7.2.13

Contre les propos de Mgr Paglia : vive la laïcité !

Les remous suscités par les très controversées déclarations de Mgr Paglia ont amené zenit, l'agence de presse à opérer une mise au point dont j'extrais ce passage :


"Quand Mgr Paglia affirme qu’il existe des discriminations graves à l’endroit des personnes homosexuelles (dans certains pays c’est criminel), cela ne signifie pas qu’il reconnaît une communauté humaine que l’on appellerait « le groupe homosexuel ». Le Magistère parle toujours des personnes homosexuelles et non des homosexuels tout court. Cela dit, il est tout à fait normal de refuser des discriminations graves envers les personnes en raison de leur orientation sexuelle. Concernant le mariage, il ne s’agit pas d’une discrimination, car le mariage n’est pas un droit absolu mais relatif. Il est soumis à certaines conditions, notamment celle de la procréation".


Il reste que les relations entre personnes homosexuelles doivent être réglées selon le droit commun de la responsabilité contractuelle ou autre et des contrats. Il y existe un droit matrimoniale, il ne peut avoir de droit singeant le droit matrimonial. Pour les autres relations, il y a le droit commun.

Or Mgr Paglia pas plus que le metteur au point ne disent clairement cela. C'est dommage.

Il est aussi dommage d'emboîter le pas au médias dominants pour raconter que les homosexuels sont discriminés dans leurs droits fondamentaux, ce qui est la plupart du temps entièrement faux. Comme de dire qu'on voulait condamner les homosexuels à mort en Ouganda.... Ce qui était une forgerie.

Ce sont aujourd'hui les gens mariés qui sont discriminés parce qu'on les traite comme des concubinaires homosexuels, alors que, eux, rendent des services à la société et perpétuent l'espèce humaine en transmettant la vie et la culture.

Un des avantages de l'intervention de Mgr Paglia est de nous faire mieux prendre conscience de notre autonomie par rapport au clergé. L'Eglise ne dit pas tout, ne dicte pas son attitude au croyant. Certaines solutions peuvent être revendiquées contre l'avis de clercs. Par exemple en ce qui concerne la concubinage homosexuel plusieurs solutions s'offrent aux laïcs. 1) Tolérance ? 2) Répression ; c'est au choix de laïcs, au choix de la société politique. L'Eglise ne lui recommande que d'être prudente.

C'est pourquoi la Conférence des évêques de France en soutenant le PACS, non seulement commet un crime contre la morale publique, mais encore se mêle de ce qui ne la regarde pas en prenant parti en politique pour une politique particulière. L'Eglise est au-dessus des partis. L'épiscopat ne doit donc pas prendre partie et surtout pas, c'est un comble, contre la morale universelle, mais même entre les solutions licites, l'épiscopat, en tant que tel n'a pas de solution à prôner, il n'a de juridiction sur les laïcs que pour la discipline, la foi et la morale.

Vive la laïcité ! Vivent les laïcs libres !

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