10.12.12

Moniseur Emile Poulat polémiste anti-catholique décoré

Monsieur Hollande vient de décorer monsieur Emile Poulat. Il l'a fait officier de la Légion d'honneur.

Monsieur Poulat est en grande estime dans tous les milieux. Ses écrits semblent constituer une référence pour monsieur Madiran, penseur para-lefebvriste, comme pour les socialistes dont le chef est monsieur Hollande. Il serait "sociologue" intéressé par le droit. Les catégories de la "sociologie" sont souvent hasardeuses. La sociologie donne souvent l'illusion que l'on pourrait se passer des textes de la communication rationnelle. Les clans, les catégorisations selon les discours dispenseraient de l'analyse sérieuse de ceux-ci.

Monsieur Poulat a donné une interview au site "Religioscope" à propos de la "laïcité". Il y affirme :


Par ailleurs, on constate que le mot séparation qui figure dans les discours, ne figure pas dans le texte de loi. Il figure dans le titre sans aucune valeur légale.

Or le titre a évidemment une valeur légale. D'autant plus que la substance du titre est reprise dans l'article 1er de la loi :

« La République ne reconnaît (…) aucun culte »

En fait de séparation, on peut guère aller plus loin. Qu'en pratique ce fanatisme ait été inapplicable est une autre question. Le principe était bien celui-là.

Monsieur Poulat peut donner encore une longue interview où il équipare la Turquie, donc la religion du Coran, avec la France. Il peut également donner cet interview sur le terme "laïcité" sans relever une fois que le terme de "laïc" est une institution judéo-chrétienne dont l'origine remonte à l'Ancien Testament. Les relations entre David et Samuel donne une idée de la distinction du pouvoir politique et du sacerdoce.


Le clerc est celui qui enseigne la doctrine de la foi, le laïc est celui qui reçoit cet enseignement.

Il peut enfin faire croire que la loi de 1905 qui a supprimé les compensations des spoliations révolutionnaires (salaires des ministres des cultes spoliés - catholique, israélite et protestant -), n'est pas injuste.

Il présente l'accord entre Pie XI et la République de 1924 comme une décision unilatérale de Pie XI…

Il prétend enfin que c'est l'Etat et l'Eglise qui se confrontent. Non ! C'est l'Etat laïciste, le peuple et l'Eglise. Monsieur Poulat voit les choses comme la hiérarchie ecclésiastique et l'Etat voient les choses, c'est-à-dire en oubliant le peuple. Le peuple, en effet, est le grand oublié des autorités ecclésiastiques et de l'Etat laïciste. Le peuple a sa liberté que ni l'Etat, ni les autorités ecclésiastiques ne peuvent bafouer, ce qu'ils font pourtant en l'embobinant par les sophismes laïcistes. Ce n'étaient pas l'Eglise et l'Etat qui excluaient les non-catholiques, c'était le peuple qui excluait les non-catholiques de la nation. Reste à savoir si d'abord cette exclusion était réelle et non simple levier de propagande anti-française ensuite reste à savoir si c'était le droit du peuple, mais ce sont deux autres questions.

Sur la liberté de conscience, monsieur Poulat ne remarque pas que l'Eglise a condamné et continue de condamner la liberté de conscience effrénée. La conscience n'a jamais été et n'est pas arbitraire, contrairement à ce que croyaient pouvoir enseigner les auteurs du XIXe siècle. Dès le 6 août 1993 dans Veritatis splendor, Jean-Paul II, sans aucune révolution, précisait ce que l'on doit entendre par liberté de conscience. J'ai moi-même posté plusieurs fois sur ce sujet. Monsieur Poulat a donné son interview le 3 septembre 2004, mais il ne semblait pas avoir lu "Veritatis splendor" onze ans après sa publication.

Ce n'est décidément pas avec des savants de la sorte de monsieur Poulat que la science avancera.

2 commentaires:

Thérèse Hugerot a dit…

"Il prétend enfin que c'est l'Etat et l'Eglise qui se confrontent. Non ! C'est l'Etat laïciste, le peuple et l'Eglise" à cela pourrait-on remarquer ?: 1- "Il nous faut dépasser la vieille problématique Eglise Etat, renoncer à ses délices et à son étroitesse. (...) L'Eglise est une expression chrétienne, l'Etat est une formation tardive (..). Ce dualisme élémentaire favorise une procession d'apparentes homologies (..) sans parler des dérives classiques - gauche et droite." et "l'Etat laïque apparaît, en tant que laïque, comme un moyen terme entre l'Etat confessionnel et la conscience libre, et simultanément en tant qu'Etat, comme le décideur suprême à qui tout et tous doivent être soumis (...). Pour une conscience, comme pour une Eglise, il ne peut y avoir d'Etat acceptable que dans certaines limites. (...) Conscience, Eglise, Etat, aucun n'a les moyens de boucler sur lui même dans son autosuffisance. Il leur arrive de s'allier à deux contre un quand l'un des trois termes se montre trop envahissant (...). Au sein des sociétés humaines, entre la tyrannie et l'anarchie, la liberté est une voie étroite (...)".(Emile Poulat, 1988) -in Liberté et Laïcité
Milles excuses pour les parties tronquées, j'espère qu'elles ne déforment pas la pensée de son auteur.

Denis Merlin a dit…

Merci de votre commentaire. Il me conforte dans la conviction que la confusion installée dans l'esprit de monsieur Poulat est extrême. Ses textes, n'ont, pour moi, aucun intérêt.