8.9.14
Crimes impunis en raison du mobile
Le drame du tunnel où des centaines de personnes ont trouvé la mort par asphyxie et où l'enfant qu'était la victime a vu son père mourir dans ses bras.
Ces bombardements ont eu d'autres suites. Ils sont d'évidents crimes de guerre. Ces crimes n'ont eu aucun organe de poursuite pour les poursuivre, aucune juridiction pour les juger.
Ce n'étaient pas non plus des « crimes contre l'humanité » puisque leurs auteurs étaient pourvus de bons mobiles.
Ces faits découvrent que l'ordre public de Nürnberg n'est pas un ordre public impartial. À ce titre, il n'est pas un ordre public.
François de Menthon a défini le crime contre l'humanité
La notion de « crime contre l'humanité » a embarrassé et continue d'embarrasser les juristes. La raison est probablement que cette notion ne peut exister que si elle appréhende, contre le droit naturel, les mobiles de l'auteur en faisant des mobiles politiques des mobiles plus vils que les mobiles crapuleux.
François de Menton, ministre du général de Gaulle dans le Gouvernement provisoire de la République française, fut aussi un des deux Procureurs généraux français devant la Tribunal militaire international de Nürnberg. Il fut remplacé par Champetier de Ribes lorsque le général de Gaulle quitta le gouvernement.
De Menthon a tenté de donner une définition de la notion de « crime contre l'humanité ».
Selon wikipedia, de Menthon donna la définition suivante:
La définition comme crime contre le « statut d’être humain » est sympathique, mais ne correspond à rien de matériel ni de précis quant aux faits. D’ailleurs tout crime de sang, quels qu'en soit les mobiles, est une négation du statut d’être humain en la victime.
En outre, en incriminant des « motifs » qui sont d’ordre psychologique, cette définition n'est pas juridiquement valable. Car elle fait entrer les mobiles (autre terme pour « motifs psychologique »), dans la définition d’une infraction un élément qui n’est ni matériel, ni intentionnel.
Pour faire sentir l'impossibilité de cette définition donnons un exemple.
Par exemple si je nie le statut d’être humain pour des motifs crapuleux, je ne peux être poursuivi du chef de crime contre l’humanité. Dès lors le crime crapuleux devient moins grave que le crime politique.
Si je massacre les habitants d’un pays pour m’approprier leur terre et leurs richesses, je ne suis pas coupable de crime contre l’humanité.
Si je commets les mêmes actes pour des motifs politiques ou de haine raciale, je suis coupable de cette infraction. Cette tentative, vaine, pour entrer dans le domaine secret de la conscience psychologique disqualifie le résultat des réflexions de François de Menton.
François de Menton, ministre du général de Gaulle dans le Gouvernement provisoire de la République française, fut aussi un des deux Procureurs généraux français devant la Tribunal militaire international de Nürnberg. Il fut remplacé par Champetier de Ribes lorsque le général de Gaulle quitta le gouvernement.
De Menthon a tenté de donner une définition de la notion de « crime contre l'humanité ».
Selon wikipedia, de Menthon donna la définition suivante:
« Il donna du crime contre l'humanité la définition suivante : « crime contre le statut d'être humain motivé par une idéologie qui est un crime contre l’esprit visant à rejeter l’humanité dans la barbarie ».
La définition comme crime contre le « statut d’être humain » est sympathique, mais ne correspond à rien de matériel ni de précis quant aux faits. D’ailleurs tout crime de sang, quels qu'en soit les mobiles, est une négation du statut d’être humain en la victime.
En outre, en incriminant des « motifs » qui sont d’ordre psychologique, cette définition n'est pas juridiquement valable. Car elle fait entrer les mobiles (autre terme pour « motifs psychologique »), dans la définition d’une infraction un élément qui n’est ni matériel, ni intentionnel.
Pour faire sentir l'impossibilité de cette définition donnons un exemple.
Par exemple si je nie le statut d’être humain pour des motifs crapuleux, je ne peux être poursuivi du chef de crime contre l’humanité. Dès lors le crime crapuleux devient moins grave que le crime politique.
Si je massacre les habitants d’un pays pour m’approprier leur terre et leurs richesses, je ne suis pas coupable de crime contre l’humanité.
Si je commets les mêmes actes pour des motifs politiques ou de haine raciale, je suis coupable de cette infraction. Cette tentative, vaine, pour entrer dans le domaine secret de la conscience psychologique disqualifie le résultat des réflexions de François de Menton.
6.9.14
Jamais le mensonge !
Monsieur Daoudal est fort intéressant sur certains sujets.
Sur d'autres il l'est moins.
C'est un affidé de monsieur Bernard Antony qui, aux dires de Le Monde, a créé une société secrète. Chrétienté solidarité, avec Présent et feu Jean Madiran militaient pour le sioniste Samir Geagea, dont l'entourage fut condamné en France pour trafic de drogue. Je l'ai publié sur ce blog (chercher dans le moteur de recherche). Cette bande m'a bien eu.
Monsieur Daoudal milite contre la pensée de saint Thomas d'Aquin, voilà maintenant ce que l'on peut lire sur le Forum catholique sous son nom:
Le voilà qui milite maintenant contre saint Augustin lorsqu'il enseignait que le mensonge n'était jamais, jamais, jamais licite. On peut utiliser des paroles à double sens (pour des motifs proportionnés), on peut utiliser ce genre de ruses (toujours pour des motifs proportionnés), mais jamais, jamais, jamais énoncer une contrevérité destinée à tromper. C'est pourquoi il est licite d'utiliser des formules telles que: "je ne suis pas libre" pour échapper à un importun etc. Ou une personne poursuivie peut dissimuler la vérité, car tout le monde sait à quoi s'en tenir. Thomas More s'est fait "porter pâle", car il désapprouvait le divorce du roi etc. Car cela ne trompe personne et n'est pas destiné à tromper mais à mettre de l'onction dans les relations sociales.
Sur d'autres il l'est moins.
C'est un affidé de monsieur Bernard Antony qui, aux dires de Le Monde, a créé une société secrète. Chrétienté solidarité, avec Présent et feu Jean Madiran militaient pour le sioniste Samir Geagea, dont l'entourage fut condamné en France pour trafic de drogue. Je l'ai publié sur ce blog (chercher dans le moteur de recherche). Cette bande m'a bien eu.
Monsieur Daoudal milite contre la pensée de saint Thomas d'Aquin, voilà maintenant ce que l'on peut lire sur le Forum catholique sous son nom:
« Il semble que là c'est évidemment justifié. Comme de faire passer des juifs pour des chrétiens en 39-45. Et pas seulement la dissimulation, mais carrément le mensonge : "Bien sûr que non il n'est pas chez moi." C'est ce que disait tout chrétien digne de ce nom pendant la Révolution.
N'en déplaise à saint Augustin...
J'ai lu quelque chose là-dessus, mais je ne sais plus où, sur ceux qui n'ont pas à connaître la vérité. »
Le voilà qui milite maintenant contre saint Augustin lorsqu'il enseignait que le mensonge n'était jamais, jamais, jamais licite. On peut utiliser des paroles à double sens (pour des motifs proportionnés), on peut utiliser ce genre de ruses (toujours pour des motifs proportionnés), mais jamais, jamais, jamais énoncer une contrevérité destinée à tromper. C'est pourquoi il est licite d'utiliser des formules telles que: "je ne suis pas libre" pour échapper à un importun etc. Ou une personne poursuivie peut dissimuler la vérité, car tout le monde sait à quoi s'en tenir. Thomas More s'est fait "porter pâle", car il désapprouvait le divorce du roi etc. Car cela ne trompe personne et n'est pas destiné à tromper mais à mettre de l'onction dans les relations sociales.
Un autre "liseur" sur le Forum catholique rappelle l'évangile :
« Jn 8,44. Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n'est pas demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge.
Jn 8,45. Mais Moi, quand Je dis la vérité, vous ne Me croyez pas. »
Miséricordieux Jésus éloignez de nous le risque de devenir ou de rester fils du diable !
La haine du missel de saint PIe V n'est pas un titre contre la liberté religieuse
Un article sur les nouvelles persécutions des Franciscaines de l'Immaculée et paru sur le blog Osservatore vaticano.
On y apprenait qu'une commissaire avait nommé pour remettre au pas les Franciscaines.
Notamment, on y lisait:
J'ai donc écrit un commentaire que je publie ci-dessous:
«Voici ce qu’enseigne Dignitatis humanæ:
On y apprenait qu'une commissaire avait nommé pour remettre au pas les Franciscaines.
Notamment, on y lisait:
« La Sœur Barbiero [la commissaire nommée par le Vatican] attend actuellement d’être nommée commissaire pour interdire la messe en forme extraordinaire, comme première mesure, ainsi qu’elle l’a annoncé. »
J'ai donc écrit un commentaire que je publie ci-dessous:
«Voici ce qu’enseigne Dignitatis humanæ:
« Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. »
Cette vérité accessible à la raison a pour corolaire qu’en matière religieuse l’autorité n’a de titre que fondé sur la foi.
Que l’on veuille bien réfléchir au titre dont disposent les autorités religieuses pour interdire des formules de prières et des rites qui furent explicitement approuvés par l’acte d’édition d’un missel par le pape en personne. De titre, on en trouvera pas.
C’est pourquoi ceux qui tentent d’interdire l’usage du missel de st Pie V (ou de st Jean XXIII) agissent contre la raison donc contre les droits universels et inamissibles de l’homme dont la liberté religieuse est le pivot. Ils commettent un péché objectif: ils méprisent la dignité de leur prochain, ils désobéissent à Dieu. Ils auront à en répondre au tribunal de Dieu. »
Mon commentaire n'est pas passé.
5.9.14
« O mon Dieu, mes enfants ! » (Mort de Péguy)
(Via le Salon beige)
Mort de Charles Péguy 5 septembre 1914.
Le récit est presque incroyable. Comment pouvait-on donner des ordres aussi absurdes ? Comment pouvait-on croire que des soldats avec leurs pantalons rouges, épuisés par une course de 3 km auraient pu enlever une position allemande armée de mitrailleuses ? Ce sont des crimes du commandement.
Cela cessa lorsque l'on commença à creuser des tranchées pour échapper aux mitrailleuses.
Ce récit est aussi intéressant en ce qu'il montre que la guerre est en soi une horreur. Comment imaginer des hommes se précipitant sur d'autres hommes (son « semblable » dit l'ancien combattant) pour les tuer pour ne pas être tués ?
4.9.14
Sur la photographie de têtes noires coupées exhibée par Dieudonné
Dieudonné a exhibé dans une de ses vidéos une photographie montrant des soldats blancs devant une rangée de têtes de Noirs sur des piques. Voir sur Nouvelles de France.
Il prétendait que les soldats blancs étaient des Français. Il dit dans la même vidéo que les Français ont inventé la guillotine et opère un rapprochement entre la guillotine et l'exhibition de décapitations islamistes.
Sur la photo d'une part on a démontré qu'il ne s'agissait pas de Français, mais de Portugais.
D'autre part, on sait qu'une photographie de cette sorte ne démontre nullement que les soldats présentant les têtes sont ceux qui ont opéré les décapitations. Un témoin sur Nouvelles de France, prétend que ce ne sont pas les soldats qui ont décapité les personnes dont on voit les têtes. Les soldats les montrent pour stigmatiser ce que leurs ennemis étaient capables de faire. Ce qui me semble psychologiquement bien mieux "coller".
Pour ce qui est de la guillotine: d'une part ce supplice est aboli. D'autre part la peine de mort infligée à l'issue d'un procès équitable fondé sur des arguments rationnels n'a rien à voir avec une décapitation par un particulier pour des motifs "religieux" en réalité arbitraire violant les droits de l'homme.
Dans un cas, il s'agit d'une action licite, parce que nécessaire ; dans l'autre, il s'agit d'un crime.
Le Compendium de doctrine sociale explique que la peine de mort est licite § 405:
Il prétendait que les soldats blancs étaient des Français. Il dit dans la même vidéo que les Français ont inventé la guillotine et opère un rapprochement entre la guillotine et l'exhibition de décapitations islamistes.
Sur la photo d'une part on a démontré qu'il ne s'agissait pas de Français, mais de Portugais.
D'autre part, on sait qu'une photographie de cette sorte ne démontre nullement que les soldats présentant les têtes sont ceux qui ont opéré les décapitations. Un témoin sur Nouvelles de France, prétend que ce ne sont pas les soldats qui ont décapité les personnes dont on voit les têtes. Les soldats les montrent pour stigmatiser ce que leurs ennemis étaient capables de faire. Ce qui me semble psychologiquement bien mieux "coller".
Pour ce qui est de la guillotine: d'une part ce supplice est aboli. D'autre part la peine de mort infligée à l'issue d'un procès équitable fondé sur des arguments rationnels n'a rien à voir avec une décapitation par un particulier pour des motifs "religieux" en réalité arbitraire violant les droits de l'homme.
Dans un cas, il s'agit d'une action licite, parce que nécessaire ; dans l'autre, il s'agit d'un crime.
Le Compendium de doctrine sociale explique que la peine de mort est licite § 405:
« le recours à la peine de mort, « si cette dernière s'avère être la seule voie praticable dans la défense efficace de la vie des êtres humains face à l'agresseur injuste »
Une théorie sur l'origine psychologique de l'homosexualité
Lu sur le blog Perepiscopus à propos de l'homosexualité dans un commentaire signé Françoise (pseudonyme):
Ce serait ainsi l'image déformée du père qui inciterait à l'homosexualité. L'image concomitante d'une mère toute puissante (par séduction et manipulation malhonnêtes) pourrait aider à l'identification du garçon avec la mère.
« Certain-e-s deviennent homos parce qu’ils ont été violés dans leur enfance (j’ai personnellement connu quelqu’un qui me l’a dit : « j’avais 5 ans lorsqu’un oncle m’a fait « ça » et à cause de ça je suis devenu gay) ou parce qu’ils n’ont pas grandi dans un foyer normal. L’absence du père, de plus en plus fréquente de nos jours, fait que le petit garçon, ayant souvent une mauvaise image du père qu’il ne connaît pas ou connaît à peine, ne pouvant pas s’identifier au père dont il a tant besoin pour forger sa personnalité, s’identifie à … sa mère et plus tard s’éprendra d’un homme. Ou bien la petite fille, terrorisée par un père hyper violent qui frappe et terrorise sa mère et parfois les enfants, ne peut concevoir de s’éprendre plus tard d’un homme et « se rabat » sur une femme. Donc, à l’origine de ce fléau, il y a le MAL Le divorce ou la violence domestique. La prise de conscience de ces phénomènes par la psychothérapie, outre la prière, pourrait aider les homosexuels à se débarrasser de ce fléau. »
Ce serait ainsi l'image déformée du père qui inciterait à l'homosexualité. L'image concomitante d'une mère toute puissante (par séduction et manipulation malhonnêtes) pourrait aider à l'identification du garçon avec la mère.
3.9.14
3 septembre 1793 assassinat et viol post mortem de la duchesse de Lamballe
Cadavre de la duchesse de Lamballe (œuvre XIXe siècle, œuvre d'imagination fondée sur des récits authentiques).
Selon l'hebdomadaire Le Point elle fut tuée par la populace après avoir été élargie par le juge révolutionnaire :
« Qui êtes-vous ?
- Marie-Louise, princesse de Savoie.
- Votre qualité ?
- Surintendante de la maison de la reine.
(…)
- Jurez la liberté, l'égalité, la haine du roi, de la reine et de la royauté.
- Je jurerai facilement les deux premiers, je ne puis jurer le dernier, il n'est pas dans mon coeur. »
Le récit semble imaginaire. En tous cas, il mêle des personnages contemporains (de La Villardière, Poutine...) avec des personnages historiques. Il semble bien toutefois, selon les récits de l'époque, que le cadavre de la princesse fut profané.
O paradoxe des monstres qui firent la Révolution ! Ils massacraient et profanaient les cadavres au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.
Liberté pour la prière des fidèles !
Monsieur Daoudal sur son blog a déterré un livre du XVIIIème siècle sur la prière par des religieuses:
Monsieur Daoudal s'insurge contre ce texte et regrette que le Mouvement liturgique n'ait pas encore commencé à cette époque.
Cependant, comprendre ce que l'on dit des lèvres est-il nécessaire à la prière ?
Un premier exemple: l'Église avec le Rosaire demande de réciter oralement des prières pendant que l'on tente d'attacher son esprit à des méditations de mystères. On dit des paroles et l'on pense à autre chose (méditation des mystères).
C'est pourquoi avant le catastrophique "Mouvement liturgique", comme le faisait observer l'abbé Haughton, on pouvait assister à la messe et faire oraison... voire, disait-il avec son humour anglais... dormir.
Le comble: on pouvait assister à la messe en récitant le chapelet. Il y avait alors superposition de trois prières : deux vocales, une mentale.
Chacun était libre de suivre la messe dans son missel, bien sûr !
Les gens étaient plus libres qu'ils ne le sont aujourd'hui.
Le livre découvert par monsieur Daoudal n'est donc pas inepte, il est au contraire instructif et rassurant.
Vivement que revive la liberté catholique des fidèles !
Monsieur Daoudal qui affecte de ne jamais lire mon blog me répond sur le sien. Voici un extrait de la réponse (4 septembre 2014):
On pourrait répondre que la comparaison n'est pas valable, car le prêtre accomplit un office particulier, une action et il faut qu'il soit au moins virtuellement conscient de ce qu'il récite et dit. Alors que le fidèle ne fait que prier, donc entrer en conversation avec Dieu. Pour les religieux qui ont pour office de réciter des prières, il me semble que cela ne les empêche nullement de faire oraison tout en priant par la voix.
Naturellement, je n'enseigne rien et je m'en remets à la vérité catholique romaine. Je ne fais qu'émettre une opinion sur l'oraison et la prière.
« Les chapitres 11 et 12 concernent l’office divin. L’auteur souligne : « Cette Prière se fait dans une langue qui vous est inconnue. » Au commencement de l’Eglise, poursuit-il, on voit que des fidèles se levaient et priaient avec ferveur en des langues qu’ils ne connaissaient pas. Eh bien les carmélites doivent faire la même chose : « Imitez-les, mes chères sœurs, en quelque sorte, et en récitant l’office dans une langue qui vous est inconnue, entrez, comme les premiers fidèles, dans des transports d’amour, de joie, de reconnaissance ; et malgré l’obscurité des psaumes, vous y trouverez une onction abondante. »
Monsieur Daoudal s'insurge contre ce texte et regrette que le Mouvement liturgique n'ait pas encore commencé à cette époque.
Cependant, comprendre ce que l'on dit des lèvres est-il nécessaire à la prière ?
Un premier exemple: l'Église avec le Rosaire demande de réciter oralement des prières pendant que l'on tente d'attacher son esprit à des méditations de mystères. On dit des paroles et l'on pense à autre chose (méditation des mystères).
C'est pourquoi avant le catastrophique "Mouvement liturgique", comme le faisait observer l'abbé Haughton, on pouvait assister à la messe et faire oraison... voire, disait-il avec son humour anglais... dormir.
Le comble: on pouvait assister à la messe en récitant le chapelet. Il y avait alors superposition de trois prières : deux vocales, une mentale.
Chacun était libre de suivre la messe dans son missel, bien sûr !
Les gens étaient plus libres qu'ils ne le sont aujourd'hui.
Le livre découvert par monsieur Daoudal n'est donc pas inepte, il est au contraire instructif et rassurant.
Vivement que revive la liberté catholique des fidèles !
Monsieur Daoudal qui affecte de ne jamais lire mon blog me répond sur le sien. Voici un extrait de la réponse (4 septembre 2014):
« C’est comme si le prêtre qui dit la messe récitait le canon sans faire attention à ce qu’il dit, en y superposant sa petite prière personnelle qui seule compte. A la limite sa messe est invalide, puisqu’il n’agit pas avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise. »
On pourrait répondre que la comparaison n'est pas valable, car le prêtre accomplit un office particulier, une action et il faut qu'il soit au moins virtuellement conscient de ce qu'il récite et dit. Alors que le fidèle ne fait que prier, donc entrer en conversation avec Dieu. Pour les religieux qui ont pour office de réciter des prières, il me semble que cela ne les empêche nullement de faire oraison tout en priant par la voix.
Naturellement, je n'enseigne rien et je m'en remets à la vérité catholique romaine. Je ne fais qu'émettre une opinion sur l'oraison et la prière.
2.9.14
Qui dois-je aimer ?
Le Bon Samaritain Luc 29.2-37
Le chanoine Quinet (édité par la FSSPX) enseigne la célèbre parabole du bon Samaritain montre que tout homme est mon prochain.
Il semble que les juifs discutaient entre eux qui était mon prochain ? Le prochain était-il le parent, le concitoyen ou bien celui qui était proche quel que soit son lien institutionnel avec le sujet ?
La parabole pour répondre à la question Qui est mon prochain ? :
Un juif est abandonné sur le bord de la route, dépouillé de ses biens et en danger de mort du fait des coups qu'il a reçus. Le prêtre et le lévite qui l'évitent tour à tour, or ils sont juifs et de plus mis à part pour le service du Seigneur.
Le Samaritain (pour des raisons historiques, les Samaritains étaient en grand froid avec les juifs), qui est lointain par la nationalité, se montre le prochain du Juif.
À la fin on semble conclure que celui que doit aimer la victime, ce ne sont pas ses frères de sang, mais cet étranger méprisé qui a pris soin de lui et parce qu'il est son bienfaiteur autrement dit parce qu'il l'a aimé. Par un renversement de la proposition "Qui est mon prochain pour que je l'aime ?" Jésus enseigne que c'est à nous à être le prochain des autres afin d'avoir la vie éternelle (Lc 10,25) et non faire un choix parmi nos prochains pour savoir lequel nous devons aimer. « Qui est mon prochain ? » C'est à toi à être le prochain de tout homme qui a besoin de toi et à aimer tes bienfaiteurs quels qu'ils soient (sans distinction de race, de religion, de nationalité, d'opinion etc.) C'est le moyen de parvenir à la vie éternelle.
Dans le fond, c'est une application du principe énoncé dans st Mathieu (6,12): tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. C'est très général "les autres", en ce sens, effectivement, tout homme est mon prochain. Mais le principe ultime de la règle est au dedans de nous. Ce principe semble impliquer la hiérarchie dans l'amour. Celui qui sera le plus mon prochain sera mon bienfaiteur, amour universel mais hiérarchisé. Du moins, c'est ce que je crois pouvoir tirer comme conclusion de cette parabole. Bien sûr je me soumets d'avance dans cette interprétation sacrée à l'enseignement de l'Église.
«Et qui est mon prochain ?»
(30) Jésus reprit :
——«Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho.
——Il tomba aux mains de bandits qui le dépouillèrent,
——le rouèrent de coups et s'en allèrent
——en le laissant à demi-mort.
(31) Par hasard, un prêtre descendait par le même chemin ;
——il le vit et passa à distance.
(32) Un lévite arriva de même à cet endroit ;
——il le vit et passa à distance.
(33) Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui
——et fut ému lorsqu'il le vit.
(34) Il s'approcha et banda ses plaies, en y versant de l'huile
——et du vin ; puis il le plaça sur sa propre monture,
——le conduisit à une hôtellerie et prit soin de lui.
(35) Le lendemain, il sortit deux deniers,
——les donna à l'hôtelier et dit :
——“Prends soin de lui,
——et ce que tu dépenseras en plus,
——je te le paierai moi-même à mon retour.”
(36) Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui
——qui était tombé aux mains des bandits ?»
(37) Il répondit :
——«C'est celui qui a montré de la compassion envers lui.»
—Jésus lui dit :
——«Va, et toi aussi, fais de même.» ...
Il semble que les juifs discutaient entre eux qui était mon prochain ? Le prochain était-il le parent, le concitoyen ou bien celui qui était proche quel que soit son lien institutionnel avec le sujet ?
La parabole pour répondre à la question Qui est mon prochain ? :
Un juif est abandonné sur le bord de la route, dépouillé de ses biens et en danger de mort du fait des coups qu'il a reçus. Le prêtre et le lévite qui l'évitent tour à tour, or ils sont juifs et de plus mis à part pour le service du Seigneur.
Le Samaritain (pour des raisons historiques, les Samaritains étaient en grand froid avec les juifs), qui est lointain par la nationalité, se montre le prochain du Juif.
À la fin on semble conclure que celui que doit aimer la victime, ce ne sont pas ses frères de sang, mais cet étranger méprisé qui a pris soin de lui et parce qu'il est son bienfaiteur autrement dit parce qu'il l'a aimé. Par un renversement de la proposition "Qui est mon prochain pour que je l'aime ?" Jésus enseigne que c'est à nous à être le prochain des autres afin d'avoir la vie éternelle (Lc 10,25) et non faire un choix parmi nos prochains pour savoir lequel nous devons aimer. « Qui est mon prochain ? » C'est à toi à être le prochain de tout homme qui a besoin de toi et à aimer tes bienfaiteurs quels qu'ils soient (sans distinction de race, de religion, de nationalité, d'opinion etc.) C'est le moyen de parvenir à la vie éternelle.
Dans le fond, c'est une application du principe énoncé dans st Mathieu (6,12): tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. C'est très général "les autres", en ce sens, effectivement, tout homme est mon prochain. Mais le principe ultime de la règle est au dedans de nous. Ce principe semble impliquer la hiérarchie dans l'amour. Celui qui sera le plus mon prochain sera mon bienfaiteur, amour universel mais hiérarchisé. Du moins, c'est ce que je crois pouvoir tirer comme conclusion de cette parabole. Bien sûr je me soumets d'avance dans cette interprétation sacrée à l'enseignement de l'Église.
Inscription à :
Articles (Atom)