Le musée Fesch d'Ajaccio va exposer les « œuvres » d'un certain Serano qui ne sont que des instrumentalisations des croyances d'une partie de l'humanité.
Le communiqué de Mgr Fesch (via Le Salon beige) est très bien fait.
Il n'est pas interdit de se tourner vers les tribunaux pour demander le respect de la liberté religieuse.
À Compiègne des énergumènes s'en sont pris à une procession du Saint-Sacrement. Voir ici sur le Salon beige.
Mais la liberté de manifestation et d'expression et la liberté de religion s'opposent à ces manifestations qui prennent à partie une croyance.
Là aussi une action judiciaire contre l'État pour absence de protection des libertés de manifestation, d'expression et de religion.
Enfin le Hellfest viole la liberté religieuse, mais en plus il le fait aux frais de ceux dont la liberté est violée. C'est la magie des subventions tirées du Trésor public. Je l'ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog.
23.6.14
22.6.14
Relativisme ou vérité catholique ?
Le site Perepiscopus se scandalise de cette déclaration signée par Mgr Di Falco et Mgr Hérouard.
Voici un passage de ce texte qui a angoissé nos amis blogueurs :
D'abord examinons ce texte en ayant bien en tête ce commandement de la morale repris par saint Ignace dans ses Exercices spirituels :
Respectueux de ce principe examinons attentivement ce qui est prétendu:
Selon ce texte, que ne peut revendiquer une doctrine ? Elle ne peut revendiquer avoir seule la « propriété » de la vérité.
Or, que lisons-nous au chapitre VIII de saint Jean ? « L'Esprit souffle où il veut. »
En application de cet enseignement de l'Esprit-Saint Gaudium et spes enseigne :
Donc il y a du vrai dans des institutions qui ne sont pas d'Église catholique. L'Église ne revendique donc pas être en possession exclusive de la vérité. C'est au contraire par son caractère inclusif que la vérité catholique est toute la vérité.
Ce texte est donc non seulement conforme à la doctrine catholique, mais encore, il est la doctrine catholique (selon moi).
Sur la question de la religion (et non de la doctrine), j'ai déjà écrit sur ce que j'en pense.
Voici un passage de ce texte qui a angoissé nos amis blogueurs :
« Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité. Nul peuple, nulle religion, nulle doctrine, nulle science, nulle culture ne peut survivre sans respecter, écouter, partager, échanger, apprendre des autres. »
D'abord examinons ce texte en ayant bien en tête ce commandement de la morale repris par saint Ignace dans ses Exercices spirituels :
« il faut présupposer que tout homme vraiment chrétien doit être plus disposé à justifier une proposition obscure du prochain qu'à la condamner. »
Respectueux de ce principe examinons attentivement ce qui est prétendu:
Selon ce texte, que ne peut revendiquer une doctrine ? Elle ne peut revendiquer avoir seule la « propriété » de la vérité.
Or, que lisons-nous au chapitre VIII de saint Jean ? « L'Esprit souffle où il veut. »
En application de cet enseignement de l'Esprit-Saint Gaudium et spes enseigne :
« Tout ce qu’il y a de vrai, de bon, de juste, dans les institutions très variées que s’est données et que continue à se donner le genre humain, le Concile le considère donc avec un grand respect. Il déclare aussi que l’Église veut aider et promouvoir toutes ces institutions, pour autant qu’il dépend d’elle, et que cette tâche est compatible avec sa mission. Ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est de pouvoir se développer librement, à l’avantage de tous, sous tout régime qui reconnaît les droits fondamentaux de la personne, de la famille, et les impératifs du bien commun. »
Donc il y a du vrai dans des institutions qui ne sont pas d'Église catholique. L'Église ne revendique donc pas être en possession exclusive de la vérité. C'est au contraire par son caractère inclusif que la vérité catholique est toute la vérité.
Ce texte est donc non seulement conforme à la doctrine catholique, mais encore, il est la doctrine catholique (selon moi).
Sur la question de la religion (et non de la doctrine), j'ai déjà écrit sur ce que j'en pense.
21.6.14
Boudi quel sophisme !
Monsieur Daoudal se scandalise de ce que Mgr Di Falco ait pu signer ce texte:
Monsieur Daoudal part dans des considérations scandalisées qui ne démontrent qu'une chose: il n'a rien compris à la question. Et il se tire une "balle dans le pied" et dans les pieds de ses amis.
Car, c'est la stricte vérité un être humain n'est pas d'abord un catholique ou un musulman ou un juif etc. D'ailleurs cette vérité condamne le prétendu « mariage » homosexuel. Car c'est en réduisant certains hommes (êtres humains) à leur dimension d'activité sexuelle dépravée que cette aberration a pu être institutionnalisée (sans doute en vue d'un plus grand bien, le bien de l'institutionnalisation universelle et future du mariage catholique). Cette vérité condamne aussi le pape Paul VI lorsqu'il a voulu imposer son missel à tous les catholiques et condamner son prédécesseur. etc.
Les êtres humains, tous les êtres humains, vraiment tous, absolument tous, sont d'abord des êtres raisonnables dont le destin n'est pas de ce monde.
Dès lors, au regard de ses droits fondamentaux, peu importe que l'être humain soit homme ou femme, enfant ou adulte ou vieillard ou fœtus, ou noir ou blanc, ou plombier ou rentier ou handicapé ou sportif, qu'il obéisse ou qu'il commande, qu'il soit riche ou pauvre etc. L'être humain est avant tout un être humain quelles que soient ses qualités (le terme « qualité » pris au sens logique et métaphysique du terme) car substantiellement, il est un être humain.
« Nul être humain ne peut être réduit à une seule dimension, qu'elle soit religieuse, ethnique, sexuelle, culturelle ou politique. »
Monsieur Daoudal part dans des considérations scandalisées qui ne démontrent qu'une chose: il n'a rien compris à la question. Et il se tire une "balle dans le pied" et dans les pieds de ses amis.
Car, c'est la stricte vérité un être humain n'est pas d'abord un catholique ou un musulman ou un juif etc. D'ailleurs cette vérité condamne le prétendu « mariage » homosexuel. Car c'est en réduisant certains hommes (êtres humains) à leur dimension d'activité sexuelle dépravée que cette aberration a pu être institutionnalisée (sans doute en vue d'un plus grand bien, le bien de l'institutionnalisation universelle et future du mariage catholique). Cette vérité condamne aussi le pape Paul VI lorsqu'il a voulu imposer son missel à tous les catholiques et condamner son prédécesseur. etc.
Les êtres humains, tous les êtres humains, vraiment tous, absolument tous, sont d'abord des êtres raisonnables dont le destin n'est pas de ce monde.
Dès lors, au regard de ses droits fondamentaux, peu importe que l'être humain soit homme ou femme, enfant ou adulte ou vieillard ou fœtus, ou noir ou blanc, ou plombier ou rentier ou handicapé ou sportif, qu'il obéisse ou qu'il commande, qu'il soit riche ou pauvre etc. L'être humain est avant tout un être humain quelles que soient ses qualités (le terme « qualité » pris au sens logique et métaphysique du terme) car substantiellement, il est un être humain.
20.6.14
Pensée du cardinal Newman sur l'église anglicane
Trouvé sur le Forum catholique cette citation du cardinal Newman (dont je pense qu'elle est authentique) :
« Tant que les catholiques sont si faibles en Angleterre, c’est elle [l'église anglicane] qui fait notre travail; et bien que dans une certaine mesure elle nous cause du tort, la balance présentement penche en notre faveur... Mon opinion personnelle est qu’en cette heure qui pour elle est suprême, nous devons l’aider et la soutenir selon notre pouvoir, dans l’intérêt de la vérité dogmatique. Pour moi, je voudrais — tant que le devoir ne m’y contraint pas, car alors il me faudrait rompre avec cette règle — éviter tout ce qui pourrait affaiblir son empire sur l’esprit public, ou ébranler sa constitution, ou gêner et ralentir son effort pour maintenir les grands principes et enseignements chrétiens et catholiques qu’elle a, jusqu’à ce jour, utilement prêchés. »
Ce texte génial condamne tout esprit coupant. Certes, les anglicans sont hérétiques et schismatiques et ne possèdent même pas la succession apostolique, mais on aurait tort de lutter contre eux. On peut en dire autant des protestants.
Si nous devenons coupants, c'est que nous sommes trop obsédés par l'idée du salut. Je me souviens des prédications des Exercices spirituels intégristes. Si pratiquement tout le monde, même les catholiques, se damne, il devient évident que a fortiori tous les hérétiques se damnent. Dès lors, le petit nombre des élus fait un devoir à tous ceux qui sont conscients des enjeux de lutter contre tout ce qui n'est pas catholique, donc de lutter contre tous les groupes dissidents du catholicisme en les traitant d'hérétiques et de schismatiques.
Bonne mort dans la dignité
Le Manuel de l'euthanasie édité par la Fondation Jérôme Lejeune rappelle que tout homme meurt dans la dignité.
Pourquoi ? Parce que la dignité de l'homme est inamissible (elle ne peut lui être ôtée).
En effet fait pour Dieu et pour personne d'autre, l'être humain n'est jamais un moyen, il n'est jamais utile, il est digne. C'est une notion métaphysique.
Pourquoi ? Parce que la dignité de l'homme est inamissible (elle ne peut lui être ôtée).
En effet fait pour Dieu et pour personne d'autre, l'être humain n'est jamais un moyen, il n'est jamais utile, il est digne. C'est une notion métaphysique.
Madame Lambert accuse la racaille médicale
Lu sur le Dauphiné après les conclusions du Rapporteur public:
Madame Lambert accuse les médecins de maltraitance à l'égard de son fils. L'épouse de monsieur Vincent Lambert l'a abandonné et c'est elle qui héritera à cause des lois folles de monsieur Sarkozy sur les successions. C'est aussi l'épouse qui milite pour l'assassinat médical et judiciaire.
Racaille judiciaire, racaille médicale gouvernent la France.
Monsieur Vincent Lambert est tétraplégique depuis un accident de la route jamais élucidé.
« Viviane Lambert et son mari Pierre, confessent que "l’attente est douloureuse pour nous, mais nous sommes près de Vincent tous les jours, au CHU de Reims. Dès qu’on le pourra, on le sortira de cet hôpital où il est maltraité et ne reçoit pas les soins adaptés à son état. Cette affaire dépasse le cadre de notre simple fils, c’est une question de société. Il y a 1 500 patients comme lui en France. Il ne faut surtout pas ouvrir la porte à ce genre de pratiques." »
Madame Lambert accuse les médecins de maltraitance à l'égard de son fils. L'épouse de monsieur Vincent Lambert l'a abandonné et c'est elle qui héritera à cause des lois folles de monsieur Sarkozy sur les successions. C'est aussi l'épouse qui milite pour l'assassinat médical et judiciaire.
Racaille judiciaire, racaille médicale gouvernent la France.
Monsieur Vincent Lambert est tétraplégique depuis un accident de la route jamais élucidé.
La religion catholique ne peut revendiquer le monopole de la vérité, c'est vrai
Lu sur le site du diocèse de Gap (18 juin 2014):
Cependant nous sommes certains d'un nombre important de vérités rationnelles soit expérimentales, soit des principes purement rationnels (dont: je pense donc je suis, le tout est plus grand que la partie, nous mourrons tous etc.) Il y a donc des vérités rationnelles, le problème pratique est de toujours distinguer le vrai du faux. Ce qui est impossible, nous nous trompons tous à un moment ou à un autre.
De ce point de vue, la religion catholique peut se tromper, elle n'est pas infaillible. De fait elle a pu se tromper quoique l'histoire atteste des progrès immenses que son influence a permis.
En revanche la foi ne peut nous tromper. Si Dieu a parlé nous demandant de croire, il ne peut plus y avoir de discussion.
Cette observation laisse intact le problème de l'interprète de la pensée divine. Si je pense être l'interprète de la pensée divine, j'ai perdu la raison. Seul le pape et les évêques... surtout le pape est interprète du message divin et il est raisonnable de le croire comme je le fais.
Benoît XVI, à la suite de, si mes souvenirs sont bons, Karl Rahner, enseignait à distinguer la religion, toujours perfectible, toujours en recherche, progressant toujours, de la foi et de son message infaillibles et immuables.
Mais je sais que ma foi se résume à cela, elle est fondée sur ma liberté religieuse de croire et ce que je crois, c'est ce que l'Église enseigne. Purement et simplement. Moi, je n'enseigne rien, et surtout pas que Dieu a dit que...
« Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité. Nul peuple, nulle religion, nulle doctrine, nulle science, nulle culture ne peut survivre sans respecter, écouter, partager, échanger, apprendre des autres. »
Certes, c'est matériellement exact et je souscris moi aussi à ces affirmations.
Cependant nous sommes certains d'un nombre important de vérités rationnelles soit expérimentales, soit des principes purement rationnels (dont: je pense donc je suis, le tout est plus grand que la partie, nous mourrons tous etc.) Il y a donc des vérités rationnelles, le problème pratique est de toujours distinguer le vrai du faux. Ce qui est impossible, nous nous trompons tous à un moment ou à un autre.
De ce point de vue, la religion catholique peut se tromper, elle n'est pas infaillible. De fait elle a pu se tromper quoique l'histoire atteste des progrès immenses que son influence a permis.
En revanche la foi ne peut nous tromper. Si Dieu a parlé nous demandant de croire, il ne peut plus y avoir de discussion.
Cette observation laisse intact le problème de l'interprète de la pensée divine. Si je pense être l'interprète de la pensée divine, j'ai perdu la raison. Seul le pape et les évêques... surtout le pape est interprète du message divin et il est raisonnable de le croire comme je le fais.
Benoît XVI, à la suite de, si mes souvenirs sont bons, Karl Rahner, enseignait à distinguer la religion, toujours perfectible, toujours en recherche, progressant toujours, de la foi et de son message infaillibles et immuables.
« Mon Dieu, je crois fermement tout ce que vous avez révélé et que vous nous enseignez par votre Église parce qu'étant la vérité même, vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. »
Mais je sais que ma foi se résume à cela, elle est fondée sur ma liberté religieuse de croire et ce que je crois, c'est ce que l'Église enseigne. Purement et simplement. Moi, je n'enseigne rien, et surtout pas que Dieu a dit que...
La racaille judiciaire contre monsieur Vincent Lambert
Il semble que le rapporteur public du Conseil d'État a pris parti pour l'assassinat d'un citoyen français pour cause d'intérêts privés.
Après la racaille médicale, la racaille judiciaire milite pour l'assassinat. La racaille médicale milite pour madame Boutin et va à la messe. Madame Boutin n'y trouve rien à redire.
Contrairement à ce que l'on dit parmi les soi-disant défenseurs de la vie (Salon beige etc.), cette décision (car l'avis du "rapporteur public" est toujours conforme à la future décision), cette décision donc était déjà virtuellement contenue dans la précédente décision des racailles composant le Conseil d'État. J'étais seul à l'écrire et je reste le seul. (Voir la série de mes posts sur la question)
La clique des assassins assermentés et appointés sur le Trésor public va encore frapper un innocent. Il n'y a aucun aléa.
Après la racaille médicale, la racaille judiciaire milite pour l'assassinat. La racaille médicale milite pour madame Boutin et va à la messe. Madame Boutin n'y trouve rien à redire.
Contrairement à ce que l'on dit parmi les soi-disant défenseurs de la vie (Salon beige etc.), cette décision (car l'avis du "rapporteur public" est toujours conforme à la future décision), cette décision donc était déjà virtuellement contenue dans la précédente décision des racailles composant le Conseil d'État. J'étais seul à l'écrire et je reste le seul. (Voir la série de mes posts sur la question)
La clique des assassins assermentés et appointés sur le Trésor public va encore frapper un innocent. Il n'y a aucun aléa.
19.6.14
Le droit naturel et le droit des Franciscains de l'Immaculée
L'affaire des Franciscains de l'Immaculée refait encore surface avec une manifestation des amis et parents des religieux devant le Vatican.
On ne sait trop ce qui est reproché à l'ancienne direction de cet institut. Une seule chose a filtré. Il leur serait reproché un « crypto-lefebvrisme ».
Les autorités ont donc interdit aux religieux de célébrer la messe selon le rite de st Jean XXIII, lui même adaptation des prières et du rite édité dans son missel par st Pie V.
Or la liberté de choix de prières éditées par un pape ou des papes n'est pas laissé à l'arbitraire des autorités vivantes. En effet le droit d'utiliser les formules de prières et de satisfaire aux rites est protégé par le droit naturel à la liberté religieuse et de conscience. Il est en effet impossible que ces formules anciennes revêtues de l'autorité de Rome puisse contenir quoi que ce soit de nuisible et encore moins d'hérétique.
C'est la même faute contre ces droits naturels de l'homme que Paul VI avait commise en son temps en tentant d'interdire de fait l'usage d'un missel.
N'importe quelle autorité, même le pape, ne peut trouver ni dans la foi ni dans la discipline (la façon de s'adresser à Dieu ne fait pas partie de la discipline, une fois sauve la foi et les mœurs) ne peut donc trouver de titre à une interdiction.
En conséquence le libre choix est protégé par la liberté naturelle de l'homme.
Célébrant le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Benoît XVI résumait ainsi le problème des droits de l'homme:
Les droits de l'homme protègent donc tous les humains, ils sont enracinés en Dieu et l'Église elle-même doit les respecter. Tout homme, y compris les religieux, en sont titulaires contre tout empiètement de quelque autorité que ce soit, même religieuse.
On ne sait trop ce qui est reproché à l'ancienne direction de cet institut. Une seule chose a filtré. Il leur serait reproché un « crypto-lefebvrisme ».
Les autorités ont donc interdit aux religieux de célébrer la messe selon le rite de st Jean XXIII, lui même adaptation des prières et du rite édité dans son missel par st Pie V.
Or la liberté de choix de prières éditées par un pape ou des papes n'est pas laissé à l'arbitraire des autorités vivantes. En effet le droit d'utiliser les formules de prières et de satisfaire aux rites est protégé par le droit naturel à la liberté religieuse et de conscience. Il est en effet impossible que ces formules anciennes revêtues de l'autorité de Rome puisse contenir quoi que ce soit de nuisible et encore moins d'hérétique.
C'est la même faute contre ces droits naturels de l'homme que Paul VI avait commise en son temps en tentant d'interdire de fait l'usage d'un missel.
N'importe quelle autorité, même le pape, ne peut trouver ni dans la foi ni dans la discipline (la façon de s'adresser à Dieu ne fait pas partie de la discipline, une fois sauve la foi et les mœurs) ne peut donc trouver de titre à une interdiction.
En conséquence le libre choix est protégé par la liberté naturelle de l'homme.
Célébrant le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Benoît XVI résumait ainsi le problème des droits de l'homme:
« Depuis toujours, l'Eglise rappelle que les droits fondamentaux, au-delà des différentes formulations et importances qu'ils peuvent prendre dans le cadre des diverses cultures, sont un fait universel, parce qu'inhérents à la nature même de l'homme. La loi naturelle, écrite par Dieu dans la conscience humaine, est un dénominateur commun à tous les hommes et à tous les peuples; c'est un guide universel que tous peuvent connaître et sur la base duquel tous peuvent s'entendre. Les droits de l'homme sont donc, en ultime analyse, enracinés en Dieu créateur, lequel a donné à chacun l'intelligence et la liberté. Si l'on fait abstraction de cette solide base éthique, les droits humains demeurent fragiles car privés d'un fondement solide. »
Les droits de l'homme protègent donc tous les humains, ils sont enracinés en Dieu et l'Église elle-même doit les respecter. Tout homme, y compris les religieux, en sont titulaires contre tout empiètement de quelque autorité que ce soit, même religieuse.
17.6.14
Le vrai problème (casuistique)
Lu sur le Forum catholique ce « cas » de conscience:
La solution bonne est évidemment la deux.
Mais, celui qui a fait la découverte a rendu un grand service aux autres indivisaires. De plus sa probité est évidente, car l'occasion fait le larron. Or là, l'occasion n'a pas fait le larron.
Il est évident qu'il a droit à une récompense. Reste à savoir le titre de sa récompense. La lui doit-on parce que c'est juste ou parce que c'est convenable ? D'autre part quel doit être son montant ?
Il me semble qu'il est dans le cas d'un inventeur de trésor (article 716 du code civil, bien que dans le cas envisagé, il soit le co-propriétaire du trésor).
Selon moi, le propriétaire (en l'occurrence les indivisaires) doit partager à 50 % avec l'inventeur. Schématiquement, il aura droit à 1/2 de la valeur de son invention au titre d'indemnisation et à sa part dans l'indivision.
Problème dans le problème: l'inventeur fait un procès parce que les autres indivisaires ne veulent pas lui octroyer ce à quoi il a droit. Les juges rendent un jugement selon lequel l'inventeur du trésor n'est qu'un mauvais coucheur, un paranoïaque procédurier. Le jugement le condamne à payer aux autres indivisaires le double de la valeur de son invention à titre de dommages-intérêts, à payer une amende de 8 000 € pour procédure abusive et 10 000 € sur le fondement de l'article 700 sans compter les dépens.
« Vous fouillez dans une vieille maison, en indivision, vous cherchez dans de vieux livres destinés à Emmaüs, et vous trouvez comme marque-page oublié un Ceres 1849 [un timbre de collection]. Valeur estimée: plusieurs centaines de milliers d'euros.
Solution 1: c'est vous qui avez eu l'idée, c'est vous qui l'avez trouvé. Vous récupérez et vendez le timbre à votre bénéfice.
Solution 2: Vous prévenez l'indivision de votre découverte, tout le monde vous remercie poliment de votre honnêteté, et vous n'avez rien de plus que les autres.
Solution 3: Vous laissez le timbre en place, pour soutenir Emmaüs ou le futur acquéreur. »
La solution bonne est évidemment la deux.
Mais, celui qui a fait la découverte a rendu un grand service aux autres indivisaires. De plus sa probité est évidente, car l'occasion fait le larron. Or là, l'occasion n'a pas fait le larron.
Il est évident qu'il a droit à une récompense. Reste à savoir le titre de sa récompense. La lui doit-on parce que c'est juste ou parce que c'est convenable ? D'autre part quel doit être son montant ?
Il me semble qu'il est dans le cas d'un inventeur de trésor (article 716 du code civil, bien que dans le cas envisagé, il soit le co-propriétaire du trésor).
Selon moi, le propriétaire (en l'occurrence les indivisaires) doit partager à 50 % avec l'inventeur. Schématiquement, il aura droit à 1/2 de la valeur de son invention au titre d'indemnisation et à sa part dans l'indivision.
Problème dans le problème: l'inventeur fait un procès parce que les autres indivisaires ne veulent pas lui octroyer ce à quoi il a droit. Les juges rendent un jugement selon lequel l'inventeur du trésor n'est qu'un mauvais coucheur, un paranoïaque procédurier. Le jugement le condamne à payer aux autres indivisaires le double de la valeur de son invention à titre de dommages-intérêts, à payer une amende de 8 000 € pour procédure abusive et 10 000 € sur le fondement de l'article 700 sans compter les dépens.
Les juges sont évidemment dans un état de péché mortel, mais doivent-ils réparation préalable à leur victime pour obtenir l'absolution ? Doivent-ils réparer le dommage causé à l'image de la justice ?
Les autres indivisaires se mettent-ils en état de péché grave en en réclamant l'exécution ? Ou au contraire en doivent-ils exiger l'exécution ?
Il me semble évident que les indivisaires doivent rembourser non seulement les sommes que le jugement leur octroie mais encore lui rembourser l'amende payée au Trésor public et qu'encore il leur faudra indemniser correctement leur co-indivisaire pour le préjudice causé à sa réputation.
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