14.6.14

La suite logique du Préambule de la Constitution




Ce tweet (vu sur F Desouche) n'est que la suite logique du Préambule de la Constitution:

« 1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, »

Du fait de ce préambule, madame Sihoud est innocente et ses ancêtres aussi, alors que monsieur Bilger et son père sont coupables.

Cette affirmation dans un texte législatif est contraire aux droits de l'homme (seules les décisions judiciaires condamnent, pas les lois).

Article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen:

« (…) [La loi] doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens [sont] égaux à ses yeux (…) »

Il ne peut donc y avoir de condamnations "légales" de catégories humaines.

Donc les décisions judiciaires rendues sur le fondement de telles "lois" sont nulles. (Or toutes les condamnations prononcées depuis 1944 sont rendues sur le fondements de textes semblables).

Conclusion: abolissons ce texte qui bafoue les droits universels de l'homme. Venons-en à un véritable ordre public impartial, respectueux des droits de l'homme.

Sur des sujets annexes ou connexes on trouvera sur mon blog (parmi d'autres posts)

http://denismerlin.blogspot.fr/2014/05/les-bombardements-allies-crimes-de.html

http://denismerlin.blogspot.fr/2014/05/responsabilite-de-la-france-pendant.html

http://denismerlin.blogspot.fr/2014/05/les-valeurs-dapres-la-seconde-guerre.html

http://denismerlin.blogspot.fr/2014/05/un-maire-refuse-la-commemoraison.html

http://denismerlin.blogspot.fr/2014/03/11-decembre-1946-les-principes-de.html

http://denismerlin.blogspot.fr/2014/03/declaration-des-droits-de-lhomme-de.html

L'abandon des "bastions", scandale pour les traditionalistes

Lu ici cette citation du cardinal Ratzinger:

 « Le fait est, comme l'a fait remarquer Hans Urs von Balthasar dès 1952 ... qu'Elle (l'Eglise), doit abandonner beaucoup de ces choses qui, jusqu'à présent, lui ont attiré la sécurité et qu'Elle a considérées comme admises à jamais. Il lui faut démolir des bastions de vieille date et faire confiance uniquement au bouclier de la foi. » (On lit en note que la citation est extraite de Principe de théologie catholique du cardinal Ratzinger, Principles of Catholic Theology (Principes de Théologie Catholique), p. 391.



Mais qu'étaient les "bastions" ?

Pour moi, c'était sans doute tout ce qui traduisait le pouvoir dans l'espace et dans le temps. C'était sans doute toute la puissance politique, même indirecte de l'Église: c'était par exemple les États pontificaux que la Providence lui a enlevés, c'était l'Index, c'était la chrétienté où les chefs et leurs peuples obéissaient au Pape, c'étaient les sanctions prises sur des territoires entiers...

Les traditionalistes en ont déduit que Rome abandonnait la foi.

Or, le pape n'a pas abandonné la foi. Le pape n'a pas renoncé à son pouvoir exercé au nom du Christ-Roi, mais il en a purifié la pratique. Il a recherché dans la Tradition les fondements ultimes et naturels de son action et il a découvert que certaines pratiques que l'on croyait consubstantielles à la foi n'étaient que des facultés, des possibilités morales. L'Histoire (affaire Jeanne d'Arc, États pontificaux) démontrait que Dieu voulait une autre pratique.

Les traditionalistes ont confondu la paille et le grain et ils ont fini par condamner l'Église au nom de l'obéissance à l'Église. Discours incohérent.

Un an après la Manif pour tous: revendiquer le mariage catholique pour tous

Il ne faut surtout pas être complotiste ! MM. Reynouard et de Benoist vous assurent que ces histoires de complot, c'est faux ! Ils n'ont d'ailleurs rien contre la franc-maçonnerie.

Il n'empêche qu'un an après les manifestations de grande ampleur qui ont révélé qu'il existe un peuple français opprimé, les dirigeantes de la manif pour tous soit sont rentrés dans l'ombre, soit ne luttent plus pour le mariage, mais dans certains cas seulement contre la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA).

Monsieur Copé et le rabbin Bernheim ont vu leurs carrières brisées (il ne fallait pas militer pour le mariage), madame Boutin est de plus en plus marginalisée.

Donc le « mariage » homosexuel plus personne ne s'y oppose. C'est un peu comme l'avortement.

Cet état de fait est un « miracle », un hasard extraordinaire ! Surtout ne pas y voir l'effet d'un complot, ce serait paranoïaque !

C'est d'autant plus extraordinaire que les opposants au « mariage » marxiste n'ont jamais, même seulement allégué,  le coût fiscal et social de ce prétendu mariage ! Un pur hasard.

Les meneuses de la manif pour tous n'ont pas invoqué, à ma connaissance, la sacralité du mariage institué par Dieu (le récit de la Genèse 2,24, Mathieu 19,5-6).

Excellente occasion pour se remémorer que le mariage est une réalité sacrée que Dieu a confiée à l'Église. Il l'a confiée à l'Église non seulement pour les croyants catholiques, mais encore pour tous les humains.

Si l'on veut la prospérité, demandons, revendiquons que l'État confie le mariage à l'Église (pour tout ce qui concerne la validité du lien). C'est la mission du coq gaulois qui annonce l'évangile, donc la raison universelle de l'homme, comme le coq de la basse-cour annonce le soleil. (Le Soleil de justice, c'est le Christ) Cela, c'est la mission des laïcs: revendiquer le mariage naturel, donc catholique, pour tous et la reconnaissance de la doctrine catholique du mariage par l'État.

Voir sur ce point Arcanum Divinæ de Léon XIII (la mise en italique est de moi) :


« Il faut donc le reconnaître, l'Eglise catholique a bien mérité de tous les peuples par le soin qu'elle a pris constamment de protéger la sainteté et la perpétuité des mariages. On lui doit une grande reconnaissance pour ses interventions. Elle a hautement réclamé contre les lois civiles si défectueuses en cette matière qui ont été promulguées depuis cent ans (Pie VI, Epist. ad episc. Lucion., 20 mai 1793 ; Pie VII, let. encycl. du 17 fév. 1809 et constitution du 19 juillet 1817 ; Pie VIII, let. encycl. du 29 mai 1829 ; Grégoire XVI, constitution du 15 août 1832 ; Pie IX, alloc. du 22 sept. 1852.). Elle a frappé d'anathème l'abominable hérésie des protestants sur le divorce et la répudiation (Conc. Trid., sess. XXIV, can. 5 et 7). Elle a condamné à plusieurs reprises certains cas de dissolution de mariage adoptés par les Grecs (Concile de Florence et instructions d'Eugène IV aux Arméniens, Benoît XIV, constitution Etsi Pastoralis, 6 mai 1742). Elle a prononcé la nullité des mariages [de n'importe quel mariage] conclus à cette condition qu'ils pourraient être un jour dissous. Elle a enfin rejeté, dès le commencement, les lois impériales qui favorisaient malheureusement le divorce et la répudiation (S. Jérôme, Epist. 69, ad Oceanum PL 22, 657 ; S. Ambroise, Lib. 8 in cap. 16 Lucae, n. 5 PL 15, 1857 ; S. Augustin, De nuptiis, 1, 10, 11 PL 44, 420). »
La doctrine catholique sur le mariage est donc universelle et s'étend au-delà des limites visibles de l'Église. Il est donc possible et méritoire à chacun quelle que soit sa foi ou ses opinions d'en réclamer la mise en œuvre dans les lois positives civiles laïques.

12.6.14

Deux prêtres de la Fraternité sacerdotale saint Pierre martyrisés

Selon le Salon beige deux prêtres de la Fraternité sacerdotale saint Pierre ont été violemment agressés cette nuit à Phœnix (Arizona) aux États-Unis.

L'un est mort, l'autre est dans un état critique.

Je ne peux m'empêcher de penser que ces deux prêtres sont deux martyrs. Même s'il s'agit d'un motif crapuleux (ce qui n'est pas certain), j'ai le sentiment que ce sont deux martyrs.

Maître Dangléhant, seul acteur judiciaire contre tous



Les attaques de la racaille judiciaire contre maître Dangléhant ne cessent pas.

Cette vidéo est constituée principalement de l'interview de Maître Dangléhant (de 2' 22 " jusqu'à envion 6' 20"). Comme moi autrefois et même aujourd'hui, il éprouve la perversité des milieux judiciaires.

Son exposé est juridiquement instructif. L'ordre public est pour tous, il ne doit pas fragmenter l'humanité, sinon, il n'est plus un ordre public. La loi pas plus que les tribunaux n'ont à discriminer selon la race, la croyance religieuse ou tout autre qualité métaphysique.

Je soutiens maître Dangléhant dans sa lutte pour la justice.Les attaques de la racaille judiciaire contre maître Dangléhant ne cessent pas.

Cette vidéo est constituée principalement de l'interview de Maître Dangléhant (de 2' 22 " jusqu'à envion 6' 20"). Comme moi autrefois et même aujourd'hui, il éprouve la perversité des milieux judiciaires.

Son exposé est juridiquement instructif. L'ordre public est pour tous, il ne doit pas fragmenter l'humanité, sinon, il n'est plus un ordre public. La loi pas plus que les tribunaux n'ont à discriminer selon la race, la croyance religieuse ou tout autre qualité métaphysique.

Je soutiens maître Dangléhant dans sa lutte pour la justice.

Le massacre de Limoges vers 1944



Monsieur Reynouard mêle des éléments historiques très intéressants avec des prises de position de principe condamnables.

Non ! Monsieur Reynouard, il n'est pas licite d'instrumentaliser l'histoire que ce soit dans un sens ou dans un autre. L'écriture de l'histoire doit être éclairée par la volonté de dire la la vérité objective sans acception de personnes. Le droit à la vérité est le premier des droits de l'homme. Il n'y a pas un droit de parti contre les droits de l'homme.

Une précision: par tradition familiale (confidences recueillies de la veuve, grand-tante de mes enfants) je sais qu'il y a eu un massacre à Limoges. Au cours de ce massacre, le grand-oncle de mes enfants fut tué. C'est comme militant de gauche qu'il avait été choisi comme otage.

Si mes souvenirs sont bons il fut fusillé ou mitraillé, parmi, disait le témoin, deux-cents victimes.

Sur Internet, je n'ai rien retrouvé d'intéressant sur ce sujet. Je suis pourtant persuadé que la veuve ne mentait pas. Elle me racontait cela, dans l'intimité familiale et avec un complet désintéressement, comme un des plus grandes souffrances qu'elle avait endurées.

Le grand-père maternel de mes enfants, à la demande de la veuve, alla reconnaître le corps rendu à la famille en vue de l'enterrement. Je pense donc que le reportage de M6 fait référence au massacre au cours duquel Bredier mari de Laguérie, militant de gauche, conservateur des hypothèques, fut massacré (si mes souvenirs sont bons, la tante Bredier-Laguérie disait qu'ils avaient été fusillés).


Quand madame Belghoul envoie une lettre comminatoire à Mgr Rey

Certains sont séduits par madame Belghoul et faute d'avoir bien réfléchi aux fondements de la vie sociale, ils soutiennent son action.

Or, on ne peut agir socialement qu'après avoir clarifié les fondements de l'action.

L'action politique ne peut avoir pour fondement la croyance, comme je l'ai écrit hier. Non pas qu'il soit interdit de confesser sa foi, mais le discours ne peut être un discours religieux, les motifs de l'action ne peuvent avoir que la raison universelle de l'homme pour fondement.

Or ces mouvements fractionnent l'humanité en fonction de la croyance: Égalité et réconciliation, madame Belghoul, Civitas, madame Boutin, monsieur Reynouard, Dieudonné, la Fraternité saint Pie X, mais aussi le pseudo-ordre public de 1945 et les relativistes. Personne ne peut fragmenter l'humanité selon les opinions religieuses ou philosophiques des individus. L'humanité est une.

Madame Belghoul, comme ses nouveaux amis, ignorent la liberté religieuse. Cela explique la lettre de madame Belghoul à Mgr Rey. Dans cette lettre elle s'adresse à l'évêque de façon comminatoire au sujet de la mutation de deux prêtres du diocèse. Ces deux prêtres semblent s'être associés à la très contestable Journée de retrait de l'école. Je ne peux savoir si les mutations de ces prêtres sont dues à leur militantisme social ou à une autre cause. D'ailleurs cela ne me regarde pas, et je ne veux pas le savoir, ces décisions sont protégées par la liberté religieuse et par le droit à la vie privée.

Merci, Monseigneur, de protéger la liberté religieuse et le droit à la vie privée !

11.6.14

Union des croyants ?

Certains prônent l'« union des croyants » au sujet la théorie du genre. Mais cette union des croyants est irrecevable au plan politique.

Le piège est de discuter avec les termes de « musulmans » « catholiques ».

Les fois partagent l’humanité. La raison et la vérité est le seul langage commun à l’humanité entière.

La raison nous montre que les peuples sont différents ethniquement et culturellement. Cela fonde leur droit à l’identité et à un territoire.

La liberté des peuples leur permet d’embrasser publiquement une foi, sans pouvoir jamais l’enseigner. Donc l’État ne peut enseigner, d’ailleurs indirectement, que la raison et les conclusions de la raison, il ne peut se réclamer que de la raison qui protège la LIBERTÉ.

Pour ces raisons, il est impossible qu’il y ait une « union des croyants » sur les questions politiques et sociales. Il y a union des être humains, union des Français. Il ne peut y avoir d’accord que sur la liberté religieuse qui est une donnée de la raison.
En revanche, il y a un ordre public français qui s’impose à tous les Français et à tous les étrangers résidant sur le territoire français. C’est sur ce fondement que se fera l’unité. Ce fondement, c’est la 1) raison universelle de l’homme, 2) la justice qui entraîne 3) la liberté religieuse et puis, vérité de la liberté, vérité de l’égalité et vérité de la fraternité, droit à l’identité nationale, doit à la culture nationale.

Chercher l’union des croyants pour en faire une force politique est donc contraire à l’ordre public français, il conduit à la fragmentation de l’unité nationale en excluant, par exemple, les athées et les agnostiques de la lutte pour le bien commun. Ce qui est une injustice.

L’union des croyants s’oppose donc à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. Elle bafoue l’ordre public français. Elle doit donc être bannie ou au moins combattue, car contraire aux intérêts du peuple français et à la vérité des droits de l’homme.

Le droit à la culture nationale comprend la liberté collective, nationale, française de se référer à la doctrine catholique (par exemple sur le repos du dimanche et sur le mariage monogamique et indissoluble). C’est notre liberté collective. Car ce n'est pas contraire à la raison universelle de l'homme.

9.6.14

Les lefebvristes à côté de la plaque, comme toujours...

Le lefebvrisme vit de la critique de l'Église catholique. La plupart du temps, ses critiques sont sans valeur.

Voici ce que l'on peut lire sous la plume d'un prêtre lefebvriste (abbé de La Roque):

« [François] s'adressant selon ces mots au Seigneur: "Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, Dieu de Jésus le Nazaréen"; ce sont les mots mêmes employés, écrits !!! Jésus n'est-Il que comparable à Abraham, Isaac et Jacob ? Qui est ce Dieu de Jésus ? Pour ma part je ne connais que Jésus-Dieu ! »


(Sermon lors de la messe de dimanche 8 juin 2014, au pèlerinage de Pentecôte) 

Or on lit dans l'Exode (3,6):

« Ex 3,6. Il dit encore: Je suis le Dieu de votre père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, Moïse se cacha le visage, parce qu'il n'osait regarder Dieu. »

Pascal dans son Mémorial écrivait:

« Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob» non des philosophes et des savants »
Peut-être Pascal voulait-il signifier par là que son Dieu était un Dieu chaleureux et personnel de la foi, de la Bible, le Dieu qu'il avait senti dans son extase ? Le Dieu de la foi d'Abraham car Abraham est notre père dans la foi.

Quant à Jésus, il est appelé Nazaréen parce que sa famille était de Nazareth en Galilée. De plus Jésus peut être est appelé Nazaréen à plusieurs titres comme l'explique ce savant auteur (apparemment Dom Calmet).


7.6.14

« Jésus levant les yeux au ciel » et le pape François

Le pape François n'aime pas les hypocrites « sournois » qui ferment les yeux lorsqu'ils prient.

Peut-on faire observer respectueusement au pape que Jésus pouvait lever les yeux au ciel lorsqu'il priait. J'ai trouvé au moins deux passages:


« Lc 9,16. Alors Jésus, ayant pris les cinq pains
et les deux poissons, leva les yeux au Ciel, et les bénit, 
les rompit, et les distribua à Ses disciples, afin
qu'ils les présentassent aux foules. »

« Jn 17,1. Ayant dit ces choses, Jésus leva les yeux au Ciel, et dit:Père, l'heure est venue; glorifiez Votre Fils, afin que Votre Fils Vous glorifie, Père, l'heure est venue; glorifiez Votre Fils, afin que Votre Fils Vous glorifie, » 
Passages extraits du site : http://magnificat.ca/textes/nt03_lc.rtf

Donc lorsqu'il priait il se séparait de ceux qui l'entouraient. Étant homme, il le faisait avec son âme, mais aussi son corps en levant les yeux au ciel, il ne voyait plus personne.