1.4.13

La dignité de l'homme n'est pas négociable, même pas par le Pape

Ce qui compte ce sont les mots !


Voici un extrait de ce qu’écrit Monsieur Guénois dans le Figaro à propos du nouveau pape :
« Il va devoir composer, tout en assumant la grande responsabilité « politique » d'orienter l'Église catholique. Certes, il n'est pas un théologien réputé mais plutôt un pasteur hors pair. Il ne devrait pas s'embarrasser des subtilités « de la lettre » et « de l'esprit » du concile Vatican II, mais plutôt s'employer à l'appliquer concrètement afin de ramener des brebis au bercail. En travaillant, notamment, les « périphéries » de l'Église et non ses sacristies. Et en posant un regard de latino-américain, résolument optimiste, sur le monde, tel qu'il est. »

Or Vatican II compte énormément pour moi. Deux textes en particulier m’intéressent :

-        Dignitatis humanæ (pour la notion de liberté religieuse, donc de droits universels de l’homme)
-        Gaudium et spes (pour la notion de « culture »)

Ce qui ne va pas compter avec François sera ce qui compte pour moi : les mots, donc la culture et le droit.

Le Pape n’est pas propriétaire de l’humanité, ni ne peut arbitrairement lier les consciences. La dignité de l'homme n’est pas à sa disposition, même jovialement.

N'oublions cependant pas qu'il a mentionné les cas des enfants otages dans une de ses prises de parole. Je resterai donc vigilant sur les droits de l'homme et la liberté religieuse, tout en le remerciant d'être intervenu et d'intervenir encore et toujours pour les plus démunis, en particulier les enfants otages.

Aucun commentaire: