21.5.13

Suicide de Dominique Venner

Dominique Venner (1935-2013), l'écrivain anti-chrétien, s'est suicidé devant l'autel de Notre-Dame. Il écrivait récemment sur son blog (inaccessible actuellement) qu'il fallait des gestes spectaculaires (voir le site qui l'annonce). Selon lui, le judéo-christianisme détruisait la France (alors, il y avait mis du temps... depuis 2 000 ans qu'il y est présent).

On meurt comme on a vécu. Il avait manifestement un problème avec le christianisme, le malheureux.

Ce geste est une profanation terrible d'un lieu saint qui devra être réconcilié.

Ce geste m'évoque celui, tout aussi absurde, celui du militaire retraité qui s'était suicidé il y quelque temps devant au monument aux morts pour affirmer son soutien au peuple Mhong.

Certes, la foi n'immunise pas contre les gestes suicidaires (témoins Judas iscariote et tant d'autres), mais la foi et la raison interdisent absolument le suicide. Nous n'avons pas demandé à vivre, notre vie ne nous appartient pas. Nous n'avons pas de titre à nous suicider, sous aucune prétexte. Le titre juridique, c'est, autrement dit, la source du droit à agir. Le droit est nécessairement social et implique au minimum deux personnes, nous n'avons donc aucun titre contre nous-mêmes quelles que soient les circonstances.

Ces gens nous manquent, évidemment, ils manquent à la France qu'il disaient aimer.

Je suis étonné par ces gens qui se dévouent à une grande cause et ne s'aperçoivent pas que s'ils sont fatigués de vivre, ils peuvent sacrifier leurs vies pour le prochain :

"Ce n'est pas se suicider que d'exposer sa vie, quand on le fait par nécessité, comme l'ouvrier qui fait un travail dangereux pour gagner sa vie [et pour rendre service à ses semblables] ; ou par dévouement au bien public, comme le soldat qui meurt plutôt que de quitter son poste (…) par charité, comme le naufragé, qui cède à un autre la planche à laquelle il avait confié son salut."

(Cours abrégé de religion P. Christophe Schouppe s. j., p. 347 Quarré éditions, 1875)

Un geste, comme celui du commandant du Titanic, nous évoque ces gestes d'une extraordinaire beauté héroïque.

Mais sacrifier sa vie dans une souffrance inconnue comme le grain qui meurt n'est pas non plus du suicide, mais le plus beau, car restant inconnu, des sacrifices.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

geste absurde aux yeux des imbéciles qui ne savent pas ce qu'est un homme et à qui échappe tout ce qui dépasse leurs médiocres vues. Qu'ils méditent s'ils le peuvent sur ces derniers mots de Dominique Venner :

Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes.

Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien.

Denis Merlin a dit…

"Nouveau" ? Ce n'est pas très nouveau, c'est malheureusement banal et ancien (Saul, il y a environ 30 siècles, s'est suicidé). J'ai connu plusieurs suicidés. Leurs gestes font frémir d'horreur, mais m'apparaissent comme une dérobade : il fallait vivre et témoigner. Ils m'apparaissent aussi, curieusement, comme une soumission à l'opinion des hommes voire à la volonté de leurs ennemis. Les suicidés sont souvent très dépendants des hommes.

Béatrice Berthelage-Hervé a dit…

Bonjour.Mes deux enfants sont morts,Michaël à 3 ans en 1998 d'une méningite,et mon bébé Joseph est mort durant mon accouchement en 1992,il a un frère jumeau Benjamin il va avoir 21 ans le 18 août 2013.Malgré mon chagrin,j'ai la foi en Dieu-Jésus,mes trois autres enfants,des garçons de 12 ans,14 ans,17 ans ont été kidnappés le 8 avril 2013 dans l'Yonne,par deux méprisables individus en voiture.Je suis très malheureuse,je n'ai pas d'amis,personne ne me console,mais j'espère en Dieu,je crois à l'évangile de Jésus-Christ,j'attends avec patience,que Dieu me console.Je ne veux pas me suicider,car je ne veux pas faire de peine à mes proches.Je pense que les gens qui se suicident sont inspirés par le diable,ils sont lâches,égoïstes.Ce monsieur Venner n'est pas un héros.Il s'est fait du mal,car il est en enfer,et il a fait du mal aux gens qui l'ont vu se suicider et mourir dans la cathédrale Notre Dame de Paris (j'y suis souvent aller enfant avec ma mère à la messe de Noël,et adulte pour prier Jésus,et pour admirer les vitraux et l'architecture sublime)monsieur Venner n'avait pas le droit de faire ça,c'est interdit par la loi de Dieu-Jésus et par la loi des hommes,son suicide est un acte horrible,diabolique.Il est méchant,car il a abandonné son épouse et ses enfants,et ses amis, en se tuant,il ne les aimait pas vraiment.Moi je souffre,mais je supporte ma peine et mes douleurs physiques,pour rester encore avec mon mari et avec mes fils (j'en ai fait huit) c'est Dieu-Jésus qui connait le jour et l'heure de ma mort,quand mon esprit quittera cette planète,pour aller vivre au paradis,j'y retrouverai avec joie tous les êtres vivants que j'aime. Salut cordial.Que Dieu-Jésus vous bénisse.Madame Berthelage-Hervé Béatrice (Je suis née à Paris en 1962)

Denis Merlin a dit…

Madame, Je publie votre commentaire. Cependant nous ne pouvons pas dire de quiconque "il est en enfer". C'est Dieu qui juge, pas nous.