projets. Mais naturellement le projet Briand est beaucoup moins mauvais que les autres, étant l'œuvre d'un esprit sectaire, sans doute, mais, par certains côtés, tout à fait supérieur. M. Briand, s'il ne la connaît pas, devrait bien lire une conférence de M. Charles Gide sur la séparation, conférence que le Bulletin de l'Action pour l'union morale a publiée. M. Gide n'envisage le problème qu'au point de vue économique. Mais ces quelques pages sont ce qui a été écrit de plus profond sur ce sujet,
» (à suivre)


J'en continuerais la publication si cela intéresse mes lecteurs.

Mais ces seules phrases démontrent que non seulement Proust était catholique pratiquant, mais un théologien et liturgiste catholique à ses heures. Que d'émotions de lire ces lignes si profondes et si claires de ce militant de la culture catholique et française qui ne devinait certainement pas, le malheureux, que le "mouvement liturgique" né en Allemagne contemporainement de son article allait massacrer la culture religieuse dont il vivait !

Il est providentiel que cet article me revienne en mémoire au moment où le cardinal archevêque de Paris semble vouloir interdire à certains (mon post sur le discours du cardinal), certaines opinions en raison de leurs mœurs. Oui, Proust avait le malheur d'être homosexuel (Dieu seul sait sa responsabilité, nous n'avons pas à juger, même lui ne pouvait pas juger), mais ces lignes sincères ne peuvent pour autant faire douter de la foi de cet immense artiste.