17.7.07

Saisie-attribution

Il est douloureux d'être dans le colimateur des magistrats français.

J'ai entrepris un procès pour me faire payer de mes droits dans une succession, j'aurais pu d'ailleurs en faire profiter mes cohéritiers car les drois de successions ne sont pas payés, les dettes attendent pendant que d'autres gaspillent l'argent commun.

Mal m'en a pris, puisque malgré l'aide juridictionnelle la Cour d'Appel de Nîmes m'a condamné aux dépens et à Sept mille cinq cents euros de frais d'avocats... Dans une affaire sans expertise, sans autre chose qu'un jeu de conclusions.

Plus fort, les frais de procès ont été fixés à 15 000 € environ, alors que l'affaire a été jugée non contractuelle et que j'ai été débouté de toutes mes demandes, même celles qui n'ont pas été examinées (deux sur trois).

La cour d'appel de Nîmes m'a dans le colimateur. Dès que je me présente devant elle, elle tire à la mitrailleuse lourde.

Récemment j'ai donc fait l'objet d'une "saisie-attribution" de la part de l'avoué qui peut s'en mettre plein les poches (15 000 € !), malgré ma contestation des ses frais, tout naturellement entièrement rejetée (comme d'habitude, avec en plus les dépens heureusement modérés)

La saisie-attribution portait sur mon compte chèques, d'où chèques sans provision ou découvert impressionnant, demande du montant du RMI à ma banque...

Bref, heureusement que Marie, seb et leviathan étaient là pour me soutenir le moral par messages Internet.

Marie me conseille de faire plus bref et plus facile. Je veux toujours être instructif. Je vais donc reprendre mon blog en faisant des posts plus brefs. Que c'est difficile d'être bref !

Je m'aperçois aussi que j'ai des difficultés à rester dans le sujet, à sacrifier des remarques, des digressions. Pourtant, c'est ce que conseille Aristote : éviter les digressions.

A bientôt pour de meilleurs posts, plus nerveux, plus ramassés.

3 commentaires:

Marie a dit…

Très contente de vous voir de retour dans la blogosphère, Denis.

Je pense qu'il faut toujours garder espoir. Pourquoi n'écrivez-vous pas à la ministre de la justice? Ce qui vous arrive est monstrueux. Je comprends, parce qu'il m'est arrivé des choses bien injustes à moi aussi.

Courage et surtout continuez.

seb a dit…

Bonjour, cher Denis.

Je suis désolé que vous traversiez de telles difficultés. Comme le dit Marie, peut-être y a-t-il quelque chose à faire?

Dire moins, résumé, réduire, concentrer... C'est mon souhait aussi. Je me prends parfois à rêver du mot unique et parfaitement choisi, tombé de mes lèvres ou de mon clavier comme un oracle. Mais la concision est difficile, le chemin vers le laconisme fort long. Et je le prouve à l'instant même!

Denis Merlin a dit…

@ Marie, Chouette, j'a droit à votre photo. Vous êtes très mignone !

J'écris cela un peu pour me soulager, car je voudrais mettre en garde mes compatriotes sur les dysfonctionnements ahurissants de la justice. Environ vingt pour cent des magistrats sont honnêtes, surtout des femmes d'ailleurs (la fameuse fidélité des femmes !).

Ecrire au ministère de la justice les rend encore plus enragés, le remède est pire que le mal.

Si je pouvais faire en sorte que les magistrats se disent "je ne suis pas ici pour assouvir mes rancunes, ou jouir de mon pouvoir, mais pour rendre la justice, même si la tête de ce type ne me revient pas", j'aurais atteint mon but.

Cher seb, merci de vos encouragements. Non, il n'y a rien à faire merci, je me débrouille très bien. Je suis sensible à votre amabilité.

Cher ami, ne vous culpabilisez pas, votre post n'es pas trop long. Non, que j'ai vu c'est que je fais trop de digressions. Un post, un sujet point c'est tout et uniquement le sujet, même si l'on a envie de partir vers toutes les idées qui vous viennent à la tête. Et puis lorsqu'on reste dans le sujet, il faut élaguer, supprimer les mots inutiles qui n'expriment rien ou peu, bref être respectueux du lecteur, afin qu'il comprenne aisément ce que vous avez voulu exprimer.