Ah, en voilà une titre provocateur ! L'Inquisition n'est-elle pas le modèle de toute "police de la pensée" et donc de tout fanatisme ?
Les sanctions extrêmement rigoureuses contre les "hérétiques", dont notamment la peine du feu nous font, à juste titre, horreur. Encore que la rudesse des moeurs de l'époque doivent nous inviter à ne pas juger avec notre mentalité.
Mes filles m'ont offert "Le Guide de l'Inquisiteur" Editions Les Belles Lettres dans la collection Les Classiques de l'Histoire de France au Moyen Age fondés par Louis Alphen et publiés sous le patronage de l'Association Guillaume Budé. (réédition 2006 de celle de 1926)
L'auteur du livre, écrit en latin est Bernardus Guidonis, évêque et inquisiteur.
Ce livre fut écrit environ en 1324. Le titre de "Manuel de l'Inquisiteur" est du XXème siècle, le vrai titre est "Méthode, Art et Procédés à Employer pour la Recherche et l'Interrogatoire des Hérétiques des Croyants et de leurs Complices."
Il semble qu'il ait été écrit alors que Guidonis allait quitter sa charge. Il aurait voulu laisser un résumé à son successeur pour l'aider dans sa tâche.
C'est, en quelque sorte, un manuel de police religieuse.
On sent chez Guidonis un esprit de traque, d'extirpation des fauteurs de troubles dans l'Eglise. Il est inquisiteur sans état d'âme. Il se livre avec détermination à sa tâche.
Que cherchait donc à extirper de la société ecclésiale Guidonis : l'hérésie, certes, mais encore la superstition et le fanatisme.
Ne s'embarassant pas pour son livre de données théoriques, il décrit cinq hérésies ou groupes d'hérétiques.
A titre d'exemple, il traite des "Spirituels" ou "Béguin. C'étaient des franciscains extrêmistes.
Saint François, mort en 1226, avait prescrit de ne faire aucune provision. Des franciscains avaient demandé à être dispensé de cette règle trop contraignante ; le pape avait accordé la dispense.
Les "Spirituels" n'acceptaient pas cette dispense. A la suite de cette révolte, en 1318, quatre frères Mineurs (franciscains) "Beguin" ou "spirituels" avaient été condamnés à Marseille et probablement brûlés comme hérétiques.
Les Béguins, révoltés par cette condamnation, concluaient : "Si le seigneur pape (...) approuve cette condamnation (...) il a perdu la puissance pontificale ; il n'est plus pape (...) le siège est vacant" (t. 1, p. 129) Ce que n'acceptait évidemment pas Guidonis qui agissait sur délégation du pape.
Il raconte aussi l'histoire d'un autre fauteur de trouble, chef d'une secte mystique, le nommé Dolcino et sa compagne Marguerite.
Dolcino se prétendait élu de Dieu et avait écrit des épîtres dans lesquelles, selon Guidonis, il déraisonnait abondamment (copiose delirans)
Guidonis décrit Dolcino :
"Ledit Dolcino a groupé dans sa secte et hérésie plusieurs miliers de personnes des deux sexes, surtout en Italie, Toscane et régions circonvoisines. Il leur a transmis une doctrine empestée et mu d'un esprit, non point de prophétie, certes, mais de fanatisme et de folie."
La définition de cet esprit par les mots de "fanatisme" et de "folie" était d'ailleurs exacte. Dolcino était vraiment un sectaire et un fanatique. Reste à savoir si la répression était adéquate et si livrer au bras séculier de pauvres bougres fanatiques était la réponse à leur fanatisme ?
La réponse, aujourd'hui est franchement "non". L'Eglise a d'ailleurs, renoncé définitivement à ces méthodes puisque l'Inquisition a été supprimée au début du XIXème siècle, après, d'ailleurs que l'Inquisition se soit notablement adoucie au fil du temps.
Quoiqu'il en soit, il est curieux de constater que les "Lumières" n'ont donc pas inventé les notions de 'fanatisme" et de "sectarisme", car elles se trouvaient déjà dans les documents... des inquisiteurs.
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17.1.07
18.5.12
Controverse sur l'Inquisition
Voici ma controverse au sujet de l'Inquisition sur le Salon beige avec un monsieur "Mitjavile" (probablement un pseudonyme) :
S'agissant de la torture :
La torture était pratiquée, à tort, sous l'influence du droit romain. elle doit s'apprécier au regard de mœurs et de la mentalité du temps.
La sentence de mort était toujours le fait de tribunaux laïcs.
On peut lire "Le Manuel de l'inquisiteur" du P. Bernard Gui O.P. (1261 ou 1262 - 1331) en langue originale (latin) et traduction de G. Mollat (Les belles lettres 2006 170 pp). Le P. Gui a écrit son "manuel" pour ses confrères inquisiteurs pour les aider dans leurs enquêtes et jugements.
On y découvrira une Inquisition progressiste soucieuse de lutter contre la superstition, de répandre les connaissances et de calmer les fanatismes. La légende de l'Inquisition obscurantiste a été forgée dans les pays protestants et de là répandue dans le monde catholique principalement au XVIIe et XVIIIe siècle (Crise de la conscience européenne 1680-1715 et ses suites).
Commentaire de "Mitjalive (Bernard) :
Ces chiffres sont-ils vraiment fiables. Le Guardian note que "bon nombre des milliers d'exécutions traditionnellement attribuées à l'Eglise étaient en réalité le fait de tribunaux civils" mais peut-on si facilement faire ce genre de distinction si l'on prend en compte le fait que la relation entre l'Eglise et les tribunaux civils en Espagne pour ces questions était très étroite. Je crois effectivement qu'il ne faut pas faire d'anachronisme, que c'est toute la société espagnole avec à sa tête à la fois le Roi et de l'Eglise qui condamnait les juifs et musulmans ou autres hérétiques. Plus proche de nous, on pourrait faire des remarques semblables sur la révocation de l'édit de Nantes ou la croisade contre les Cathares.
Mon commentaire :
L'Inquisition ne concernait ni les juifs ni les musulmans, mais seulement les catholiques. Elle cherchait, sur dénonciation, parmi les catholiques ceux qui répandaient des doctrines ou les mœurs délétères.
La distinction entre tribunaux laïcs et tribunaux ecclésiastiques était fondamentale. On ne peut la traiter avec désinvolture.
Toute la société chrétienne était fondée sur cette distinction.
D'ailleurs pour bien faire constater cette distinction, alors que les Etats pontificaux étaient, sans jamais se démentir, un refuge assuré pour les juifs, certains Etats laîcs d'Europe, expulsaient les juifs, comme, par exemple, l'Espagne du XVIe siècle. Cela prouve l'indépendance de autorités laïques à l'égard des autorités ecclésiastiques. Nous en avons de même la preuve avec l'esclavage transatlantique condamné par l'Eglise et pratiqué par des Etats européens. C'est une évidence de dire que les relations entre les autorités laïques et les autorités de Rome n'ont pas, avant 1789, toujours été un long fleuve tranquille (euphémisme).
Bien qu'elle n'ait pas été mise en œuvre avec clarté, dans le pouvoir laïc, on pouvait déjà distinguer le pouvoir exécutif du pouvoir judiciaire.
Rédigé par : Denis Merlin | 15 mai 2012 10:18:25
Réponse de Bernard Mitjavile :
@ Denis Merlin
Vous parlez à juste titre du refuge offert par les Etats pontificaux aux juifs mais l'église d'Espagne avait une attitude différente. Quelqu'un comme Torquemada n'avait peut-être pas le soutien inconditionnel de Rome mais était très puissant en Espagne. Quant à l'idée que l'inquisition espagnole ne concernait pas les juifs ou les musulmans, c'est jouer sur les mots: comme les juifs qui restaient ostensiblement fidèles à leur religion étaient expulsés, ils n'entraient pas en ligne de compte. Par contre, ceux qui restaient (juifs et musulmans) appelés je crois les maranes et qui gardaient en secret leur croyance tout en faisant semblant d'être publiquement chrétiens étaient persécutés comme hérétiques.
Rédigé par : Bernard Mitjavile | 15 mai 2012 10:57:46
Monsieur Mitjavile ne me répond pas, mais poste un nouveau commentaire :
Quand j’étais jeune dans une école religieuse, on m’enseignait que Jeanne d’Arc avait été brûlée par les anglais sans approfondir. Très bien. Mais en fait Jeanne d’Arc a été condamnée par des théologiens de la Sorbonne avec à leur tête l’évêque Cauchon et si l’on relit les minutes de son procès, il n’y a pas grand-chose de militaire ou d e politique dedans mais beaucoup de questions religieuses dont celle que je préfère « Penses-tu être en état de grâce ? » et la réponse « Si je n’y suis pas, Dieu m’y mette, si j’y suis, Dieu m’y garde ». Alors, qui est responsable ? L’Eglise catholique ou les anglais, je vous laisse répondre.
Quand Louis XIV a révoqué l’Edit de Nantes, il a eu droit à un sermon de Bossuet, sans doute l’évêque le plus puissant du Royaume de France qui faisait de lui le grand défenseur des chrétiens, un roi choisi par Dieu. Peut-on dire de nouveau que seul le politique porte la responsabilité de cette erreur ?
Voici ma réponse :
Monsieur Mitjaville a répondu à ma question sur les références du sermon de Bossuet sur la Révocation de l'édit de Nantes. Ce qui a donné lieu à un de mes posts. La citation de Bossuet était, en réalité, un faux.
L'Eglise catholique n'est certainement pas responsable des fautes de ses membres. En ce que l'Inquisition était une institution humaine elle pouvait défaillir. Jeanne d'Arc a été condamnée à mort par un tribunal laic. L'Eglise ne condamnait pas à mort et n'a jamais condamné à mort.
La révocation de l'édit de Nantes, dont vous m'apprenez qu'elle a fait l'objet d'un sermon de Bossuet, Merci de me donner les références sur Internet s'il est publié sur ce médium. La révocation de l'édit de Nantes était un acte politique. Les laïcs peuvent avoir des mobiles religieux. L'aspect politique du pouvoir protestant n'était pas nul. Mais encore une fois ce n'est pas l'Eglise qui est responsable des décisions de Louis XIV, ni des sermons de Bossuet. Les catholiques critiquent suffisamment leurs évêques pour que je n'ai pas besoin d'insister.
Quant aux massacres et aux pillages prétendus, je n'y crois pas sans avoir des preuves sérieuses. C'est la même chose que le sac de Constantinople par les croisés (dont l'Eglise est innocente, elle ne l'a jamais ordonné) qui a donné lieu à des récits simplistes sans rapport avec la vraie histoire.
Je trouve curieux que l'on ne condamne que le croisés contre les Albigeois alors que les catares étaient des monstres dangereux pour les populations qu'ils persécutaient. Vous comprenez aujourd'hui on nous parle des "horreurs" de la colonisation en Algérie, on nous dit que nos ancêtres on "eu l'idée" de la shoah etc. Tout cela est de la diffamation. C'est la même chose pour les troupes de Franco. Dans ma jeunesse j'ai connu une vieille dame protestante suisse qui avait vécu à l'époque en Espagne (vers 1939 à Barcelone), elle m'avait spontanément raconté son soulagement à l'arrivée des troupes de Franco qu'elle considérait comme des libérateurs. Elle considérait les rouges comme des fous dangereux. Pourtant elle était protestante et suisse.
Dans quelques années on nous racontera que du temps du mariage hétérosexuel, c'était horrible on persécutait les bigames, on arrachait les enfants à l'affection des meilleurs des pères, que la police intervenait dans les logements privés pout tout casser, qu'un jour l'armée avait massacré 3 000 homosexuels dans une journée que les enfant pleuraient etc. Et certains y croiront.
Je ne dis pas non plus que tout était parfait autrefois, il a fallu le concile Vatican II pour mettre de l'ordre et de la clarté dans la doctrine, mais cela ne dispense pas de la vérité sur les événements historiques ni sur l'organisation de la société d'autrefois. Il y faut pour cela un minimum d'esprit juridique.
Rédigé par : Denis Merlin | 15 mai 2012 16:23:23
23.3.16
La notion de "crime contre l'humanité" seule au centre de l'ordre public de 1945-2016
Sous ce lien une longue interview du Pr. Faurisson.
Monsieur Faurisson dans cette interview confirme qu'il croit aux mensonges anglicans selon lequel l'Inquisition était composée de juges abrutis et fanatiques. Il croit aux 62 partie du corps de la femme attestant du passage du démon. Accusation ridicule qui en vaut d'autres.
J'ai posté sur ce blog à propos de l'Inquisition et notamment d'un document authentique qui est le Manuel de l'inquisiteur récemment réédité (vers 2012). Ce document prouve que les inquisiteurs étaient des hommes intelligents et progressistes.
Le Pr. Faurisson admire la prose de Céline. Moi je l'admire moins. Je trouve certains des textes de Céline illisibles.
Le Pr. Faurisson fils d'un catholique ancien séminariste et d'une protestante anglo-saxone a choisi l'athéisme. Il a poursuivi toutes ses études primaires et secondaires dans des établissements religieux catholiques. Moi né dans une famille catholique d'esprit maçonnique, élevé (?) dans un lycée laïciste, le lycée Thiers de Marseille, dont je n'ai presque que des mauvais souvenirs. Le Pr. Faurisson est un homme de gauche à la culture rudimentaire (je crois ce que je vois, je compte, je touche) et hostile finalement à la culture.
Moi que les jésuites du même collège de Provence de Marseille ont, quelques années plus tard, refusé. Ils m'ont refusé en la personne du "bon père" qui nous avait reçu ma mère et moi parce que, je crois l'avoir deviné parce que j'ai été admis ensuite dans un des meilleurs lycées de France, la famille n'était pas de bon esprit... Car aucune raison ne nous fut donnée du refus jésuite. Quelques années plus tard l'Institution Saint Joseph de Marseille refusait ma fille. Je ne suis pas conforme aux normes non-écrites du milieu catholique.
Lui, il prend des exemples sans intérêt (le prêtre qui lui aurait dit qu'il ne fallait pas avoir peur de la guerre parce que Dieu était avec la France.) pour contester toute la culture religieuse. Lui qui se gargarise de préférer "exactitude" à "vérité", comme si l'exactitude ne dépendait pas de la vérité. Moi qui recherche la vérité. J'admire cette phrase de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus : "Je n'ai jamais cherché que la vérité."
Abstraction n'est pas synonyme de "arbitraire". C'est parce que l'on peut distinguer abstraitement l'art historique de la norme juridique que l'on conclut concrètement que l'accord de Londres du 8 août 1945, le préambule de la Constitution de 1946 et le préambule de la Déclaration universelle de 1948 sont de concrètes injustices.
Le Pr. Faurisson possiblement franc-maçon doit en grande partie sa carrière à ses opinions athées.
Moi qui ai été chassé du barreau, en pratique chassé (je n'ai jamais été condamné, ni même n'ai été traduit en conseil de discipline) par l'Ordre des avocats et la magistrature (déboutement systématique dès que je m'adressais aux tribunaux).
Bref, tout m'oppose au Pr. Faurisson.
Cependant, on trouvera dans l'interview une remarque juridique plus qu'intéressante: l'article 24bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la Presse ne réprime que la contestation des "crimes contre l'humanité". Elle ne réprime pas la contestation des "crimes de guerre", des "crimes contre la paix" ni celle de "complot" qui faisaient partie des chefs de condamnation du jugement de Nürnberg.
Le Pr., aidé semble-t-il se son avocat maître Viguier, souligne un élément que je n'avais pas aperçu: la notion de crime contre l'humanité reste seule au centre de l'ordre public universel de Nürnberg confirmé par la charte des Nations unies. Tout le reste du procès de Nürnberg devient en pratique de peu d'importance. Cette remarque est fondamentale pour la compréhension de notre époque.
Monsieur Faurisson dans cette interview confirme qu'il croit aux mensonges anglicans selon lequel l'Inquisition était composée de juges abrutis et fanatiques. Il croit aux 62 partie du corps de la femme attestant du passage du démon. Accusation ridicule qui en vaut d'autres.
J'ai posté sur ce blog à propos de l'Inquisition et notamment d'un document authentique qui est le Manuel de l'inquisiteur récemment réédité (vers 2012). Ce document prouve que les inquisiteurs étaient des hommes intelligents et progressistes.
Le Pr. Faurisson admire la prose de Céline. Moi je l'admire moins. Je trouve certains des textes de Céline illisibles.
Le Pr. Faurisson fils d'un catholique ancien séminariste et d'une protestante anglo-saxone a choisi l'athéisme. Il a poursuivi toutes ses études primaires et secondaires dans des établissements religieux catholiques. Moi né dans une famille catholique d'esprit maçonnique, élevé (?) dans un lycée laïciste, le lycée Thiers de Marseille, dont je n'ai presque que des mauvais souvenirs. Le Pr. Faurisson est un homme de gauche à la culture rudimentaire (je crois ce que je vois, je compte, je touche) et hostile finalement à la culture.
Moi que les jésuites du même collège de Provence de Marseille ont, quelques années plus tard, refusé. Ils m'ont refusé en la personne du "bon père" qui nous avait reçu ma mère et moi parce que, je crois l'avoir deviné parce que j'ai été admis ensuite dans un des meilleurs lycées de France, la famille n'était pas de bon esprit... Car aucune raison ne nous fut donnée du refus jésuite. Quelques années plus tard l'Institution Saint Joseph de Marseille refusait ma fille. Je ne suis pas conforme aux normes non-écrites du milieu catholique.
Lui, il prend des exemples sans intérêt (le prêtre qui lui aurait dit qu'il ne fallait pas avoir peur de la guerre parce que Dieu était avec la France.) pour contester toute la culture religieuse. Lui qui se gargarise de préférer "exactitude" à "vérité", comme si l'exactitude ne dépendait pas de la vérité. Moi qui recherche la vérité. J'admire cette phrase de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus : "Je n'ai jamais cherché que la vérité."
Abstraction n'est pas synonyme de "arbitraire". C'est parce que l'on peut distinguer abstraitement l'art historique de la norme juridique que l'on conclut concrètement que l'accord de Londres du 8 août 1945, le préambule de la Constitution de 1946 et le préambule de la Déclaration universelle de 1948 sont de concrètes injustices.
Le Pr. Faurisson possiblement franc-maçon doit en grande partie sa carrière à ses opinions athées.
Moi qui ai été chassé du barreau, en pratique chassé (je n'ai jamais été condamné, ni même n'ai été traduit en conseil de discipline) par l'Ordre des avocats et la magistrature (déboutement systématique dès que je m'adressais aux tribunaux).
Bref, tout m'oppose au Pr. Faurisson.
Cependant, on trouvera dans l'interview une remarque juridique plus qu'intéressante: l'article 24bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la Presse ne réprime que la contestation des "crimes contre l'humanité". Elle ne réprime pas la contestation des "crimes de guerre", des "crimes contre la paix" ni celle de "complot" qui faisaient partie des chefs de condamnation du jugement de Nürnberg.
Le Pr., aidé semble-t-il se son avocat maître Viguier, souligne un élément que je n'avais pas aperçu: la notion de crime contre l'humanité reste seule au centre de l'ordre public universel de Nürnberg confirmé par la charte des Nations unies. Tout le reste du procès de Nürnberg devient en pratique de peu d'importance. Cette remarque est fondamentale pour la compréhension de notre époque.
23.4.13
Le mystère de l'autorité du droit canon éclairci ?
On peut écouter (ou ne pas écouter) l'exposé, assez obscur, d'un Père dominicain sur le droit canon (France Culture). L'interviewer se présente comme magistrat. Il prétend trouver un "pouvoir" dans l'Église... mais Paul VI enseigne explicitement dans "Populorum progressio" qu'il n'y a pas de pouvoir dans l'Église. Il critique donc à faux.
Au cours de cette interview, sauf erreur, le Père ne parle jamais de la foi. Or c'est la foi qui motive l'obéissance. La foi est protégée par le droit à la liberté religieuse (droit pivot des droits de l'homme). La liberté religieuse est un droit fondamental de l'homme. En définitive l'autorité du droit canon est protégée par la liberté et fondée sur la foi.
Le titre de l'Église à se faire écouter des croyants est la foi. Le titre de l'Église à se faire écouter de l'universalité des hommes donc de ceux qui n'ont pas la foi, est l'invocation de la raison universelle de l'homme, seul langage universel. Or la raison fait constater que l'Église est une institution de près de 20 siècles d'existence. Sa longue existence lui donne le titre d'experte en humanité (Paul VI Populorum progressio § 13).
(Note marginale : L'Inquisition était une institution progressiste (voir mes deux (2007) posts (2012) sur le "Manuel de l'inquisiteur" et sur l'Inquisition)
Au cours de cette interview, sauf erreur, le Père ne parle jamais de la foi. Or c'est la foi qui motive l'obéissance. La foi est protégée par le droit à la liberté religieuse (droit pivot des droits de l'homme). La liberté religieuse est un droit fondamental de l'homme. En définitive l'autorité du droit canon est protégée par la liberté et fondée sur la foi.
Le titre de l'Église à se faire écouter des croyants est la foi. Le titre de l'Église à se faire écouter de l'universalité des hommes donc de ceux qui n'ont pas la foi, est l'invocation de la raison universelle de l'homme, seul langage universel. Or la raison fait constater que l'Église est une institution de près de 20 siècles d'existence. Sa longue existence lui donne le titre d'experte en humanité (Paul VI Populorum progressio § 13).
(Note marginale : L'Inquisition était une institution progressiste (voir mes deux (2007) posts (2012) sur le "Manuel de l'inquisiteur" et sur l'Inquisition)
13.10.15
Dénoncer l'imposture antiraciste (vidéo)
(via le site Jeune nation)
D'une part la France n'a pas colonisé les pays du tiers monde par esprit de domination arbitraire. Elle l'a fait pour apporter l'organisation et le progrès.
Certes, cette œuvre a pu présenter des défauts, mais c'était une œuvre généreuse. Elle a plutôt apporté des ennuis que des satisfactions à la France métropolitaine.
D'autre part, cette vidéo sacrifie à la doxa mensongère sur l'Inquisition. L'inquisition était un tribunal progressiste qui luttait contre le fanatisme. Le Manuel de l'inquisiteur le prouve. Voir mes posts sur le sujet.
Toutefois, cette vidéo est intéressante en ce qu'elle dénonce l'abolition de la liberté par la propagande américano-sioniste. Cette propagande vise l'Europe et l'Europe seule. Elle est appuyée sur des lois et des tribunaux corrompus abolissant la liberté. Cette vidéo dénonce les procédés de cette propagande. Noter que l'Église et le clergé ne sont d'aucun secours pour dénoncer cet esclavagisme intellectuel larvé.
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