15.3.15

Une anomalie grave au procès d'Alain Soral

L'audience dans l'affaire d'Alain Soral (affaire de la « quenelle de Berlin ») a duré 7 sept heures (avec une interruption d'audience), de 13 heures 30 à 20 heures 30. Voir mon précédent post sur ce sujet avec vidéo.

Or le prévenu doit avoir la parole en dernier après son avocat. C'est-à-dire vers 20 heures sans avoir dîné...

Tympan de l'abbatiale de Ganagobie  (détail)



Inutile de faire observer que cette façon de procéder n'est pas équitable (euphémisme). Les magistrats chargés de l'audiencement ont détourné hypocritement l'avantage pour la défense d'être entendue en dernier. À l'heure des prises de parole des avocats du prévenu et du prévenu, tout le monde était épuisé (on le voit sur le visage de Soral). Les écoutants sont épuisés, les parlants sont épuisés.

L'avocat du prévenu aurait dû protester contre ce procédé... Peut-être l'a-t-il fait d'ailleurs ? Dans mon cas, lors de l'affaire concernant la mort de ma fille (partage de ses biens, donc des souvenirs la concernant lesquels seront pour moi perdus à jamais du fait de la racaille judiciaire), le procédé fut radical: on m'interdit purement et simplement de parler et "mon" avocat non seulement ne protesta pas, mais encore collabora avec le décoré de la Légion d'honneur. Malhonnêtes, hypocrites... complices de voleurs...

Les jugements rendus après de pareilles audiences sont nuls.

François aime se moquer de ceux qui n'aiment pas son pontificat

Il y a quelques temps, le Pape François a commencé par dire qu'il sentait que son pontificat serait bref quatre ou cinq années, peut-être moins.

Très récemment, il vient de "préciser" que bien qu'il ait la "sensation" (sic) que son pontificat serait bref, cette sensation pouvait le tromper. Il précise dans la même interview qu'il ne prendra pas sa retraite pour limite d'âge parce que, à la différence des évêques, le pape a des grâces d'état spéciales (quid de saint Célestin V et de Benoît XVI ?) Bref, il dit et ne dit pas...




Il ne doit pas s'apercevoir qu'en parlant ainsi pour se moquer, il fait perdre leur temps à ceux qui l'écoutent.

Au lieu de cruelles facéties de potache, nous avons besoin que le pape commence par respecter la liberté des catholiques en matière historique et qu'il respecte leur liberté religieuse de choisir des prières et des rites éditées par de ses prédécesseurs ! Enfin, que le pape respecte les droits de l'homme en les catholiques à ne pas être stigmatisé pour leurs croyances et à vivre librement leur culture religieuse !

14.3.15

Nous en sommes là


Procès de la quenelle de Berlin – Tribunal de... par ERTV

Noter que la déportée (ou soi-disant telle) peut impunément exhaler sa haine du peuple allemand (qui comprend des juifs) en stigmatisant des individus en raison de leur nationalité et alors que des Allemands (et même des SS) sont morts pour protéger les juifs de la déportation.

Cette vidéo dévoile l'échec des magistrats à promouvoir la paix.

Elle évoque en moi certains souvenirs.

La Carmagnole (figurine contre-révolutionnaire)


Cela me rappelle que dans une affaire à propos de la mort de ma fille, oui, de la mort de ma fille, morte dans des conditions suspectes, moi aussi je suis sorti de l'audience après que "mon" avocat (qui était là, sur ordre, pour m'enfoncer) et le président m'eurent interdit de parler. Parce que j'avais des choses à dire alors que le magistrat (décoré de la Légion d'honneur) qui avait commencé l'audience en m'insultant ne voulait pas que le public entende les choses que j'avais à dire parce que cela aurait dévoilé sa partialité et sa mauvaise foi.

Je fus donc condamné à une amende pour procédure abusive alors que je demandais le respect de mes droits élémentaires, dont ma liberté de ne pas renoncer à mes droits. Nous en sommes là après plus de cinquante ans d'École nationale de la magistrature (fondée en 1958 par de Gaulle).

Puisque les voyous décorés de la Légion d'honneur trônent derrière les tribunaux:

« Seigneur Jésus, j'en appelle à votre tribunal. »

12.3.15

Pratiquer la division au nom de l'unité

Lu sur l'évangile au quotidien de ce jour :

« Tout royaume divisé devient un désert »
(…) Celui qui brise la paix et la concorde du Christ agit contre le Christ ; celui qui rassemble en dehors de l'Église dissipe l'Église du Christ. 
Ce sacrement de l'unité, ce lien de la concorde dans une cohésion indissoluble nous est montré dans l'évangile par la tunique du Seigneur. Elle ne peut pas du tout être divisée ni déchirée, mais elle est tirée au sort pour savoir qui revêtira le Christ (Jn 19,24)... Elle est le symbole de l'unité qui vient d'en haut. »
Unis dans la fraternité de la mort


Cette unité, elle est dans l'espace, mais encore plus dans le temps. On ne peut condamner au nom de la foi en l'Église d'aujourd'hui la foi de l'Église d'hier. On ne peut condamner la façon de prier de l'Église autrefois au nom de la soumission à l'Église d'aujourd'hui. C'est une donnée de la raison.

Pourtant c'est ce que faisait, inconsciemment je veux le croire, le bienheureux Paul VI lors de l'institution de la "nouvelle messe" en 1969 en la rendant "obligatoire".

Voici un extrait de son homélie introduisant une nouvelle liturgie:

« Straordinaria è l’odierna nuova maniera di pregare, di celebrare la Santa Messa. Si inaugura, oggi, la nuova forma della Liturgia in tutte le parrocchie e chiese del mondo, per tutte le Messe seguite dal popolo. È un grande avvenimento, che si dovrà ricordare come principio di rigogliosa vita spirituale, come un impegno nuovo nel corrispondere al grande dialogo tra Dio e l’uomo. »
Extrait de l'homélie du bx Paul VI pour la première messe en langue vernaculaire du 7 mars 1965.

La façon extraordinaire de prier, la nouvelle forme de la liturgie « dans toutes les paroisses et églises du monde » (affirmation tyrannique) ne pouvait s'imposer au nom de l'unité. La rendre obligatoire et universelle, même implicitement et obliquement, c'était condamner des modes de prier ancien, c'était briser l'unité de l'Église.
"O croix source féconde d'amour et de liberté !"

La « loi» Gayssot, un tabou religieux selon monsieur Reynouard




Selon monsieur Reynouard, le tabou anti-négationiste serait d'essence religieuse. Or, le tabou protégé par la "loi" Gayssot n'est pas d'essence religieuse. La religion est un rapport à Dieu. Un rapport suppose deux termes. Ici, il en manque un.

La "loi" Gayssot protège un tabou défendu becs et ongles par de nombreux rationalistes. Faire passer des opinions essentiellement défendues par des rationalistes, et qui n'ont aucun rapport à la divinité, pour des dogmes religieux, révèle un esprit partisan. C'est l'opinion maçonnique et simpliste du Pr. Faurisson selon laquelle croyances = mensonges ou erreurs, alors qu'une croyance peut, dans certains cas et sous certaines conditions, exprimer une vérité.

La croyance est protégée par la liberté de l'homme. Un être humain peut exprimer sa croyance sans être traîné dans la boue, sans être insulté. C'est la liberté religieuse. Car la croyance est compatible avec la raison, donc la raison en protège la liberté.

En outre pour M. Reynouard comparaison est raison. "De même que... de même". Ce qui est le mode de "raisonnement" habituel des "anticléricaux". D'ailleurs sur ce point Vincent Reynouard n'est pas très regardant sur l'exactitude du premier terme de comparaison... Il semble en effet considérer comme vérité irréformable que l'Église opprimait. Il n'est pas révisionniste sur ce point.

Ce n'est pas en fragmentant l'humanité, mais en l'unissant dans la vérité fondée sur la raison universelle de l'homme donc sur la justice, la liberté, l'égalité et la fraternité qu'on avancera, pas en soufflant sur les braises de la division et de l'agressivité.

11.3.15

L'ordre public piétiné par les magistrats



Ces propos contraires à la dignité inamissible de tout être humain, à la liberté de tout être humain, à l'égalité de tous les êtres humains sont en outre une provocation aux crimes. Le tout sans aucune réaction des vertueux « magistrats » soumis au gouvernement (le parquet).

En revanche les mêmes magistrats poursuivent des pauvres hères afin de leur infliger des peines de prison pour avoir parlé publiquement et librement du "jugement" de Nürnberg (« jugement » qui ne fut par ailleurs à aucun moment porté à la connaissance du public par voie officielle ; ce fait qui rend inefficace la « loi » Gayssot, la cour de cassation s'en moque. Soumettez-vous à la rumeur ! disent nos vertueux juges répressifs).

Nous ne sommes pas dans un État de droit. Nous sommes jugés par des gangsters.

10.3.15

Le concubinage bafoue l'ordre public

Le mariage est un mystère. Il est au centre de la société, il est destiné à la procréation et à l'éducation des enfants et il est en même temps religieux.

Lorsque l'on sécularise le mariage, on le détruit. Sécularisé par la Révolution, il reste sécularisé par le code civil de 1804 jusqu'à aujourd'hui.

La boîte de Pandore de la sécularisation du mariage conduit au divorce, puis au divorce par consentement mutuel, puis à la destruction de la substance du mariage par le "mariage homosexuel".

Voir mes posts sur la question du mariage et Louis XVI qui fut en France l'initiateur d'une législation vraiment adaptée et moderne.



Une des causes de la diffusion du concubinage est cette sécularisation du mariage. Car si le mariage n'est plus sacré, psychologiquement, il n'est plus rien et rien ne le distingue plus du concubinage. Pourtant le mariage intéresse l'ordre public. Si bien, que, paraît-il, saint Alphonse de Liguori, usant de son pouvoir pénal punissait de prison les concubinaires.



Nos amis polonais ont entrepris une campagne d'affichage contre le concubinage. Ils ont raison.

Puisse le Ciel faire que cette campagne débouche sur la resacralisation du mariage et son inscription comme institution sacrée dans l'ordre public laïc. Comme c'est une institution sacrée, c'est une institution dont seule l'Église peut donner un doctrine authentique. Il est donc nécessaire à la société laïque de s'adresser à l'Église pour éviter les discussions chaotiques et avoir une doctrine unifiante du mariage. Elle inscrira donc la doctrine du mariage dans les institutions laïques.

6.3.15

Madame Sylvia Stolz condamnée pour « négationnisme »

Via Contre-info:

Pour un exposé ayant fait l'objet d'une vidéo youtube, les juges allemands ont condamné madame Stolz (avocate radiée du barreau) à deux ans de prison ferme pour "négationnisme". J'avais relié cette vidéo (mon post du 26 février 2014) dans laquelle elle se montrait philosophe.

« Denken was wahr und fühlen was schön und wollen was gut ist darin erkennt der Geist das Ziel des vernünftigen Lebens »
Traduction personnelle de la sentence du philosophe allemand von Herder citée par madame Stolz:
« Penser ce qui est vrai et sentir ce qui est beau et vouloir ce qui est bien, c'est en cela que consiste le but de la vie rationnelle. »

En effet, la vérité transcende l'utile. L'utile est subordonné à un bien, la vérité n'est subordonnée à rien. Elle est.

En citant cette phrase, elle se montre une parfaite Israélite affranchie par la vérité:

(traduction de Lamenais de l'Imitation de Jésus-Christ)

« Tel qu'un vrai Israélite, affranchi de toute servitude, entrez dans le partage et dans la liberté des enfants de Dieu qui, élevés au-dessus des choses présentes, contemplent celles de l'éternité; qui donnent à peine un regard à ce qui passe et ne détachent jamais leurs yeux de ce qui durera toujours; qui, supérieurs aux biens du temps, ne cèdent point à leur attrait mais plutôt les forcent de servir au bien, selon l'ordre établi par Dieu, le régulateur suprême, qui n'a rien laissé de désordonné dans ses oeuvres. »

Dans le texte original de l'Allemand Thomas a Kempis:

« (...) exemtus verusque Hebræus, in fortem ac libertatem transiens filiorum Dei; qui stant supra præsentia et speculantur æterna; qui transitoria intuentur sinistro oculo, et dextro cælestia, quos temporalia non trahunt ad inhærendum, sed trahunt ipsi ea magis ad bene serviendum, prout ordinata sunt a Deo, et instituta a summo Opifice, qui nil inordinatum reliquit in sua creatura. »
La barrière, la plaine, la ville, la pollution de la ville et le ciel pur

Ma traduction:

« (...) [Comme] un authentique et libre Hébreu allant [de la servitude ] vers la vigoureuse liberté des enfants de Dieu; lesquels [enfants de Dieu] se situent au-dessus des choses présentes et regardent les éternelles, considèrent à peine ce qui passe, fixent le ciel, ne trainent pas collés aux choses temporelles, mais les trainent plutôt pour qu'elles servent au bien, car elles sont insérées dans un ordre voulu par Dieu, et instituées par l'Ouvrier suprême, qui ne laisse rien de désordonné dans sa création. »

Aucun mépris donc pour les choses temporelles, mais remise à leurs places. « Alles in Ordnung. » La vérité de l'innocence, la vérité de la présomption d'innocence ne sont soumises à rien.

4.3.15

Pour ou contre la fessée ?

Bien sûr, je suis contre la fessée et autres châtiments corporels. Les châtiments corporels, mais aussi les reproches continuels ou injustes ou excessifs ne donnent rien de bon. Il vaut bien mieux édifier, en particulier par l'exemple en bannissant d'abord le mensonge (pas de "Père Noël"). Les parents doivent comprendre aussi la faiblesse des petits. Un petit dans la petite enfance ne peut pas comprendre ou faire un certain nombre de choses. Il lui faut de la tolérance.

La question juridique est: les personnes ayant autorité sur les enfants doivent-elles être traduites devant les tribunaux répressifs en cas de fessée ?




Autrement dit, vu le juste prestige conféré aux parents par la nature, l'État peut-il s'immiscer dans les relations des parents avec leurs enfants en humiliant les parents devant les enfants en raison de leurs relations avec leurs enfants ? Tout est donc question de proportions entre le prestige des parents qui fait partie des intérêts de l'enfant et l'intérêt général de l'enfant. Quand l'action sociale doit-elle s'adresser discrètement aux parents et quand doit-elle employer les méthodes dures ?

L'éducation ne sera améliorée que lorsque tous les parents auront plus conscience de la dignité de leurs enfants et des droits qui en découlent. Dans cette perspective, même l'embryon est digne, c'est-à-dire mis à part pour Dieu.

3.3.15

Un animal "préhistorique" mais actuel

http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/03/03/un-requin-prehistorique-peche-au-large-de-l-australie


On apprend dans l'article que le requin nage dans les océans depuis 125 000 000 d'années. Mais on ne sait pas grand'chose sur lui. C'est paradoxal, n'est-ce pas ? Personne ne pourra contredire ces scientifiques. En effet personne, même pas eux, ne peut produire et encore moins reproduire une expérience sur 125 000 000 d'années. Mais cela ne les empêche pas d'asséner ces vérités qui ne peuvent être qu'expérimentales à un public invité à ne pas contredire les savants et soumettre leurs jugements au nom de la libre pensée rationaliste et de l'esprit scientifique... à des absurdités.



Ce qui invite aussi à la réflexion sur la doxa contemporaine, c'est que le journaliste du Dauphiné qualifie de "préhistorique" un animal contemporain. Je me souviens du Cœlacanthe, autre poisson que, dans mon enfance on disait disparu il y avait des millions ou des milliards d'années (je ne me souviens plus, mais peu importe) alors que, narguant les darwinistes, il vivait sa vie aux abords de l'Océan Indien. Le cœlacanthe, maillon manquant de la chaîne qui va de l'animal mono-cellulaire à l'homme et que madame Sélection Naturelle avait impitoyablement exterminé pour défaut d'adaptation, était finalement bien vivant ! Croyez-vous que le ridicule a fermé la bouche à nos "scientifiques" ? Évidemment non puisqu'il s'agit d'asseoir le matérialisme !

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe

Le temps découvre la vérité. Figurine Musée de la Révolution Vizille




La différence entre le conte d'Andersen et la doxa contemporaine, c'est que l'enfant a beau crier que le roi est nu, la foule continue de prendre les charlatans au sérieux.