Reflexions engagées et actualités juridiques ou culturelles. Contre le désordre de la Charte des Nation unies en ce qu'elle a de partial, de guerrier Pour un ordre public nouveau. « Nihil potestas nisi a Deo » (saint Paul Rm 13,1) Dieu a conféré à tout homme des droits inamissibles. Pour un ordre catholique
28.1.11
26 janvier 2011, manifestation en faveur de la liberté religieuse et pour Asia Bibi à Rome
La manifestation se déroulait, outre en faveur de madame Bibi elle-même, en faveur des autres religionnaires, de quelques religions qu'ils soient (y compris musulmans). Car des musulmans sont poursuivis et parfois tué en raison de cette loi "anti-blasphème".
La vidéo annonce également une initiative au Pakistan même. Les chrétiens organisent une journée de jeûne et de prières le 30 janvier 2011. Il n'est pas interdit de s'unir à nos frères pakistanais.
On constatera que les Italiens comprennent bien mieux que les Français les enjeux de la liberté religieuse.
Enfin, ajoute le reportage de "L'Avvenire", le Parlement européen a prévu de voter une motion en faveur de la liberté religieuse.
L'homme est un être digne (jamais "utile" en lui-même) et par conséquent sacré pour l'homme ; parce que, doué de raison, il est le seul animal religieux.
26.1.11
Céline était-il un grand écrivain ?
Le Pr. Faurisson est-il le grand honnête homme qu'il prétend être ?
"According to Isaiah (13, 15-16, 18), Babylon shall be punished: “Every one that is found shall be thrust through; and every one that is joined unto them shall fall by the sword. Their children also shall be dashed to pieces before their eyes; their houses shall be spoiled, and their wives ravished… [The Jews] shall have no pity on the fruit of the womb”."
"Selon Isaïe (13, 15-16, 18), Babylone sera punie : "Tous ceux qui seront trouvés seront percés, et tout ceux qui seront rejoints tomberont pas l'épée. Leurs enfants aussi seront projetés en morceaux devant leurs yeux ; leur maisons leurs seront enlevées, et leurs veuves seront enlevées... [Les Juifs] n'auront pas de pitié du fruit de leurs entrailles."
"Is 13,15. Quiconque sera trouvé sera tué, et tous ceux que l'on rencontrera tomberont par le glaive;Is 13,16. leurs enfants seront écrasés sous leurs yeux; leurs maisons seront pillées, et leur femmes violées.Is 13,17. Je vais susciter contre eux les Mèdes, qui ne chercheront point d'argent, et qui ne voudront pas d'or;Is 13,18. mais de leurs flèches ils perceront les petits enfants, ils n'auront pas compassion du fruit des entrailles, et leur œil n'épargnera pas les enfants."
25.1.11
"Marche pour la vie" : j'ai vu un manifestant handicapé
"Le jugement des juges" : nouvelle possibilité devant le Conseil supérieur de la magistrature
22.1.11
A la base de la crise morale, le Pape voit une perception erronnée de la conscience morale
Jean-Paul II a donné une définition de la conscience
"un acte de l'intelligence de la personne, qui a pour rôle d'appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d'exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant"
De cette définition, il ressort que la conscience dépend de la connaissance universelle du bien, donc de la raison universelle de l'homme qui nous montre le bien. Cette connaissance s'exprime dans une situation déterminée, donc elle est toujours singulière. De cette singularité, le monde moderne, toujours hâtif, a déduit que le jugement de conscience était arbitraire.
Dans son discours à la police, le pape rectifie
Bien loin d'opprimer la conscience, la religion doit réintégrer la sphère publique, car la raison universelle de l'homme revendique la possibilité de croire et cette croyance redonnera ses valeurs à la vie juridique. Mais, au point de vue juridique, cette adhésion collective doit se faire librement et collectivement. On constate que bien loin d'être incompatibles, le règne du Christ (le Christ-Roi) est présent dans la prédication du Pape et que ce règne peut juridiquement et doit moralement s'étendre jusqu'à l'action pratique.Au contraire, pour les chrétiens, a ajouté Benoît XVI, « la vraie signification de la ‘conscience' est la capacité de l'homme à reconnaître la vérité et, plus encore, la possibilité d'en entendre le rappel, de la chercher et de la trouver ».
« Les nouveaux défis qui se présentent à l'horizon exigent que Dieu et l'homme se retrouvent, que la société et les institutions publiques retrouvent leur ‘âme', leurs racines spirituelles et morales pour donner une nouvelle consistance aux valeurs éthiques et juridiques de référence et donc à l'action pratique », a insisté le pape. « La foi chrétienne et l'Eglise ne cesseront jamais d'offrir leur contribution à la promotion du bien commun et d'un progrès authentiquement humain ».
21.1.11
L'abbé Laguérie, victime de discrimination ?
"Article premierTous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."
"La visite que j'ai faite au siège des Nations unies m'a donné l'occasion de confirmer la valeur de la "Déclaration universelle des Droits de l'homme" et d'en rappeler le fondement universel, à savoir la dignité de personne humaine créée par Dieu à son image et à sa ressemblance, pour coopérer à son dessein d'amour et de paix." (Benoît XVI le 18 avril 2008, devant l'assemblée générale des Nations unies)
20.1.11
Le pape s'adresse aux parents qui ont perdu un enfant

"Vous, parents, touchés profondément par la mort, souvent tragique, de vos enfants, ne vous laissez pas vaincre par le désespoir ou l'abattement, mais transformez votre souffrance en espérance, comme Marie au pied de la croix."
"Sentez leur présence spirituelle à vos côtés. Ils sont comme vous dites, des ailes entre le ciel et la terre" (Deuxième phrase, traduction personnelle de l'italien)
18.1.11
Mort de Jean Dutourd, de l'Académie française
Le Conseil constitutionnel n'a aucune compétence pour définir le mariage
C'est pour cela que la "Déclaration universelle des droits de l'homme" reconnaît le droit au "mariage" comme un droit universel de l'homme, antérieur donc à l'association politique. Ce droit s'étend à tous les êtres humains. Le fait qu'il ne puisse s'exercer que sous certaines conditions (notamment d'âge, ou de possibilité de rapport sexuel), ne l'en prive pas de sa qualité de droit universel, c'est-à-dire dont tous les êtres humains sont dotés.
Dans ces conditions, avec tout le respect que je porte aux "Sages", je ne peux approuver que la Cour de cassation ait cru devoir saisir le Conseil constitutionnel. L'agnosticisme affiché des magistrats à la cour de cassation ressemble fort à un déni de justice. Tout le monde a la raison et la loi naturelle gravées dans son intelligence et dans son cœur, même les magistrats français, même les magistrats à la Cour de cassation. Ce n'est pas le "Conseil constitutionnel" qui est l'oracle en la matière. L'oracle est la conscience de l'humanité fondée sur la raison.
"Résistance à l'oppression" ou "révolte" ultime recours ?
"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression."
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression."
13.1.11
"Noyau essentiel" des droits de l'homme et non "droits de l'homme intangibles"
L'opinion d'un général censurée sur le site du Figaro
"Deux Français se font tuer au Niger, un sous-officier français se fait tuer en Afghanistan. Que font les médias? Face à ces trois destins cruels, ils relèguent au second plan de leurs préoccupations la mort en service du militaire français, pour commenter à souhait la fin tragique de deux hommes, qui avaient fait le choix de se rendre au Niger, pour des raisons qui leur étaient propres. Et en cela réside la différence avec le 53° militaire tué au combat. Ce militaire s'est rendu en Afghanistan sur ordre de la France ou plus exactement sur ordre des représentants politiques des Français. Cette obéissance aux décisions de la Nation mériterait de ne pas passer au second plan. Ce sous-officier tué au combat mérite donc notre compassion. La France doit se sentir responsable de ce qui lui est arrivé. Les médias feraient bien de souligner la grandeur du sacrifice consenti et du métier des armes, la noblesse de l'obéissance aux décisions de la démocratie, le respect que se doit d'avoir la nation à l'égard de ses armées et de ses enfants qui acceptent de servir, sans compter. Mais le plus insupportable demeure l'indifférence, voire le mépris de certains faiseurs d'opinion, convaincus de détenir la vérité."
Avec un grand courage des musulmans s'élèvent contre la persécution des chrétiens
12.1.11
Communiqué de l'Intitut de Bon Pasteur pour la "Marche pour la vie" du 23 janvier 2011
Communiqué de l'IBP :
"« L’ouverture moralement responsable à la vie est une richesse sociale et économique. » Caritas in Veritate n°44.
C’est par cette citation du Saint Père, le pape Benoît XVI, que l’Institut du Bon Pasteur renouvelle son soutien à la « 7ème Marche pour le respect de la vie » qui aura lieu à Paris le dimanche 23 janvier prochain.
Cette démarche doit faire suite à la Veillée de prières pour la vie naissante, largement suivie le 27 novembre dernier, par l’Eglise entière à genoux autour du Souverain Pontife.
C’est parce que nous reconnaissons que l’homme est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » Gn 1,26 que nous respectons la vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Nous encourageons tous les fidèles à marcher pour manifester notre respect de la vie dès le sein maternel : « dès le ventre de ma mère, mon Dieu c'est toi. » Ps 22, 11. Il n’est pas un jour où la vie soit en danger sur cette terre.
Nous marcherons cette année en pensant aux travaux de la commission parlementaire sur les questions de bioéthique avant la révision des lois fin janvier. Notons également, en ce début d’année, que la question du « droit de finir sa vie avec dignité » resurgit au Sénat sous un jour nouveau.
C’est à nous qu’il appartient de montrer le respect de la vie par notre manifestation publique, alors nous nous donnons rendez-vous le dimanche 23 janvier prochain à 14h30 place de la République à Paris."
Rappelons aux marcheurs pour la vie, que l’ensemble des droits de l’homme est infrangible. Et que le fondement du caractère sacré de la vie humaine se trouve dans la liberté religieuse, car l'homme est le seul animal doué de raison, donc capable de foi et de religion, ce qui le rend digne et exclut que son existence soit jugée selon les catégories de l'utile ou de l'inutile. L'homme est sacré pour l'homme, la raison le lui enseigne.
Nomination de Monsieur Massimo Introvigne comme délégué de l'OSCE à la lutte contre les discriminations
"Le pape a indiqué cinq risques pour la liberté religieuse. Le premier concerne une équivoque possible sur ce qu'est exactement la liberté religieuse. Rappelant son Message pour la Journée mondiale de la Paix 2011, le pape fait allusion aux discussions qui existent aussi à l'intérieur de l'Eglise catholique sur l'interprétation correcte de la déclaration sur la liberté religieuse "Dignitatis Humanae" du concile Vatican II, également citée à plusieurs reprises dans le discours du 10 janvier. On en a un exemple dans les réactions à l'annonce d'une nouvelle rencontre à Assise. La liberté religieuse a souvent été confondue avec le relativisme, c'est-à-dire avec la thèse selon laquelle il n'existerait pas de vérité religieuse, et le choix d'une religion ou d'une autre religion serait plus ou moin indifférent. Au contraire, comme Benoît XVI le rappelle dans son encyclique "Caritas in veritate" au paragraphe 55, "la liberté religieuse ne veut pas dire indifférence religieuse et n'implique pas que toutes les religions soient équivalentes. (Traduction de Anita S. Bourdin pour l'agence Zenit).
11.1.11
Une fraternité ou "Diaconia" qui ne s'étend pas aux muets
Les évêques de France se lancent dans une opération "Diaconia" pour plus de "fraternité". Ils rappellent que l'encyclique "Deus caristas est" distingue trois missions de l'Église : 1) l'annonce de la parole 2) les sacrements 3) la "diaconia", soit l'exercice de la charité pour les plus faibles.
Naturellement la "diaconia" pour les plus faibles, exclut, car ils ne sont pas mentionnés, les muets, c'est-à-dire, les embryons et les fœtus. Elle exclut les plus pauvres d'entre nous, qui sont en danger de mort. Or parmi les droits de l'homme on distingue entre "droits intangibles" dont notamment le droit à la vie (le plus intangible des droits intangibles) et les autres droits moins fondamentaux (propriété, réputation, culture, droit au mariage etc). Finalement je n'aime pas le critère de "droit intangible" (on dirait que les autres sont violables) opéré par certains juristes. Le droit à la vie est un droit qui conditionne tous les autres, en ce sens il est le plus fondamental des droits fondamentaux, mais les autres droits sont aussi intangibles.
La "diaconia" semble bien être réservée à ceux qui peuvent rendre les bienfaits en parlant, en remerciant, mais pas aux plus pauvres des pauvres, ceux qui sont sans avocat, sans bien, sans parole, sans rien et qui n'ont pour eux que d'être des images de Dieu.
Dire que l'on va exercer la charité en ignorant ceux qui sont tués, sous nos yeux en quelque sorte, aux frais de l'Etat, donc par l'Etat, me laisse tout à fait perplexe. La charité est universelle et s'exerce en premier lieu en faveur des plus démunis, même si leurs parents sont riches.
Le diocèse d'Avignon, Mgr Cattenoz et la liberté religieuse
D'ailleurs des vérités se disent en dehors de l'Église et l'Église les accepte et les promeut infailliblement (infailliblement selon la foi catholique). C'est le cas des droits fondamentaux et naturels de l'homme qui sont une donnée rationnelle fondamentale de la vie en commun et qui ont été mis en lumière en vue de leur protection par un Juif (René Cassin) et un acatholique (Stephane Hessel). Donc l'Eglise, sur certains points de sa doctrine, renvoie aux conclusions de la raison universelle de l'homme. On peut donc œuvrer légitimement en dehors de l'Église et en accord avec l'Église.
Or selon la constitution surnaturelle de l'Eglise, l'évêque, successeur des apôtres, est le chef du diocèse ; sous certaines conditions, il est le représentant de Dieu. Il doit être en communion avec le pape, chef de l'Eglise universelle, représentant de Dieu dans certaines matières et sous certaines conditions. Donc c'est la liberté religieuse des catholiques de croire cela : ils croient en l'Église.
Ceux qui veulent destituer l'évêque de leur propre chef, même ceux qui veulent diminuer son autorité, violent la liberté religieuse, la liberté de conscience des catholiques. S'ils ne sont pas d'accord avec cette foi, ils peuvent, selon le droit naturel (mais ce qu'à Dieu ne plaise !), fonder une société conforme à leurs principes en dehors de l'Eglise ou cesser toute militance, mais ils n'ont aucun titre à s'immiscer de leur propre chef dans le fonctionnement de la société Église en dehors des recours légaux ecclésiastiques (recours judiciaires toujours longs et aléatoires, comme partout). Car en voulant porter la main sur l'Eglise, ils violent la liberté religieuse des croyants catholiques.
"I Ch 13,9. Mais, lorsqu'on fut arrivé près de l'aire de Chidon, Oza étendit sa main pour soutenir l'arche, car un des bœufs l'avait fait un peu pencher en regimbant.I Ch 13,10. Alors le Seigneur s'irrita contre Oza, et le frappa pour avoir touché l'arche, et il tomba mort devant le Seigneur."Traduction Fillion du site "magnificat"
10.1.11
Manifester dans la rue contre Mgr Cattenoz viole la liberté religieuse
Dans les rues d'Avignon le 09 janvier à 15 heures 30, une manifestation a eu lieu contre l'archevêque d'Avignon, Mgr Cattenoz. On pourrait rappeler aux manifestants que personne n'est obligé d'être catholique et que personne n'est obligé de militer dans un diocèse. On peut rester catholique et militer ailleurs (dans une association, une congrégation, l'Opus Dei, le CCFD que sais-je ?).
S'ils ne sont pas contents de leur évêque, ils devraient respecter la liberté religieuse et aller voir ailleurs (dans l'Eglise, voire ailleurs selon leur conscience morale infaillible).
D'ailleurs, des fidèles favorables à Mgr Cattenoz ont aussi manifesté. Dans ces conditions le viol de la liberté religieuse par les manifestants anti-Cattenoz est encore plus évident.
Déclaration universelle des droits de l'homme :
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
En l'occurrence, si les mécontents considèrent que le chef religieux qu'est Mgr Cattenoz a un comportement inadmissible, ils peuvent changer de fréquentation, mais ne peuvent rien exiger de lui, ni prendre le public à témoin, il est un chef religieux : la foi est libre. L'Église n'est pas un service public national. Ils sont libres de changer de religion ou tout en restant catholiques, changer de fréquentation, et Mgr Cattenoz est libre de sa politique. S'ils considèrent qu'il a un comportement délictueux ("dépenses somptuaires", selon eux), ils peuvent toujours saisir le Procureur de la République ou, mieux, car ce serait un comportement répréhensible selon la loi catholique, donc la foi catholique, s'ils veulent donc se soumettre aux règles du droit ecclésiastique, saisir les autorités romaines de leurs accusations. Et puis après, s'ils n'obtiennent satisfaction de Rome (qui n'est jugé par personne), ils n'auront qu'un recours, qui est celui de sainte Jeanne d'Arc : "- Seigneur Jésus, j'en appelle à votre tribunal !" qui est le seul où ne se commet aucune erreur judiciaire.
En attendant : liberté religieuse, donc respect des chefs religieux qui ne peuvent être sanctionnés que par la désertion de leurs groupes religieux et jamais par une tentative de prise de contrôle dudit groupe, c'est la raison elle-même qui le dit.
9.1.11
Rawls et sa "Théorie de la justice"
Une première approche de ce livre me laisse perplexe. Comment peut-on prétendre écrire une théorie de la justice vers 1975, sans jamais mentionner la "Déclaration universelle des droits de l'homme" de 1948 ? Sans que le nom même de René Cassin ne soit seulement mentionné dans l'index ?
Je propose une explication : "La déclaration universelle des droits de l'homme" fonde le droit sur la "raison" et la "conscience" qui sont des notions qui transcendent la conception rationaliste de l'homme.
Droits intangibles et droit pivot des droits fondamentaux de l'homme
- droit à la vie (droit violé par l'avortement et toutes les pratiques voisines)
- interdiction de la torture (droit violé par l'avortement et toutes les pratiques voisines)
- interdiction de l'esclavage et de la servitude
- non rétroactivité de la loi pénale (droit violé par l'avortement, qui inflige une peine sans titre)
Or le Vatican ne cesse de dire (sans contredire l'analyse concernant les droits "intangibles") que le droit pivot des droits fondamentaux de l'homme, c'est la liberté religieuse. Cette apparente aporie, ou du moins ce iatus, voici comment je tâche de le combler.
L'homme est le seul animal à disposer de "raison" et de "conscience" (article 1er de la "Déclaration universelle des droits de l'homme"). Il dispose de raison, donc de "conscience", la conscience étant le jugement moral pratique sur une situation concrète dans laquelle se trouve l'être humain "ici et maintenant". (Il est probable que les animaux supérieurs disposent d'un embryon, d'un petit commencement, de conscience, mais ce cas est marginal par rapport au sujet qui nous occupe aujourd'hui)
Cette conscience le conduit à pratiquer un jugement personnel et rationnel sur des croyances surnaturelles qui transcendent la raison. (La foi, selon la raison, est raisonnable). Aucun être humain n'a de titre à juger la conscience de son prochain, car il lui est impossible de la connaître (seul l'individu, titulaire de ladite conscience, la connaît, et encore...) et son adhésion à une croyance ou incroyance n'est pas du ressort des instances juridiques humaines. Mais cette capacité de l'homme à la religion (qui, pour le coup, semble bien exclusivement humaine et exclure l'animal sans raison) le rend sacré, c'est-à-dire mis à part pour le service de la divinité (qui seule a un titre à le juger) et crée en sa faveur une immunité opposable aux autres êtres humains, dont découlent tous les autres droits fondamentaux. Au premier rang les droits "intangibles" se trouve le droit à la vie (et le devoir de vivre) depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle. C'est pourquoi le droit à la liberté religieuse est le droit pivot, le droit garant des autres droits fondamentaux. Évacuez le droit à la liberté religieuse, tous les autres droits, y compris les droits intangibles, perdent leur fondement. Ce qui ne signifie nullement que le droit à la liberté religieuse serait absolu, car l'ensemble les droits de l'homme forment un bloc (article 30 de la Déclaration de 1948) et aucun droit de l'homme ne peut être invoqué pour en violer un autre. L'homme est intégralement sacré pour l'homme, en raison de sa capacité religieuse fondée sur la raison.
6.1.11
Epiphanie et liberté religieuse
"Mt 2,11. Et, entrant dans la maison, ils trouvèrent l'Enfant, avec Marie Sa Mère, et, se prosternant, ils L'adorèrent; puis, ayant ouvert leurs trésors, ils Lui offrirent pour présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe."
(Du site magnificat, traduction Fillion de saint Mathieu)
D'une part, ils entrent "dans la maison". Donc saint Joseph, après l'hébergement d'urgence de la veillée de Noël, avait trouvé une maison à louer.
Ensuite les rois mages, sont des chefs d'Etat. Selon la tradition, il représentaient les trois continents originels : L'Asie, l'Europe et l'Afrique. Ils sont aussi "mages" soit instruits dans les sciences sacrées. Selon la tradition toujours, ce sont trois saints. Ils se connaissent sans doute et se sont réunis pour faire route ensemble avec leurs suites.
Ils viennent "adorer" Jésus, ils le reconnaissent pour Dieu. Ils lui offrent des cadeaux en signe de leur adoration.
C'est bien la liberté religieuse des peuples que mettent en oeuvre les rois savants. Au nom de leur peuple, représentant chacun leur peuple, ils viennent rendre leur culte à Dieu. Ils exercent la liberté religieuse de leur peuple et la leur. Ils le font librement, ils ne reçoivent rien en échange sinon "une grande joie". Humainement, au retour, ils doivent calculer leur itinéraire pour éviter Hérode "le grand" afin de protéger Jésus de la fureur du tyran, ils ne gagnent rien du point de vue de la politique internationale. Ils gagnent du point de vue de la liberté, car ils s'en retournent plus libres.
Aujourd'hui Ephiphanie, c'est la vraie fête du Christ-Roi, roi des nations, roi des rois et Seigneur des seigneurs (la fête de Pie XI est une fête d'intellectuel, une fête de théologien). L'Epiphanie nous parle plus directement au coeur, à l'imagination, conformément à notre nature humaine d'animaux raisonnables. Observons comment le Christ règne : il ne ravit en rien les couronnes de puissants, il les laisse entièrement libres. Il ne leur donne rien d'autre qu'une "grande joie", il traite tout le monde (y compris le tyran) avec un grand respect.
Article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme :
"Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites."
Les rois mages ont usé de cette liberté en leur qualité de personnes publiques. Ces membres de la gentilité sont venus rendre leurs hommages, rendre grâce et exercer leur liberté de reconnaître Israël éclairant le monde.
4.1.11
Ce n'est pas la "laïcité", c'est la raison qui est le ciment social
La laïcité est avant tout une notion négative. Les laïcs dans la doctrine chrétienne et juive sont ceux qui n'enseignent pas la religion. Ils n'enseignent pas les mystères de la religion, ils n'enseignent pas la foi, ils reçoivent cet enseignement des clercs ("clerc" : catégorie opposée à "laïc"). Les laïcs peuvent et doivent certes professer une foi (c'est la liberté religieuse, fondée sur la raison), ils doivent faire en sorte que leurs consciences épousent la vérité, mais ils ne sont pas chargés de l'enseigner.
Dans ce cadre les laïcs et les clercs forment l'Etat. L'Etat est une institution laïque que les familles qui le composent n'ont pas chargé et ne peuvent charger d'enseigner une religion, ni d'ailleurs aucune doctrine. Les familles peuvent et doivent enseigner leur foi à leurs enfants et doivent leur enseigner la nature, la morale et le droit naturel fondés sur la raison (article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme). Les familles ont, de droit naturel, un droit/devoir prioritaire qui leur est donné par la génération à enseigner leurs enfants.
Ce n'est donc pas la laïcité, mais la raison universelle de l'homme qui est la solution aux problèmes sociaux. Que les citoyens soient chrétiens, Juifs, musulmans, athées ou adhérents de n'importe quelle autre croyance, ce qui forme le lien commun de la société, c'est la raison universelle de l'homme. "On lie les boeufs par les cornes et les hommes par les paroles" dit-on en droit des contrats. On peut prendre cette assertion comme une vérité morale (rencontre d'au moins deux volontés se liant l'une à l'autre), mais on peut le prendre aussi en un sens métaphysique, en un sens que ce qui lie les hommes entre eux est la raison et dans une société laïque seulement la raison (article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'homme" :
"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."(1)
C'est la raison et la conscience de tous (la conscience est un jugement moral fondé sur la raison qui donne une conclusion sur la solution à donner, eu égard aux circonstances "ici et maintenant") qui fonde les décisions prises en commun dans les affaires de laïcs qui réunissent l'universalité des citoyens quelles que soient leurs croyances. La laïcité n'est donc pas une doctrine (elle en est la négation, n'en déplaise aux laïcistes), mais la raison universelle de l'homme, et elle seule donne les solutions intellectuelles notamment juridiques communes qui s'imposent à tous universellement (2) en vertu de cette raison universelle.
Comme souvent, voire toujours, faute de définition des termes du débat (débat de plus brouillé par les laïcistes et les fondamentalistes de tout bord), celui-ci finit en cul de sac et risque de dégénérer en bagarre générale.
(1) Ces deux mots sont évidemment soulignés par moi pour les besoins de mon exposé.
(2) Cela ne veut pas dire pour autant qu'un Etat ne puisse adopter une doctrine surnaturelle. A condition qu'il ne prétende pas l'enseigner (respect de la laïcité et de la liberté religieuse) et que cette doctrine n'ait rien de contraire à la raison, rien qui fasse violence à la raison, mais au contraire vienne aider, soutenir la raison. La raison, en effet, revendique des explications qu'elle ne peut donner, notamment sur l'au-delà. La confession de pareille doctrine surnaturelle est juridiquement possible et moralement, en un sens, réclamée par la raison. C'est la liberté religieuse de l'Etat.
1.1.11
La liberté religieuse "papier tournesol" de tous les droits de l'homme
Le pape, dans son message de célébration de la journée mondiale de la paix d'aujourd'hui, a comparé le respect de la liberté religieuse dans le domaine public au "papier tournesol". Le respect de la liberté religieuse est le révélateur du respect des autres droits de l'homme. Parce que la dignité de la personne, découlant de son caractère transcendant, c'est-à-dire non réductible à ce monde, est le fondement de tous les droits de l'homme.
Si l'on ne considère que les idéologies, la liberté religieuse est niée par les lefebvristes, par les islamistes et, en partie, par les laïcistes qui se la limitent à la sphère privée et lui dénie toute existence légitime dans la sphère publique.
Par définition l''idéologie laïciste est incapable de permettre un dialogue des cultures. Les cultures où l'islam est très présent, critiquent violemment la limitation de la liberté religieuse en Occident. Elles sentent que la liberté religieuse ne peut être limitée à la sphère privée. La liberté religieuse n'en n'est pas pour autant absolument absolue, mais s'insère dans l'intégralité des droits de l'homme (aucun droit de l'homme ne peut être invoqué pour en violer un autre : article 30 de la Déclaration du 10 décembre 1948, car les hommes sont doués de "raison" et de "conscience" selon l'article 1er de cette même Déclaration).
Le domaine de la raison doit rester ouvert au domaine du mystère respectueux de la raison, sinon il se renie et en vient nier la liberté. La France est très loin d'être un modèle de respect des droits de l'homme ; laïcisme, trafics d'influences, copinage, "solidarité maçonnique", partis pris idéologiques (notamment le parti pris du positivisme juridique) sont des plaies omniprésentes en France.
Au seuil de cette année, je compte coopérer à ma place au combat contre la violation continue et cynique des droits de l'homme par les tribunaux français. Ces tribunaux pénétrés de positivisme juridique et de culte de l'arbitraire (ivresse de la puissance) causent un mal considérable aux populations. Je lutterai donc contre le positivisme, contre l'idéologie en milieu judiciaire pour la dignité de la personne humaine, pour le droit à la vérité et à la justice naturelle et pour la liberté religieuse.
Bonne année 2011
Santé, bonheur et le paradis à la fin de vos jours à tous et à chacun !